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dimanche 8 juin 2014

Interlude




1)
Malgré la mauvaise surprise de ma soutenance, 
je valide mon M1 avec 14 de moyenne et donc une mention Bien.
J'eusse espéré mieux, m'enfin je ne peux décemment pas me plaindre. 


2)
Mon nouveau directeur de mémoire et vraiment adorable, 
et surtout très encourageant. Contrairement avec mon dernier directeur, il a l'air bienveillant, 
et ouvert aux idées nouvelles/interprétations qui sortent des sentiers battus. 
Une très bonne nouvelle, donc !


3) 
Je pars demain midi pour Tours, pendant un mois. 
Je stresse.
Je présens le manque ; j'ai peur de ne pas avoir un seul jour de repos en un mois.
En plus je déteste faire mes valises.

mercredi 28 mai 2014

Hé ! Les gars !



Aujourd'hui, je soutiens mon mémoire.




Des bisous.



Edit : La prof a été horrible (bien bien pire qu'une colleuse hargneuse, mais vraiment). Elle m'a descendue pendant une heure et demie, pour finir par me dire que j'avais le niveau ni pour l'agreg ni pour la recherche. Voilà, j'ai eu 13, alors qu'objectivement (pas de mon avis, de celui d'autres spécialistes), mon travail valait entre 14,5 et 17. J'avoue, j'ai un peu les boules. 

lundi 19 mai 2014

Going through the motions

Encore un message en coup de vent pour dire que là, j'ai pas le temps pour les posts élaborés, mais que je reviens un de ces quatre, juré.

Je suis en train de finir mon mémoire (et je veux dire en temps réel, il me reste un paragraphe). Donc je serai bientôt libre de batifoler dans les champs ensoleillés. Enfin, si on me laisse une seconde avant ma soutenance, que je passe le 28 (à 18h, paye le stress accumulé de la journée passée à attendre). Sinon : 
  • Je commence à penser à mon déménagement : je commence à trier les machins, à superviser mon méga ménage de départ, à plier mon linge et à voir ce que j'emporte ou pas. Et je fais plein de plans pour imaginer comment je vais caser mes affaires dans le nouvel appart'.
  • Je fais plein de listes pour Tours. De fringues, de trucs à emmener... Il y a une demie heure, j'ai commencé à faire une liste de séries (si vous en avez à suggérer, c'est le moment) à me mater le soir ; il va falloir que j'envisage la même pour les bouquins, qui vont représenter au moins la moitié du poids de ma valise. 
  • Je pense à plein de trucs "à faire" pour cet été. Après juin, après Tours. Quand je serai chez moi, et qu'il me restera un mois bien tassé à meubler. En vrac, je pense à piscine, potes, sport. 
Bon voilà, rien de palpitant niveau nouvelles, juste un petit coucou pour dire que je ne suis pas morte, que je suis au bout de mon mémoire et que tout ça devrait finir par finir. 

Bisous.

dimanche 11 mai 2014

Le saviez-vous ?





Les semaines passent et ne se ressemblent pas. 

Enfin quand ma semaine peut être résumée par deux jours de panique en attendant de me faire pourrir par ma directrice, des fiches d'ancien français, un four à gaz qui s'en prend à mes cheveux, des heures d'attente angoissée, un orgelet et une insomnie, franchement je préfère qu'elles ne se ressemblent pas.

Je tiens le bon bout : j'imprime d'ici une semaine et demie grand max, je soutiens fin mai, et j'aurai fini mes partiels dans 72h. En attendant, je me remets, et plus que tout, je m'y remets.

La suite un jour meilleur.


(À suivre : Proust, imprimer son mémoire, la soutenance, mon sujet de M2, le bilan de l'année, déménagement, lectures et départ à Tours).

lundi 28 avril 2014

Il faut se faire fou ; c'est encore le plus sage




Je sais, je sais, j'ai promis des articles qui ne viennent pas. J'avoue que ces temps-ci c'est un peu le branle-bas de combat : je suis toujours en plein dans mon mémoire. Ma première partie s'est passée sans souci... Enfin je pense, même si ma directrice ne donne aucun signe de vie depuis que je lui ai envoyé mon travail, accompagné de centaines de questions. La seconde est bien plus difficile à gérer, pour plein de raisons techniques. En plus, je commence à préparer mon déménagement, qui aura lieux dans trois semaines (en gros) et mon départ pour Tours, dans un gros mois. Autant dire que la pression est au rendez-vous...

Bref, je reviens bientôt j'imagine, mais il est clair que mes billets sont de moins en moins réguliers. J'ai pourtant plein de choses à dire sur mon rapport à la fac, mes lectures et l'avancement de différents projets. Ce sera pour plus tard, quand j'aurai un peu plus le temps de souffler. 

Portez-vous bien.

mercredi 2 avril 2014

Et bin Proust attendra !



Comme prévu, je suis en pleine rédaction de mon mémoire, puisqu'il me reste environ un mois et demi avant de passer à la casserole de la soutenance. En attendant, je suis plongée dans mon grand un, et je dompte peu à peu la panique qui m'a envahie ces derniers jours. 

C'est drôle, il aura fallu que je me retrouve nez à nez avec mon traitement de texte vide pour comprendre mon mécanisme d'écriture. Même si je l'avais présenti avant, c'est toujours assez agréable de mettre le doigt sur un des noeuds qui me construisent. Donc voilà, avant un gros gros boulot, ou un travail inédit et exigeant, je suis paralysée. Je reste quelques heures, voire quelques jours à fuir ma responsabilité, à refuser d'ouvrir mon document ou de poser les premiers mots de ma dissertation. Pire qu'une boule au ventre, je me sens complètement bloquée, comme si j'étais au bord d'un gouffre et que mon tortionnaire me laissait dix longues minutes pour voir l'abîme dans lequel il va me précipiter. J'ai le temps de voir combien c'est profond, et d'envisager tout le temps que je vais passer à avoir peur avant de commencer à être morte. Là, c'est pareil. J'ai l'impression de le regarder, ce petit document vide où j'ai à peine copié/collé mon plan, et je fixe son néant. J'analyse les parties pleines de points d'interrogations, que j'ai laissées telles quelles en me disant que je serai sûrement plus intelligente quand j'entamerai la rédac', et que ces sous-parties mystérieuses se rempliraient toutes seules (haha !). J'ai le temps d'envisager toutes les minutes de migraines où il faudra que je continue d'écrire, toutes les soirées à ne pas m'endormir parce que je continue de penser à mon paragraphe en cours, toutes ces possibilités de formulations nulles et de remarques inintéressantes... Je vois ma directrice me dire que "oulala, ça va pas du tout, tout ça. J'ai peut-être fait une erreur en vous confiant un sujet aussi large".
Je sens tout ça ; j'Angoisse avec un A bien plus grand qu'une majuscule.

