Affichage des articles dont le libellé est And now something completely different. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est And now something completely different. Afficher tous les articles

samedi 5 septembre 2015

The next stage


Waouh. Sixième rentrée depuis mon hypokhâgne. Qu'il est loin le temps des inquiétudes des biblios non finies (ni mêmes entamées) ! Et pourtant. Pourtant je me retrouve à flipper comme il y a six ans devant tout ce nouveau programme que je ne connais pas. Nouvelles matières, nouveau lieux, nouveaux collègues... Et tout ça ne fait que commencer.

J'ai l'impression d'être à un tournant de ma vie. Mes études théoriques sont derrières moi, mais je ne suis pas encore pleinement dans la vie active ; il me reste cette année de transition. Encore un an à galérer pour mes bourses, bûcher sur des DM et à attendre les vacances en gémissant. C'est assez drôle de constater combien cette dernière année scolaire est similaire à l'hypokhâgne ; j'ai l'impression de clore quelque chose. 

J'ai donc été prise en DUT Métiers du livre, en année spéciale, c'est-à-dire dans une formation en un an au lieu de deux ; du coup on burine comme des malade pendant 6-7 mois et puis on part en stage. 35h/semaine, plein de matières dont je comprends à peine les titres, vraiment cette rentrée a un air de déjà vu ! Pourtant, même si je stresse, je me rends compte de tout le chemin que j'ai pu parcourir depuis que j'ai passé pour la première fois le seuil de ma classe d'hypo. Je suis perdue, et une fois de plus stressée, mais je sais qui je suis, et où je vais. 

Et je vais où, alors ? Parce que, en vrai, après la prépa, y a quoi ? Bon, cette phrase a un peu la classe, mais je ne vais pas m'amuser à détailler toutes les choses qu'on peut faire en sortant de khâgne A/L. Je vais me contenter de ce que j'ai choisi. Et en gros, j'ai choisi de m'ouvrir : en sortant de khâgne, mon avenir était tracé. Mémoire-Erasmus-Agreg, un grand classique pour une spé lettres. Et puis... Non. Je n'ai pas envie d'enseigner. Ou plus précisément, je ne veux pas faire carrière dans l'enseignement. Je pense toujours que je serais une bonne prof (oui, j'aime m'autocongratuler, il faut  bien que quelqu'un se dévoue pour le faire !), mais je ne compte pas faire du français pendant 10 ans. La vérité, c'est que j'ai envie de faire plein de choses. Mais vraiment plein. Et que je veux me laisser la liberté de changer d'avis, de bouger, et d'avoir le choix. 

Alors j'ai validé mon master recherche avec mention très bien, et j'ai adoré travailler sur les liens entre comique et argent au XIXe siècle. A tel point que quand mes directeurs m'ont proposé de continuer le sujet en thèse avec eux, j'ai dit oui (avec un grand sourire). Mon premier projet sera donc la thèse, si possible financée. Oui, j'aime croire en mes rêves ! Et là, vous allez me dire "Euh, oui, ok ? Donc là tu t'engages dans une formation de métiers du livre, et en fait c'est pas ce que tu comptes faire ?". Bin non, pas que. J'ai envie de bosser en bibliothèque, et c'est là qu'arrive le projet n°2 : passer les concours de fonctionnaires pour avoir un job l'an prochain, dans l'idéal comme fonctionnaire d'Etat. Oui, j'aime croire en mes rêves. Comme ça, si ma thèse n'est pas financée, au moins je pourrais travailler dans ma BU et manger. Et justement, j'aime bien manger. Et puis au cas où je n'ai aucun concours, j'aurais toujours le diplôme pro qui me donnera une légitimité sur le marché du travail, le temps de retomber sur mes pattes. Tout va donc bien se jouer cette année :)

En dehors de tout ça, il y a le troisième projet qui chante comme le vent des grêves, fantôme vagissant d'on ne sait d'où venu, qui carresse l'oreille et cependant l'effraye (si tu as reconnu la citation cachée dans cette phrase, et qui ne cause pas du tout de rupture stylistique, bravo, tu es cultivé. Non, c'est tout, tu n'as rien gagné). Ce projet, c'est le Danemark. Partir y vivre. J'ai conçu plein d'étapes pour tester ma motivation quant à ce départ, les premières étant ingurgiter la langue, et aller faire une première visite là-bas. Ca contribue à m'ouvrir des portes, puisqu'une fois le danois appris (oui, j'aime bien me projeter), j'aurais plein de nouvelles opportunités de boulot. 