Et puis j'y vais. Une impulsion, comme ça, d'un coup. L'envie que ça commence, histoire que ça se termine, sans doute. Un paragraphe correct, et d'un coup je respire. Ca fait maintenant plus d'une journée que j'ai commencé ; ça m'a trotté dans la tête pendant tout le temps que j'ai passé à la fac aujourd'hui. Demain j'y consacre aussi une journée pleine, en espérant avancer vite, plus vite, et surtout bien. En comptant la table des matières et la page de présentation, j'en suis à seize pages ; seize pages dont je suis fière, et dont je n'attends que des volontaires pour m'assurer que je ne trouve pas ça bien uniquement parce que j'ai passé des heures et des heures dessus, et que mon abrutissement me protège simplement de la déception d'avoir passé tant de temps à pondre un travail minable. J'ai envie de retours, mais j'en ai peur, bien sûr, parce qu'il y a toujours la possibilité que ce ne soit pas bon, et que dans ce cas il faudra bien y faire face ; puis réécrire. 

Le mémoire peut être un calvaire, je pense. Dans mon cas, c'est une émulation épuisante qui me rappelle un peu le masochisme de la prépa. Avoir mal, mais être fier d'en arriver là après tant de souffrances (non non, je n'exagère pas !) 

Bon... bin j'y retourne alors !

dimanche 9 mars 2014

"Le baby sitting, c'était vraiment important dans la vie de Freud".

L'année continue, et il me manque toujours des notes du premier semestre. Je viens d'apprendre que j'ai eu 16 à mon suivi de mémoire, ce qui est à la fois encourageant, et super angoissant vu la tonne de corrections que ma directrice me demande de faire. Je prépare aussi mon dossier de séminaire. Je voulais le faire sur L'Homme qui rit, mais le prof ne veut pas de dossier qui excède huit pages, donc j'ai changé (pour ça et un peu à cause de ma saturation progressive de l'oeuvre de Victor). Je repars sur Queneau pour mon séminaire sur eros et catharsis comique, du coup, et cette décision a considérablement allégé ma semaine. 

J'en viens à un autre sujet qui me travaille : je n'ai pas vraiment d'idée de comment ça se passe après. Alors bien sûr, il y a après le master, et là ça va à peu près : agreg, capes, boulot, thèse, tout ce bordel là. Mais entre les deux, j'ai une deuxième année de master à valider, et plus important encore, un deuxième mémoire à rendre. Glups, un peu. Ce matin, je me suis donc réveillée avec l'idée de trouver au moins deux/trois pistes à soumettre à mes amis, voire à des profs, histoire d'avancer un peu. Ca peut paraître complètement abusé d'y penser déjà alors qu'on n'est qu'en mars, alors je vais revenir une seconde sur mon calendrier. En mars, je conçois/rédige mon dossier de séminaire. En avril et mai, je rédige mes deux parties de mémoire, et en juin je pars à Tours pour m'occuper des oraux du CAPES. Or, il faut qu'à mon retour, en juillet, j'ai trouvé mon nouveau directeur de mémoire, qu'il ait validé mon nouveau sujet, et que je parte direct sur ma biblio. Parce que ouais, la fac c'est tranquillou, mais bon, en M2 on doit rendre 40 pages écrites dès décembre, donc faudra se bouger. Après une bonne heure de recherches et de notes, j'ai fini par ressortir une liste, que je vais essayer d'expliciter ici.

  • La piste "vas-y reste sur le XIXe, c'est cool quand même !" : en vrac : la prostitution, les fous voyageurs, la fuite.
  • La piste "je ne veux pas être cantonnée à la littérature" : un sujet sur littérature et histoire, sans aucune autre idée. Voilà voilà. A la limite, combo des deux premières pistes sur une histoire culturelle du XIXe, mais sur quoi, auuuucune idée. 
  • La piste "hé ! Si je travaillais sur des auteurs rigolo ?" : Pratchett ou Gaiman, parce que c'est cool. La question serait alors : est-ce que je travaille avec une spécialiste d'auteurs jeunesse alors que ni l'un ni l'autre ne se restreignent à un public jeunesse, mais comme ce ne sont pas des auteurs canoniques, les ranger dans la case "jeunesse" permet de les étudier quand même, ou est-ce que je m'adresse au spécialiste du rire, qui travaille essentiellement sur Molière et Feydeau et qui va être un peu paumé si je lui propose un sujet pareil ? 
  • La piste : "La liste des bouquins géniaux que ma famille m'a mise entre les mains et qui mériteraient bien d'être analysés !" : L'Homme qui savait la langue des serpents, Une trop bruyante solitude. Sans aucune idée précise de sujet, mais ça déchirerait sa mère. Et ça me ferait bien plaisir. 

Voilà, en vérité je ne sais pas à qui adresser cette liste. Si j'en parle à ma directrice elle m'orientera forcément vers le XIXe, et je ne sais pas vraiment à qui d'autre je peux en parler. Les universitaires me détourneront sans doute des idées plus fantaisistes sur la jeunesse, et je n'ai pas vraiment assez d'idées  précises pour m'adresser à qui que ce soit concernant les auteurs familiaux ou littérature et histoire. Un coin de ma tête et paumé, quoi. Le reste pense "AAAAAAH. REDIGEEEEE !", ou se projette dans des vacances encore vraiment trop lointaines. Si jamais vous avez des avis, n'hésitez pas à m'en faire part, ça m'aiderait bien. 

Pierre et Gilles. L'eros, c'est fun

lundi 17 février 2014

Volume 2. Les méandres sournois du second semestre.

Le premier semestre est une vraie découverte ; pour moi, qui débarque de prépa, mais aussi pour ceux qui ont été en licence : le rythme est différent en master, on est bien moins coachés, et les directeurs nous oublient un peu. Niveau mémoire, c'est la panique : personne ne sait trop comment travailler, et les exigences sont très évasives. S'ajoute à ça les séminaires, pour lesquels il faut lire, et surtout écrire un mini-mémoire de 10 pages (minimum). Plus les cours, mais ça on connait tous, donc bon.

Les premiers partiels arrivent, les premières notes, et c'est là que ça commence à coincer. Les partiels sont généralement en janvier, ce qui veut dire qu'on enchaîne directement partiels et reprise des cours. Pour moi, et de ce que j'ai vu chez les autres, c'est la même, ça a été chaud. Bon, on passera sur les lieux commun pourtant vrai du temps pourri qui plombe la motivation, et on s'attardera sur ce qui fait la vraie difficulté de cette transition : pas de pause. Ca m'a l'air d'être un phénomène propre à la fac, d'ailleurs : pas de barrières strictes. On enchaine 1e et 2nd semestre sans vraie rupture, donc ça permet peu de faire le point. On est mi-février, je suis déjà en train de me projeter dans ce que je vais rendre ce semestre, et pourtant il me manque encore plein de notes du premier semestre ! Techniquement, je ne sais pas si mon travail a réellement été efficace, s'il faut que je remette en question certains principes de travail... Je me sens perdue. Un exemple parmi d'autres, mais assez symptomatique : je suis en train de préparer ma rédaction de première partie de mémoire, après avoir envoyé mon plan détaillé puis mon intro rédigée à ma directrice, il y a deux semaines. Aucune nouvelle. Donc je me lance dans une rédaction importante sans savoir si j'ai fait de grosses bourdes de définitions, si ma mise en page est correcte, si mon style est lisible. Perdue, j'vous dit. 

Pour en revenir strictement au second semestre, je vais faire un topo rapide sur ce que j'ai commencé à en voir :

Le cours de théorie littéraire et esthétique, dont j'ai déjà parlé, est sur le personnage ce semestre. Le cours est franchement intéressant, c'est une surprise plutôt agréable. Surtout que les trois premiers cours (relou) étaient sur les analyses textuelles du personnage (= le personnage n'est qu'un être de papier sur lequel il ne faut rien plaquer, il doit être considéré selon ses actions dans le récit, et pas comme un être psychologique), et ils se sont fait défoncer par la nouvelle intervenante qui a passé le cours à expliquer pourquoi c'était n'importe quoi de dire ça. Bin ça fait du bien. 

Le cours de littérature et histoire est super cool aussi ; bien mieux qu'au premier semestre ! On parle de la notion de guerre civile. C'est vraiment captivant de voir comment la notion peut évoluer au cours des époques. 

Le séminaire que j'ai choisi est un peu particulier. J'hésitais entre celui-ci et "arts et histoires du mensonges", mais vu que la prof ne s'est jamais pointée au cours, j'ai fini par choisir "hystérie et histrionisme chez Molière et Feydeau", un angle parfait pour mon mémoire. Sauf que. En fait c'était le sujet du séminaire de l'année d'avant, et le prof avait zapé de changer l'intitulé. J'ai gardé le cours parce que ce prof est vraiment chouette et aussi parce que le nouveau sujet, c'est "l'implication de l'argent dans l'eros et le rire", ce qui reste super passionnant. Je commence à avoir un sujet en tête sur L'Homme qui rit. Oh, et je vais m'arrêter une seconde sur ce prof, quand même. Cette personnalité rafraîchissante qui commence à nous raconter une pièce de Feydeau, s'arrête, mort de rire, et nous lance "Oh ! non, je ne vous raconte pas ! Je l'apporte la prochaine fois et on le regarde ensemble !" ou qui ouvre la fenêtre en début de cours et dit "Bon, il paraît qu'il va neiger aujourd'hui. S'il neige on arrête le cours et on regarde la neige tomber ! C'est tellement poétique." Voilà, les figures de doux dingues sont assez apaisantes dans ce monde où les profs ne semblent pas avoir grand chose à faire des étudiants en face d'eux.

Enfin, une dernière bonne surprise, c'est mon cours d'anglais. Mon premier prof de version était un peu mou, et peu exigent, même s'il notait super dur (c'est encore plus énervant quand, à la correction, il  avoue qu'il n'a rien trouvé de mieux que ce que tu as proposé et qu'il t'a compté faux). Là, elle commence par nous parler (in English please !) de ses textes : de la grande littérature américaine ; des textes très durs, type ENS et agrégation. Et ça fait bougrement du bien !


Voilà pour le deuxième volume de mes aventures en master 1 ! 

jeudi 30 janvier 2014

Du bordel de la fac. Volume 1.

Bon, je pense que ce titre doit être un des plus pléonasmatiques (oui. Oui.) de l'histoire de ce blog.

J'avais envie de faire rapidement un compte-rendu de mon premier semestre, avec à l'appui notes et impressions sur les différents cours que j'avais pris. Il s'avère que l'administration de mon université n'a pas été super conciliante niveau notes, et qu'à fin janvier, je n'en ai presque aucune.

Le problème, c'est que je fais partie du groupe des "sans notes", parce que le site qui nous permet de consulter nos résultats marche vraiment quand il a envie. Donc un étudiant sur deux a ses notes. Les autres vont se faire foutre. J'oublie le panneau "Master LAPC", qui est supposé afficher les notes de tout le monde. Oh, sauf les deux matières qui me concernent, bien sûr ! Attendre pour une note n'est pas foncièrement un problème, c'est simplement stressant de voir que tous les autres ont les leur, et que toi tu attends toujours. Alors bon. Premier retour sur le premier semestre, coup d'oeil sur le second. Mais sans les notes. 

Semestre 1 :

Cours commun : Il s'agissait d'un cours sur l'objet pour notre premier semestre, et franchement, je m'attendait à un truc vraiment pénible. Et en fait ça va. Le cours commun a cette particularité qu'il n'est pas uniquement basé sur la littérature : sur quatre conférences, une parlait de la définition d'objet et de la nature morte, une autre de l'objet dans l'art moderne (Duchamp, Schwitters, de vieux souvenirs pour moi), un troisième de l'objet dans la littérature des XIXe et XXe siècles, et enfin le dernier parlait de l'objet cinématographique. Et c'était cool. Enfin, un peu moins du fait que le cours avait lieu de 18h à 20h tous les mercredi. Franchement, bof, mais on s'y fait. En partiel, chaque prof nous proposait un sujet de mini-disserte, et sur les quatre, on en choisissait deux. A traiter en 3h, glups. Donc je n'ai qu'une idée très vague de la qualité de ce que j'ai rendu, même si mon côté objectif me fait dire qu'en trois heures, j'aurais pas vraiment pu rendre quelque chose de plus approfondi. 

Fonction de l'écrivain dans la Cité : Le cours que j'ai choisi en spécialité "Littérature et histoire". Pareil que pour l'objet : différents intervenants se divisaient les différentes époques : Antiquité, Moyen-Age, Renaissance, et XVIIe siècle. Pareil, c'était globalement intéressant, même s'il y avait des hauts et des bas (je ne peux toujours pas blairer le Moyen Age). Le partiel, en 3h, c'était des questions de cours, qu'il fallait organiser un minimum. Pareil, c'était très court, mais je suis sortie en ayant plus l'impression d'avoir réussi. 

Ecriture de la bêtise, figure de l'idiotie : Il fallait choisir un séminaire, et celui-ci, en plus d'être dirigé par Nathalie Piégay-Gros, collait bien avec mon sujet de mémoire sur la folie. Le cours était intéressant, même s'il tournait un peu en rond au fil des séances. Comme mini-mémoire, j'ai choisi de trvailler sur la figure de l'idiot dans Journal intime de Sally Mara, de Queneau. C'était très intéressant, j'ai beaucoup aimé travailler sur ce livre, et j'ai finalement eu 16, avec des commentaires très encourageants. 