En l'occurrence il s'agit de Honfleur, mais avec le port et les maisons colorées... Well, close enough !

Voilà, je ne sais toujours pas trop ce que je vais faire de ce blog, mais il semble que je retrouve le plaisir d'écrire de temps en temps. On verra bien si l'habitude se réinstalle.

lundi 31 mars 2014

Pssst !







Je me remets d'une luxation de la cheville,
et je reviens pour vous sur ma lecture de Proust.
Tendresse et chocolat.



mardi 21 janvier 2014

Hmpf.


Je suis deg. Deg deg deg deg deg. 

J'avais un boulot chouette où j'écrivais des commentaires. Vraiment bien payé. C'était pour un public de première. Ca veut dire commenter des textes déjà sur-commentés ("La chevelure" de Baudelaire, "L'huître" de Ponge, "Les deux coqs" de La Fontaine), et surtout faire très très simple. Parce que nos amis les premières sont un peu con-con, il faut croire. Donc bon, j'ai été rappelée cet aprem, et on m'a dit, je cite "Vos commentaires sont très bons. Intelligents, complets... Mais ce n'est pas assez simple, je passe trop de temps à en couper des bouts pour que ça ne soit pas trop complexe pour le public."

Bon. C'est pas si grave, mais c'était facile et bien payé. A la place, on me propose un truc facile et carrément moins bien payé. Ca veut donc dire plus de temps et plus d'énergie en jeu pour réussir à réunir la même somme. Qu'il me faut pour arrêter de choisir entre les courses et le loyer. Heureusement, les cours commencent sérieusement à démarrer. Comprendre : les élèves commencent à paniquer, les parents aussi, donc j'ai plus de demandes. Après, rédiger des résumés (puisque ce sera ma nouvelle fonction, semble-t-il) reste beaucoup moins fatigant, puisque je peux le faire de chez moi, donc pas de fatigue liée aux transports. 

Voilà. Rien de grave, je me sens juste bien mal à cause de ça. C'est exactement ce dont j'avais peur : voir les projets dans lesquels je me suis investie s'écrouler sous mes yeux. Ca me saoule. J'ai l'impression de ne pas être au niveau. Et là, ironie du sort, c'est parce que je suis trop au niveau qu'on ne me garde pas. 

Sur ce, je vais aller me lover dans un gros pull, sous ma couette, et mater Glee. 
Faut pas trop déconner, non plus. 


Well. Mostly fucking busy.

vendredi 17 janvier 2014

Courir après le lapin blanc.



Je suis super à la bourre sur pleinplein de choses, notamment le passage en privé de ce blog, et tous mes articles en chantier. Je reviens dès que j'aurais réussi à reprendre un rythme de vie correct. 

En attendant, pour ceux qui sont aussi à la bourre que moi : profitez de mon retard pour m'envoyer un mail, avant la fermeture (je ne donne pas de date, c'est plus simple comme ça).

Bientôt de plus amples nouvelles, d'ici là, n'oubliez pas de vivre.

jeudi 9 janvier 2014

"Trouver un plan, trouver un plaaaan !"

 A force de travailler sur la folie, je deviens monomaniaque.


Mais il y a une vraie cause à cet article. Déjà, vous annoncer que je me remettrai sans doute bientôt à écrire, pour revenir sur 2013, et particulièrement sur mon mois de décembre. Plus des annonces,  mes projets pour 2014, et un bilan sur mon premier semestre à la fac dès que j'aurai mes derniers résultats ; rien que du très classique en somme. 

L'autre point, c'est que le blog va repasser en privé. Vous connaissez la marche à suivre : pour continuer à me lire, envoyez un mail à hypo.sarah@yahoo.fr. J'envisage le passage au privé d'ici le début de la semaine prochaine. A plus dans ma boîte mail !
Erwin Olaf, "Hope".

jeudi 19 décembre 2013

Cher Père Noël...


(Attention : cet article ne vous apportera rien d'autres que des précisions sur mes goûts).

Cher Père Noël, 

Cette année, j'ai été très sage : j'ai bien fini ma prépa, j'ai vaincu les épreuves de l'inscriptions en fac, je n'ai pas trop séché et j'ai bien payé mon loyer. Je t'ai demandé plein de choses ces dernières années : un cerveau, la santé, du temps... Et tu ne m'as pas du tout écoutée. Cette année, je me tourne donc vers du purement matériel, en espérant que tu exauceras mes voeux de pieuse fille sage.

Soyons clair : j'aimerais des livres. Ca fait peur à tout le monde dans ma famille depuis que je suis en prépa, alors je me tourne vers toi en désespoir de cause :

  • La Nuit des Mis Bémol de Manuela Draeger, Ilia Mouromietz et le rossignol brigand de Elli Kronauer, et Le Port intérieur, d'Antoine Volodine. Parce que ces auteurs sont une seule et même personne, et qu'il paraît que ça fiche une claque.
  • Laissons parler le vent, de Louis Carlos Onetti. Parce qu'on a eu la visite de Jean-Didier Wagneur, directeur de Gallica, et que cet homme m'a émerveillée, profondément touchée, et m'a donné envie de dévorer de grands auteurs contemporains. 
  • Une histoire de la Révolution française, d'Eric Hazan. Pour ne pas oublier combien j'aime l'histoire.  
  • Mourir autrefois : Attitudes collectives devant la mort aux XVIIe et XVIIIe siècles de Michel Vovel. Parce que la mort me fascine autant que la folie.
  • L'Affaire du chien des Baskerville et Qui a tué Roger Ackroyd de Pierre Bayard. Parce que le polar théorique, je trouve que c'est une idée chouette.
  • Les premiers tomes des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. Parce qu'il est grand temps que je me remette à la SF. 
  • The Curious Case of Clockwork man de Mark Hodder. Parce que le premier tome est une belle découverte, et que la suite ne sera pas traduite en français de si tôt.
  • L'Atelier du Hamburger de Big Fernand. Parce que manger, c'est cool. 

Voilà cher Père Noël. En ces temps délicats où j'alterne 3h de cours, un doliprane, 4h de vente et trois shots de sirop pour la toux par jour, j'ai décidé de prendre un peu de temps pour rêver à tout ce que je pourrais bien lire. A la fac, je pensais avoir droit, enfin, aux lectures qui me plaisaient, mais ce n'est toujours pas le cas. Pourtant, j'ai désespérément envie de ce temps de pause et de découverte ; j'ai très envie de m'offrir ça. 

J'ai été sage cette année, Père Noël. Vraiment. Je ne m'attends pas à trouver tous ces livres sous mon sapin le 24 (surtout pas le 24, à vrai dire), mais j'avais envie de fixer ma curiosité et mon désir d'apprendre, en ce 19 décembre, quelques minutes avant de repartir à la boutique. Tous ces livres que j'aimerais passer mon temps à dévorer, mais que je ne peux pour le moment pas m'offrir, ça te donnera peut-être aussi envie de lire. Parce que c'est ça l'important, non ? L'envie. La curiosité. Avec un peu de chance, cher Père Noël, Amazon livre jusqu'en Laponie.

A l'année prochaine, 

Sarah.

jeudi 14 novembre 2013

Quelques petits conseils alors que je devrais complètement être en train de bosser.


Je viens de lire l'article de Khâroline, "On nous aurait menti ?", et j'ai eu envie de compléter et réagir à ce qu'elle disait sur les promesses de la prépa, et plus précisément de la khûbe.

Je suis tout à fait d'accord avec l'aspect cachotier des profs et de l'administration en prépa : on nous fait miroiter la double-licence après la khûbe, en nous disant presque que c'est finger in the nose quand on est déjà en troisième année de prépa. Evidemment c'est faux, mais on est naïfs, et on y croit. Et comme le souligne justement Khâroline, on se retrouve finalement avec pas de licence du tout. Il faut en avoir conscience quand on commence une khûbe : plus de 95% des candidats finissent à la fac : ce n'est pas qu'une statistique, donc on ne peut pas se contenter d'espérances au concours. Il faut avoir un projet sérieux, et s'y prendre le plus tôt possible, sinon c'est le possible retour en L3, et c'est franchement dommage d'en avoir autant chié pendant un an, pour finalement avoir un an de retard. J'ai personnellement envoyé mes dossiers d'admission en M1 dès les résultats de l'ENS (début juin), avec un projet concret, un peu fouilli mais avec de l'idée, et j'ai pris contact avec des directeurs de recherche. 

Il se trouve que les résultats ont été une déception pour moi : j'ai loupé la sous-a de peu, et je suis donc logiquement censée avoir eu encore plus de mal que Khâroline à avoir mon entrée en master. Pourtant pas du tout. Dès que j'ai vu mes résultats, j'ai demandé des lettres de recommandation, histoire d'appuyer mon dossier et accréditer mon travail, et mon dossier a été accepté directement dans le master que je voulais. J'avais préparé des dossiers de back-up au cas où : il ne faut jamais être trop sûr de soi quand on envoie un dossier à la fac. Après je n'ai eu aucun souci. Moralité : un dossier bien construit ouvre bien des portes, et il ne faut pas hésiter à profiter du soutien de professeurs qui vous connaissent personnellement depuis trois ans. 