Anglais : Dans le but de continuer dans ma lancée de future agrégative, j'ai pris un cours de version. Un cours de version un peu cheap, où le prof ne voit pas l'intérêt de changer les textes, donc étudie les mêmes depuis 10 ans. Et qui note comme un gros barjo : le système de points-fautes semble trop hype, donc allons-y pour des points entiers enlevés à chaque faute, c'est tout de suite plus clair ! Moins 4 points sur 20 pour un contre sens. J'ai eu 12 à ma première version, une grosse déception pour moi (enfin moins quand j'ai vu que la moyenne était de 7,5, mais ça a ruiné mes derniers a priori sur "la fac c'est super facile tu vas voir !"), et 17,5 à la seconde. Moyenne de 14,75, donc. J'me défends un peu, mais ça reste du niveau plutôt facile. 

Conférences professionnelles : Pendant trois heures, chaque semaine, on a eu des intervenants qui nous parlaient de leurs parcours. C'était assez intéressant, en tout cas beaucoup plus que ce que j'imaginais au départ. Pour valider le cours, il fallait rendre un dossier type "rédaction de collège", ou mieux "compte-rendu de TPE", où on devait raconter comment une des séance avait changé notre vision du monde professionnel, voire de la vie en général. Un dossier plein de blabla, donc. Je pense avoir bien rempli le mien, et j'attends cette note avec impatience (notamment parce que je ne comprends pas quelles peuvent être les modalités d'évaluation de ce travail). 

Suivi de mémoire : Ca, j'en ai déjà parlé, en fait. Dossier de suivi, blabla, biblio, problématique, et dans mon cas plan détaillé. Pareil, aucune nouvelle de cette note de mi-parcours, bien que rendu il y a une dizaine de jours. 


Bon, en fait cet article est déjà beaucoup trop long, je remets donc mes impressions du second semestre à plus tard ; on se retrouve pour le volume 2 !

lundi 27 janvier 2014

Prospects.

J'avais dit que je reviendrais sur mes projets, et il me semble que la nouvelle qui vient de me tomber dessus en est l'occasion. J'ai été prise comme apparitrice pour les oraux du CAPES externe de 2014, à Tours. 

Petit flashback : vous vous souvenez combien travailler l'été a une importance disproportionnée dans ma famille. Janvier est donc le mois où j'envoie des milliards de CV en espérant que l'un d'entre eux, sera retenu. Tentatives infructueuses l'année dernière, alors que j'ai bien passé une dizaine d'entretiens... Bref, alors que je m'y attendais le moins, un ami m'a proposé de me filer le mail du mec qui organise les oraux du CAPES. A Tours. En juin. Je mets ces points en exergue, parce qu'ils ont évidemment leur importance : Tours, c'est loin (ok, pas si loin, mais quand même), juin, c'est un mois entier. Un mois loin de ma région, de mon copain, et surtout de mes cours. Qu'on ne se méprenne pas, la fac ne compte pas plus à mes yeux que mon amoureux (en fait, rien que d'y penser me fait bien marrer) ; par contre, l'obstacle le plus imposant à ce boulot, c'est l'université. On termine et soutient son mémoire en juin. On a aussi les exams, en fait. Genre ceux qui n'ont pas de rattrapage, à partir du master. Bref, partir en juin peut être une légère connerie. Mais. 

Mais je compte bien me débattre. Déjà, c'est une opportunité en or : c'est bien payé, sur le CV d'une future prof, c'est béton, et ça reste un dépaysement plutôt agréable après 8 mois à bosser non-stop sur la folie. Ensuite, j'ai bien compris que si on se bat un peu avec la fac (ok, beaucoup), le spectre des possibilités éclate d'un coup. Donc, je vais me débrouiller pour finir mon mémoire plus tôt, le rendre mi-fin mai, et soutenir au max le 6 juin. Je vais aller voir les profs qui dirigent mes deux pauvres partiels, et leur demander de passer l'examen en avance, ou en retard. En croisant les doigts très fort pour que ça marche.

Là, je sens que j'ai l'air de trop gérer la chose, de rationaliser à mort et d'être super déterminée. En vrai, je frôle la crise d'angoisse toutes les trois minutes depuis que je l'ai appris. Parce que ça fait beaucoup beaucoup de changement d'un coup. Partir loin et seule pour travailler un mois, couper avec ses repères, ne plus connaître qui que ce soit... Et déménager avant de partir. Donc prendre, et assumer la décision de m'installer chez mon copain. Un des engagements les plus flippants qu'il m'ait été donné de faire.

Bon voilà, je vais retourner à mes résumés, vu que je n'ai pas une seconde la force de ficher quoi que ce soit pour mon mémoire cet après-midi. En espérant que je gère tout ça au mieux !

dimanche 19 janvier 2014

Melancholia.



Je vais revenir sur décembre, qui a été un mois à couper le souffle.
Déjà, j'ai enchainé trois boulots et quelques entretiens d'embauche. J'ai commencé la vente, dans une petite boutique super, vers le 10 décembre, et ça a été vraiment intense. Très chouette, mais intense. Plus un boulot dont j'ai peu parlé pour le moment : l'écriture de commentaires littéraires pour un site dont je tairai le nom. J'en parle enfin parce que j'avais été seulement prise à l'essai, et qu'il semble que je continue pour 2014. Il y a aussi eu quelques cours de soutien, ponctuels mais chronophages... Et puis un dur retour de la réalité en plein dans ma face : j'ai vraiment du mal à lire, je n'ai pas beaucoup avancé mon mémoire. En parlant de mémoire, j'ai enfin pu voir ma directrice, après qu'elle m'ait posé un lapin sans autre explication que "Oh. Je vous avais oubliée". Et du coup, elle a enchaîné sur "Alors, je sais que les autres n'ont à rendre pour janvier que la bibliographie, la problématique et le titre du mémoire, mais vous vous me rendrez aussi un plan détaillé". Après un rapide calcul mental (j'ai fait L), j'ai compris que "janvier" c'était dans 10 jours. Et puis j'ai visionné mentalement ce qui est fièrement intitulé "cahier de mémoire", où toutes mes pistes sommeillent. Enfin mes trois pages et demies de pistes. Mon cerveau, qui réfléchissait en même temps à mes antibios à prendre, aux chansons à enregistrer chez mon père, aux 30h de vente à la boutique à finir, aux partiels à préparer et aux vacances qui arrivaient, s'est mis à pleurer très fort. Moi, j'ai faiblement souri, et j'ai répondu quelque chose qui ressemblait vaguement à "d'accord". Peut-être en klingon, maintenant que j'y pense.