Il y a un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec Khâroline : il s'agit du handicap de ne pas avoir de licence. Personnellement, je n'ai eu aucun problème à ce niveau, et si jamais ça angoisse certains d'entre vous, il faut savoir que quelques facs accordent le diplôme après trois ans de prépa (je pense notamment à Paris 10). En ce qui concerne le "trou dans le CV", j'ai simplement noté "équivalences de licence, validées à Paris-Sorbonne", ce qui est vrai. Quand on me demande si j'ai effectivement le diplôme, j'explique la situation, et ça passe. Le seul problème réel apparaît quand on demande en face quel est le dernier diplôme obtenu. Je suis en bac+4, et ça la fout toujours un peu mal de répondre "le baccalauréat". Ceci-dit, c'est pareil, trente secondes d'explications et le malentendu est dissipé. 


Les idées à retenir, c'est donc qu'effectivement, la prépa prépare très mal à "l'après", du point de vue informatif, et qu'il faut être sur ses gardes de façon à ne pas se retrouver sur le carreau après les concours ; qu'un dossier bien construit compte, quelque soit votre rang au concours, et que parfois il faut prendre ça comme un challenge : "Pas de licence ? J'aurai un master, de toute façon !".


jeudi 10 octobre 2013

En direct de l'amphi 7C.

Pour une raison mystérieuse, blogger sur android refuse de faire passer les accents circonflexes et trémats, donc ce sera un article plein de fautes, tant pis.

Bon, puisque j'écris en direct de mon cours, c'est bien que je m'ennuie profondément. Enfin au moins un peu, mais là c'est plutôt profondément. C'est un des cours dont j'ai parlé, à vocation de combler les lacunes, et qui est bien bien bien relou. Très large, très bateau, pour qu'on comprenne la topique relative à l'exploitation de l'objet en littérature. Bon, soit. Franchement j'ai du mal à imaginer ce que ça peut donner en partiel... Quel genre de questions on pose avec des connaissances aussi vagues et des concepts si flous ? L'étymologie ? Trouver un exemple de description d'objet en littérature/art (oui, parce que c'est aussi un cours d'esthétique, ce qui concourt à expliquer pourquoi on se perd autant dans des considérations diverses et très très très variées) ?

Je reprends cet article deux jours plus tard, et plus du tout en direct de l'amphi 7C. Là, maintenant, je suis plutôt en direct de mon assiette de pommes de terre (du coup, j'ai un appart' qui pue la patate. Si vous saviez ce que j'ai ri en écrivant ça !). Les plus malins d'entre vous verrons que je poste à 18h, et que je ne devrais PAS être en train de bouffer. Ce qui m'amène à l'obsession du moment dans ma vie : j'ai FAIM. J'ai l'impression de passer ma vie à le penser, le dire et m'en plaindre. Je ne pense qu'à bouffer (et un peu à mon taff. Ah et il y a mon copain aussi, mais des fois ça va ensemble), et par conséquent, je mange beaucoup. Et pas que des légumes, bien évidemment, sinon c'est pas drôle. Ce problème s'accompagne donc de son corollaire : "AAAAAH-j'ai-pris-deux-kilos-depuis-juin-je-suis-énorme-je-vais-mourir-obèse". Evidemment, j'ai des amis et un copain qui passent (beaucoup) de temps (pardonpardon) à me dire que je ne suis pas grosse, que 2kg c'est rien et que je suis bonnasse comme ça. Maiiiiiiiiiiiiiiis. Je reste complètement une obsédée de mon poids, par mon apparence, et tout le reste de l'attirail de l'adolescente complexée.

Le seul contre argument que je peux opposer à ma culpabilité d'engloutir un chocolat viennois (1/4 de chocolat, 3/4 de chantilly, j'en rêve depuis), c'est "si ton corps demande, c'est qu'il en a besoin, alors arrête de faire l'idiote et va chercher un kebab" (c'est bon, je suis bien passée pour une goulue, là ?). C'est vrai que j'enchaîne sérieusement les journées chargées (cours-3h à la BU-recherches-sport), mais bon, ça n'excuse rien. Le premier qui me donne des conseils style ne pas manger devant un livre/ordi, ou encore de poser ma fourchette entre chaque bouchée peut avaler sa langue direct, tellement j'ai soupé de ce genre de bêtises. Si ça suffisait, on ne s'amuserait pas à faire 5h de sport par semaine, ou a manger des salades à longueur d'hivers. Je suis en pleine recherche d'équilibre, et pour l'instant je ne le trouve pas.