Bref. Si je n'ai pas écrit, c'est parce que j'ai passé mes vacances à courir, la première semaine de janvier à faire de la spéléo dans mes notes et dans les bouquins de la BU, et la deuxième en partiels. Demain, on entamera la troisième, et j'assimile à peine qu'on est en janvier. Et ce sera la première semaine de mon second semestre.

Je viens de rendre la version définitive de ce fameux dossier de mi-parcours (par mail), et je n'ai aucun retour, ce qui peut aussi bien être bon que mauvais signe. J'ai signé, avec ça, le début de ma phase d'écriture. Ce qui me fait hautement flipper. Dans le planning que je me suis imposée, je rends l'intro d'ici la fin du mois, le mois de février sera consacré à la lecture des bouquins qui me manquent, première partie rendue en mars-avril (ce sera probablement aussi le mois de mon mini-mémoire), troisième partie entre avril et mai. Et soutenance début juin, avant mon départ idéal à Tours. Explications sur Tours et mes autres projets dès que possible.

Un début d'année qui s'annonce riche en émotions.

lundi 9 décembre 2013










Malade la veille de mon premier jour de boulot à la boutique.
Funny, isn't it ? 





En plus ma logeuse me saoule en me mettant la pression pour que je fasse le ménage alors que je galère déjà pour me lever. Et j'ai rendez-vous avec ma directrice de mémoire demain midi. Et j'ai peur qu'elle me dise que j'ai travaillé n'importe comment et que je ne vais dans le mur. Je n'ai aucun nouveau résultat, et ça ne me stresse pas du tout, mais attendre sans cesse des dossiers/devoirs que j'ai rendu il y a un mois m'énerve. J'ai l'impression que ces deux semaines de vente avant Noël vont être épuisantes ; j'espère y arriver. 

Navrée pour le caractère purement informatif de ce post. Je me sens fatiguée de l'hypothalamus jusqu'à mon orteil de pied droit, donc j'ai du mal à rédiger quelque chose de palpitant, je l'avoue. 

Bonne semaine !

samedi 23 novembre 2013

De la prépa à l'université.


Je sais que j'écris peu, ces temps-ci. Le rythme de la fac est bien moins soutenu qu'en prépa, évidemment, et comme je n'ai que peu de cours par semaine, je n'ai pas d'anecdotes super fun. En fait, c'est surtout parce que les profs ne s'investissent pas énormément, et ne s'intéressent pas assez à nous pour penser à nous faire rire. Il y a quelques exceptions : le prof d'anglais, toujours perché et qui n'a pas plus envie que ça de nous faire progresser en version, donc qui nous balance des textes comico-érotiques et qui fait des blagues graveleuse. Il y a aussi le prof de méthodo, qui se demande vraiment ce qu'il fout dans un amphi le lundi de 18h à 20h, saute sur une pause-clope dès que quelqu'un touche son sac comme s'il allait prendre un paquet de cigarettes, et qui digresse sans penser à nous donner des indications précises sur ce qu'on doit faire... Il y a, enfin, les petites blagues qui sortent, comme par inadvertance :

- Donc, la position d'auteur est synonyme de... ?
- Pouvoir ?
- Hahaha ! Mais vous rêvez mademoiselle !

A part en prépa où on nous disais bien que "Pfff, la fac ? Vous allez vous balader !", tous ceux qui y avaient déjà mis un pied m'ont avertie : ce n'est pas comme en prépa, tu es exercée pour pas mal de travaux, mais ce ne sont pas ceux demandés à la fac, donc ne te repose pas sur tes lauriers. Ma directrice de mémoire m'a carrément dit qu'en novembre (maintenant quoi), je serai complètement paniquée à cause du manque de suivi, du peu de stimulation intellectuelle directe, etc. Bon, on a passé la mi-novembre, et j'ai des nuances à apporter aux deux positions.

A la fac, on ne se "balade" pas, après une prépa. On commence par être bien paumés, tant au niveau des rapports humains que des exigences. Les rapports qu'on entretient avec les autres étudiants sont particuliers, beaucoup plus distants qu'en prépa où on se lie contre l'adversité. Là, non seulement on n'est plus une classe, ce qui implique que tout le monde se promène d'un cours à l'autre, mais comme les emplois du temps sont plus légers, ils créent un rapport différent au gens. Je vais prendre un exemple extrême : je me sens à la fac comme dans le métro, niveau humain : on y vient pour atteindre un but, et on ne cherche pas particulièrement à créer des liens. Parfois, on crée des connexions avec le voisin, qui devient un camarade : quelqu'un avec qui faire le voyage jusqu'à la fin du semestre. C'est tout. Les seules personnes de la fac avec qui je me suis liée viennent de mon cours de rock, où on crée une communauté plus soudée. Niveau exigences... Bon, à vrai dire j'ai rendu peu de travaux, donc je ne me rends pas bien compte, et c'est un peu ça le truc auquel on est pas préparés : très peu de notes, donc il est difficile de s'évaluer, et il ne faut pas se rater sur les quelques exams. L'adaptation peut être complexe : en master, on a beaucoup, beaucoup de temps ; il faut apprendre à ne pas trop sortir, à ne pas trop glander, ne pas prendre un boulot prenant tout de suite, bref : à ne pas oublier qu'il y a un mémoire à rendre et que c'est un travail constant.

Par contre, on est en novembre et je ne panique pas. J'ai rendu mon mini-mémoire semestriel, il me reste que mes deux partiels en janvier et ma version mi-décembre. J'avance doucement mais surement mes lectures de mémoire. Je ne dis pas que je gère tout et que j'ai 18 de moyenne (il faudrait avoir plus d'une note pour avoir une moyenne, haha), mais je me sens bien, et surtout je trouve mon équilibre. Je me dis que même si les fakheux depuis des années sont plus habitués que moi à travailler seuls, on est tous dans le même pétrin : il y a un gouffre entre les exigences de la licence et celles du master. L'autonomie est encore différente ; les exercices aussi. La prépa ne prépare pas au master, mais elle nous apprend à chercher et réfléchir par nous même, ce qui a tendance à bloquer mes camarades. Et évidemment, elle prépare aux différents concours, et ça, j'espère réellement que ça m'aidera.

Voilà mon bilan de fin novembre sur ce passage prépa/fac ; c'était comment pour vous ?

Merry Who's Day !
(Fan girl instant off)

jeudi 14 novembre 2013

Quelques petits conseils alors que je devrais complètement être en train de bosser.


Je viens de lire l'article de Khâroline, "On nous aurait menti ?", et j'ai eu envie de compléter et réagir à ce qu'elle disait sur les promesses de la prépa, et plus précisément de la khûbe.

Je suis tout à fait d'accord avec l'aspect cachotier des profs et de l'administration en prépa : on nous fait miroiter la double-licence après la khûbe, en nous disant presque que c'est finger in the nose quand on est déjà en troisième année de prépa. Evidemment c'est faux, mais on est naïfs, et on y croit. Et comme le souligne justement Khâroline, on se retrouve finalement avec pas de licence du tout. Il faut en avoir conscience quand on commence une khûbe : plus de 95% des candidats finissent à la fac : ce n'est pas qu'une statistique, donc on ne peut pas se contenter d'espérances au concours. Il faut avoir un projet sérieux, et s'y prendre le plus tôt possible, sinon c'est le possible retour en L3, et c'est franchement dommage d'en avoir autant chié pendant un an, pour finalement avoir un an de retard. J'ai personnellement envoyé mes dossiers d'admission en M1 dès les résultats de l'ENS (début juin), avec un projet concret, un peu fouilli mais avec de l'idée, et j'ai pris contact avec des directeurs de recherche. 

Il se trouve que les résultats ont été une déception pour moi : j'ai loupé la sous-a de peu, et je suis donc logiquement censée avoir eu encore plus de mal que Khâroline à avoir mon entrée en master. Pourtant pas du tout. Dès que j'ai vu mes résultats, j'ai demandé des lettres de recommandation, histoire d'appuyer mon dossier et accréditer mon travail, et mon dossier a été accepté directement dans le master que je voulais. J'avais préparé des dossiers de back-up au cas où : il ne faut jamais être trop sûr de soi quand on envoie un dossier à la fac. Après je n'ai eu aucun souci. Moralité : un dossier bien construit ouvre bien des portes, et il ne faut pas hésiter à profiter du soutien de professeurs qui vous connaissent personnellement depuis trois ans. 

Il y a un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec Khâroline : il s'agit du handicap de ne pas avoir de licence. Personnellement, je n'ai eu aucun problème à ce niveau, et si jamais ça angoisse certains d'entre vous, il faut savoir que quelques facs accordent le diplôme après trois ans de prépa (je pense notamment à Paris 10). En ce qui concerne le "trou dans le CV", j'ai simplement noté "équivalences de licence, validées à Paris-Sorbonne", ce qui est vrai. Quand on me demande si j'ai effectivement le diplôme, j'explique la situation, et ça passe. Le seul problème réel apparaît quand on demande en face quel est le dernier diplôme obtenu. Je suis en bac+4, et ça la fout toujours un peu mal de répondre "le baccalauréat". Ceci-dit, c'est pareil, trente secondes d'explications et le malentendu est dissipé. 


Les idées à retenir, c'est donc qu'effectivement, la prépa prépare très mal à "l'après", du point de vue informatif, et qu'il faut être sur ses gardes de façon à ne pas se retrouver sur le carreau après les concours ; qu'un dossier bien construit compte, quelque soit votre rang au concours, et que parfois il faut prendre ça comme un challenge : "Pas de licence ? J'aurai un master, de toute façon !".


mercredi 6 novembre 2013

Comme cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas parlés !


Je vis toujours. D'ailleurs, ça me fait rire de constater que j'ai continué à écrire coûte que coûte en prépa, et qu'après seulement un mois et demi de fac je vous abandonne pendant des jours et des jours, alors que je suis supposée avoir tout le temps du monde. Bien sûr, c'est faux. Je n'ai pas beaucoup plus de temps qu'avant, parce que je m'amuse à m'occuper. Je suis une petite bête qui supporte mal le désoeuvrement. 

Du coup, niveau boulot, j'en suis où ? Franchement, je me pose aussi la question. Je m'impose de lire plus, et surtout plus rapidement. Ca marche un peu, heureusement, mais j'ai encore du mal à m'y mettre : cette fameuse pause dans mes lectures que je devais m'accorder, je l'attends toujours. D'un point de vue très pragmatique, en ce milieu de semestre, je commence à me débrouiller pour avancer mes travaux. J'ai quelques pistes sérieuses pour mon mémoire, mon mini-mémoire prend forme, que j'ai décidé de le rendre d'ici deux à trois semaines ; je continue à suivre des cours en prépa et à faire les devoirs, histoire de conserver un niveau correct. J'ai aussi passé mon premier partiel :  une version plutôt simple (bien que moins que les exercices qu'on avait fait jusqu'ici), dont j'attends le résultat cette semaine. Je ne pense pas non plus avoir 18, je n'ai aucune idée de la notation ici, mais j'espère m'en être correctement tirée. Une bonne note en version, ça fait vraiment longtemps. 

Du point de vue de l'autre travail, celui qui devrait payer mon loyer, j'avance aussi. Bien que j'ai signé un contrat avec une boite de cours particuliers, on ne m'a pas encore rappelée, je pense faute de clients. Ceci-dit, avec les exams de Noel qui approchent, je ne doute pas que les parents vont commencer à s'inquiéter pour leurs tetes blondes (et plus encore pour leurs résultats scolaires) ; bref : je ne perds pas espoir. Je reprends aussi mon job d'hiver de l'an dernier : vendeuse dans une boutique pour de Noël. Comme mes (deux, haha) partiels sont en janvier, c'est assez parfait, et ce sera beaucoup moins compliqué que de combiner ça avec mes concours blancs, comme l'an dernier. Il y a aussi un projet musical qui serait chouette s'il se réalisait, et qui pourrait me rapporter un peu. Enfin, j'ai postulé il y a peu pour un job qui serait cool : rédiger deux commentaires par mois, pour un site littéraire contre un salaire intéressant. Au moins avoir fait autant de commentaires en prépa me servira, si jamais je suis prise !

Et puis il y a la fuite en avant. J'ai l'impression que le temps file (lieu commun bonjouuur !) : mon cerveau s'obstine à croire que Noel est dans 15 jours à peine. Je me vois déjà en 2014 ; j'arrive à m'imaginer soutenir ce premier mémoire en juin, et je m'inquiète de mon sujet de M2. Et ça me fait super peur, parce que je ne me sens pas prête. Je vis pourtant semaine par semaine, en me demandant le dimanche soir comment je vais répartir mon travail pour la semaine suivante. C'est très étrange cette possibilité d'être sérieuse et d'avoir à la fois du temps libre pour voir des gens, boire un pot, aller manger chez une amie, cuisiner, regarder Buffy. Je crois que je commence à me faire au rythme, et que je suis en même temps aspirée dans un tourbillon qui me guide tout en me perdant.
Fou, non ? 

mardi 22 octobre 2013

Des méandres des appellations fakhardes.


Parmi les différences fac/prépa, il y en a une d'importance : la définition des vacances. Même si je travaille beaucoup (je suis actuellement enchaînée à mon bureau depuis une heure et demie pour réussir à pondre un plan de disserte qui tienne la route), je ne me sens pas épuisée, que ce soit mentalement ou physiquement. Fatiguée, oui. Stressée, quelques fois. Mais je ne suis pas dans un état de loque comme j'ai pu être à la même époque l'an dernier. Pourtant, je fais beaucoup de choses, cette année, et j'ai tendance à courir partout : entre les dissertes, ma biblio de mémoire à rendre, mon mini-mémoire à préparer, mes lectures à faire, les fiches pour les cours... Bref, je fais beaucoup de choses. Et je ne compte là que le boulot des cours, puisqu'à côté je fais quelques activités, et surtout que je cuisine pas mal, ce qui me prend du temps. Je fais mille choses, mais je n'ai pas besoin de mes vacances comme j'en ai eu besoin ces trois dernières années. 

C'est ma logeuse qui a lancé dans cette réflexion, lorsqu'épuisée d'avoir enseigné pendant six semaines, c'était enfin les vacances de la Toussaint, elle s'est plainte en continu du dur labeur qui est le sien et avait l'air véritablement heureuse de pouvoir se délasser pendant 15 jours. Quand j'ai fini par lui dire que je n'en avais pas, elle m'a lancé un regard désespéré, comme si j'étais damnée... Ce n'est pas un drame pour moi de ne pas avoir ces 15 jours, beaucoup moins que si on m'avait annoncé que je n'aurais pas de vacances de février en hypokhâgne (je me serai suicidée). En plus, apparemment on a une "semaine de lecture" entre le 28 octobre et le 3 novembre, qui, si j'ai tout suivi, correspond finalement à des vacances.

Attention, je ne dis pas que les vacances ne servent à rien en fac : franchement, vu tout ce que j'ai à faire, je ne vais pas cracher sur une semaine sans cours/activités ! Par contre, ce n'est plus un besoin. Tout passe tellement vite que cette semaine apparait enfin comme un ralentissement. C'est salutaire, ça va faciliter les choses, mais ce n'est pas indispensable.

Et sur une note bien plus légère, cette période de repos me permet de revoir mes amis de prépa, et de faire un super repas pour rassembler mes proches. Et prendre toute une journée pour cuisiner, j'aurais pas pu le faire en temps de cours ˆˆ.


mercredi 16 octobre 2013

So hush little baby, don't you cry


On est mercredi, il est presque neuf heures et demies, et j'ai un coup de blues. Pas un coup de blues comme en prépa, qui allait avec le stress de n'avoir encore rien fini, ni même commencé ; là c'est quelque chose de vraiment gluant, probablement lié au ciel très gris, aux températures glaciales et à mon thé qui ne veut décidément pas me réchauffer.

J'ai passé toute la première partie de la semaine chez mes grands parents, à vivre des semies vacances : lundi, après trois heures de cours de litté en prépa toujours aussi passionnantes, je me suis baladée avec une amie. On a fini devant un chocolat liégeois et une crêpe, avant que je n'enquille sur La Vie d'Adèle. Mardi j'ai fait un aller retour Paris histoire de ramener les milliards de choses qui trainaient encore chez mes grand parents. Puis j'ai filé au cours d'anglais des kh. Et ça faisait tellement de bien d'entendre de l'anglais ! Mon cours de version passe, à la fac (bien que je doive être la plus reloue de la terre à contredire le prof tout le temps), mais il est en français. Bref, suite à ce chouette rappel (j'aimel'anglaisj'aimel'anglaisj'aimel'anglais), j'ai mentalement parlé la langue de Shakespeare toute la journée. Et puis il y a LA CONFERENCE (oui, elle mérite des majuscules). C'était sur la conception de l'homme grec par Jean Pierre Vernant, et c'était présenté par le prof le plus passionnant que j'aie jamais eu. Il y avait de mes anciens profs, notamment ma prof d'histoire d'hk, et plein d'anciens élèves : la soirée s'est achevée autour d'une bière, et tout ça était bien cool.


Alors pourquoi ? Pourquoi je me tape cet espèce de coup de mou qui fait que je n'ai même pas envie d'aller chanter au Gospel ce midi ? Que l'idée d'aller en cours ce soir me saoule au delà de ce que je pourrais dire alors même que c'est intéressant ? Que j'ai plus envie de me mettre aux fourneaux pour préparer ma pitance de ce soir et demain matin, ranger mon appart' et faire ma vaisselle que de me plonger dans Sally Mara ? C'est peut être simplement le contre coup de cette chouette semaine, et le fait que je réalise mal que les cours sont toujours d'actualité. Avant j'attendais le week end avec impatiente... Aujourd'hui, chaque jour en est un peu un. Même si je travaille bien, et que je n'ai pas le problème de ne pas voir venir les devoirs à rendre, ça reste pour une large part du temps libre. Les semaines s'enchaînent, articulées par les week ends passés auprès de mon copain, et je ne vois rien passer. Quelque part, j'ai déjà l'impression d'être en juin et de devoir rendre mon mémoire.

C'est peut être juste ce matin, c'est peut être juste comme ça. Le master me bascule dans tellement d'autres dynamiques de fonctionnement qu'il fallait bien que je flippe un peu à un moment où à un autre. C'est léger, plus quelque chose qui tient du malaise passager, mais je comprends peu à peu que ma future vie se met en branle. J'ai fait trois ans de prépa, je suis en master de littérature, je passerai l'agreg d'ici deux ans.  Waouh.

jeudi 10 octobre 2013

En direct de l'amphi 7C.

Pour une raison mystérieuse, blogger sur android refuse de faire passer les accents circonflexes et trémats, donc ce sera un article plein de fautes, tant pis.

Bon, puisque j'écris en direct de mon cours, c'est bien que je m'ennuie profondément. Enfin au moins un peu, mais là c'est plutôt profondément. C'est un des cours dont j'ai parlé, à vocation de combler les lacunes, et qui est bien bien bien relou. Très large, très bateau, pour qu'on comprenne la topique relative à l'exploitation de l'objet en littérature. Bon, soit. Franchement j'ai du mal à imaginer ce que ça peut donner en partiel... Quel genre de questions on pose avec des connaissances aussi vagues et des concepts si flous ? L'étymologie ? Trouver un exemple de description d'objet en littérature/art (oui, parce que c'est aussi un cours d'esthétique, ce qui concourt à expliquer pourquoi on se perd autant dans des considérations diverses et très très très variées) ?

Je reprends cet article deux jours plus tard, et plus du tout en direct de l'amphi 7C. Là, maintenant, je suis plutôt en direct de mon assiette de pommes de terre (du coup, j'ai un appart' qui pue la patate. Si vous saviez ce que j'ai ri en écrivant ça !). Les plus malins d'entre vous verrons que je poste à 18h, et que je ne devrais PAS être en train de bouffer. Ce qui m'amène à l'obsession du moment dans ma vie : j'ai FAIM. J'ai l'impression de passer ma vie à le penser, le dire et m'en plaindre. Je ne pense qu'à bouffer (et un peu à mon taff. Ah et il y a mon copain aussi, mais des fois ça va ensemble), et par conséquent, je mange beaucoup. Et pas que des légumes, bien évidemment, sinon c'est pas drôle. Ce problème s'accompagne donc de son corollaire : "AAAAAH-j'ai-pris-deux-kilos-depuis-juin-je-suis-énorme-je-vais-mourir-obèse". Evidemment, j'ai des amis et un copain qui passent (beaucoup) de temps (pardonpardon) à me dire que je ne suis pas grosse, que 2kg c'est rien et que je suis bonnasse comme ça. Maiiiiiiiiiiiiiiis. Je reste complètement une obsédée de mon poids, par mon apparence, et tout le reste de l'attirail de l'adolescente complexée.

Le seul contre argument que je peux opposer à ma culpabilité d'engloutir un chocolat viennois (1/4 de chocolat, 3/4 de chantilly, j'en rêve depuis), c'est "si ton corps demande, c'est qu'il en a besoin, alors arrête de faire l'idiote et va chercher un kebab" (c'est bon, je suis bien passée pour une goulue, là ?). C'est vrai que j'enchaîne sérieusement les journées chargées (cours-3h à la BU-recherches-sport), mais bon, ça n'excuse rien. Le premier qui me donne des conseils style ne pas manger devant un livre/ordi, ou encore de poser ma fourchette entre chaque bouchée peut avaler sa langue direct, tellement j'ai soupé de ce genre de bêtises. Si ça suffisait, on ne s'amuserait pas à faire 5h de sport par semaine, ou a manger des salades à longueur d'hivers. Je suis en pleine recherche d'équilibre, et pour l'instant je ne le trouve pas.

En parlant de recherche (transition de dingue), la partie de la journée qui n'est pas consacrée à manger l'est à travailler, et notamment sur mon mémoire (la folie chez Victor Hugo pour ceux qui dorment au fond) et mon mini-mémoire (l'écriture de l'idiotie dans Le Journal Intime de Sally Mara de Queneau). J'en profite aussi pour faire une disserte d'hk et pour lire un peu. 'Fin je vais pas revenir sur le fait que je suis toujours sur 30 000 choses à la fois, je pense que tout le monde a compris.

Voilà !

lundi 7 octobre 2013




« J'ai décidé de travailler sur la folie chez Victor Hugo.
- Ah ! C'est LA bonne question. » 



Bref, en ce moment, ça va.

dimanche 29 septembre 2013

"toute la sagesse réside en ces deux mots : attendre et espérer".



Je commence à me souvenir que les cours peuvent n'être qu'une partie de la vie. Quelque chose d'un peu pénible où on apprend quelques trucs, mais pas l'endroit (ou le moment) où l'essentiel se produit.Ca va peut-être changer, mais pour le moment, je vis mes séminaires de fac plus comme des incitations à la culture. On veut meubler notre temps pour ne pas nous lâcher complètement dans la nature avec 50p à rendre dans 8 mois, c'est plutôt louable, mais les cours sont très superficiels et on nous demande plus de comprendre les mécanismes de création d'un sujet que d'approfondir. En théorie, je trouve l'idée bonne. En pratique, ça laisse deux tranches d'élèves de côté : ceux qui sont totalement largués et n'arrivent pas à comprendre le fonctionnement et l'intérêt de cette nouvelle forme de cours, donc qui décrochent (j'ai vu des gens dormir dès le premier cours), et ceux qui ont déjà intégré comment on fait pour monter un sujet, établir une problématique, et faire une bibliographie, et qui du coup s'ennuient un peu. Pour le moment, c'est dans cette catégorie que je me situe. 

Les années de master recherche se concentrent vraiment sur un objet : le mémoire. CQFD. Le problème, c'est que c'est finalement trop évident pour une formation qui se targue de continuer à nous fournir une culture littéraire complète. Je l'ai montré dans le paragraphe précédent en ce qui concerne les séminaires : tout est une préparation au mémoire. C'est au niveau des cours qu'on voit l'intention des formateurs de continuer à nous donner une culture ; contrairement aux séminaires, les cours sont très généraux (l'auteur et sa fonction, l'objet), et brassent plusieurs siècles, c'est donc bien qu'on veut revenir aux bases des concepts littéraires pour palier les lacunes. Sauf que cette attention est très très peu valorisée face au mémoire, et est en cours magistral, c'est-à dire vite considéré comme non-obligatoire. De plus, les cours sont supprimés dès le deuxième semestre.

Là où on voit que le mémoire domine, c'est au niveau des coefficients : alors que toutes les matières sont coeff 1 (pour la méthodo ou les langues (!)) ou 2 (pour tout le reste, cours ou séminaires), le mémoire compte coeff 4 à la fin de la première année, 5 au semestre trois et 6 au semestre quatre. Je ne dis pas que la valeur du mémoire est surévaluée, puisqu'il est l'achèvement de notre mention "recherche", je souligne juste le déséquilibre entre ce que voudrait nous apporter la spécialité par rapport à ce qui se passe en réalité.

My point being : ce qui compte en recherche, c'est ce qu'on fait en dehors et que l'emploi du temps n'est là que pour fournir une aide pour en comprendre la démarche. Et ça ouvre des perspectives nouvelles, je trouve. Déjà, je me sens plus occupée avec mon emploi du temps libre qu'avec mes 50h de travail hebdomadaire en khâgne. Parce que je prends le temps de sortir, de m'enrichir autrement qu'en lisant douze bouquins par semaine, mais aussi parce qu'il faut trouver du travail, passer du temps en bibliothèque, ou tout simplement pour faire du sport. Pour la faire courte, j'ai l'impression de toujours faire deux choses à la fois, de passer mon temps à courir... Et j'adore ça. Ce sentiment d'épanouissement culturel est un complément de ce que je voulais en rêvant d'aller en prépa. En terminale, j'étais obsédée par l'envie de passer tout mon temps à apprendre des milliards de choses. Maintenant, j'ai le temps d'affiner ce que j'aime, et surtout de choisir. Si je veux, je peux passer énormément de temps dans les bouquins, passer mes journées libres à la B.U. Mais je peux aussi choisir d'aller suivre des cours au Collège de France, d'aller voir des expos, de lire des livres pour moi... Et ne pas être larguée pour mon mémoire ou pour mes cours.

J'apprécie de ne pas être stressée continuellement par le fait d'avoir des devoirs à rendre. Je reste sous le choc que ça me fasse plaisir de ficher des bouquins. Et je vais suivre des conférences, le soir et le week end, parce que j'aime ça. Soit je suis libérée d'un truc, soit je deviens complètement barge. ^^


P.S : Seul accroc dans ce monde de rêve et de détente studieuse : je n'arrive pas à lire ; je bloque. Peut-être juste besoin d'une pause...