En parlant de recherche (transition de dingue), la partie de la journée qui n'est pas consacrée à manger l'est à travailler, et notamment sur mon mémoire (la folie chez Victor Hugo pour ceux qui dorment au fond) et mon mini-mémoire (l'écriture de l'idiotie dans Le Journal Intime de Sally Mara de Queneau). J'en profite aussi pour faire une disserte d'hk et pour lire un peu. 'Fin je vais pas revenir sur le fait que je suis toujours sur 30 000 choses à la fois, je pense que tout le monde a compris.

Voilà !

mardi 3 septembre 2013

La tête dans les cartons.



Voilà, je me suis mise à faire des rangements pour le nouvel appart, ce qui provoque chez moi une foule de sentiments et de souvenirs. Chaque objet que je touche me rappelle que cette chambre, je l'ai occupée parce que j'entrais en prépa. Du coup, chaque bouquin, chaque bibelot, chaque tableau me rappelle cet été, il y a trois ans, où je courais à Ikéa tous les trois jours, et où je faisais de mon mieux pour m'approprier l'espace.

Cette chambre, elle a été toute neuve et propre, presque vide quand je m'y suis installée. Et puis, très vite, elle a été encombrée de cours partout et de bouquins qui trainent. Elle a vécu mes concours blancs. Elle m'a vue malade, épuisée, en pleines crises de larmes et de surmenage. Je crois bien que dans ma tête, elle restera l'incarnation de ma prépa, plus que n'importe quoi d'autre (à part peut être mon lycée, bien sûr). 

Ca fait quelques semaines que j'ai du mal à y dormir correctement, et j'étais heureuse de la quitter pour un endroit totalement différent. Mais à y faire du tri comme ça, je me prends de nostalgie et d'affection pour cette pièce qu'on m'a léguée. Bientôt, mon frère en prendra possession, et il faudra que je m'approprie le nouvel appart. Un autre défi, intrigant et affolant.

Maintenant, je trie mes fringues, histoire d'être légère au maximum (et d'avoir l'excuse pour m'en racheter, hihihi). D'un coup, je me sens coincée entre passé et futur : d'un côté tous ces vêtements que j'ai porté, le souvenir des occasions... Et de l'autre, imaginer ma soeur qui les portera aussi.

Bon voilà, ça fait deux jours que j'ai écrit cet article. Le déménagement à eu lieu, et je suis en plein contrecoup. L'appart' comme ma chambre sont devenus des entre-deux qui me filent le vague-à-l'ame. La chambre chez mes grands-parents est presque vide, et j'ai le sentiment d'y perdre quelque chose. L'appartement n'est pas encore à moi, les murs sont blancs, et vides, eux aussi. Je pense que ce petit coup de blues est normal : tout ça indique la fin d'une ère, ce n'est pas rien. Et puis les problèmes de sous persistent, et restent un ennui majeur qui me plombe, meme si j'essaye de positiver.

Sinon, bonne rentrée à tous ceux et celles qui sont concernées ! 

vendredi 2 août 2013

Il faut une première fois à tout.


Je crois bien que je n'ai jamais fait de tag, mais celui-ci me plaisait bien, alors j'ai décidé d'y répondre, pour voir :

1. À quel moment de la journée es-tu le plus heureuse? Pourquoi?
Le matin, quand j'ai le temps. Mon plaisir, c'est de rester en pyjama, les cheveux en bataille, enroulée dans mon plaid Tardis (si c'est l'hiver), et de boire un bon thé, en bouquinant ou en glandant sur internet C'est le moment où je me sens vraiment bien, et vraiment moi.

2. Un commentaire négatif que l'on t'a fait, mais qui t'a aidé à avancer? 
Je devais avoir 13-14 ans, je revoyais un ami de l'époque qui habitait loin. Je lui racontais mes soucis du moment. Il m'a bien secouée, en me disant d'arrêter de me morfondre, ce qui était, c'est vrai, ma tendance de l'époque. Je me suis ressaisie et c'est allé vraiment mieux par la suite. Depuis, j'essaye d'être plus efficace et combative face à un problème : je suis plus pragmatique et je cherche directement les solutions.

3. Quelle est ta passion?
C'est dur d'en choisir une : étant curieuse par nature, je vis de passions. Pour simplifier, je dirai que ma passion, c'est la culture. Musicale, culinaire, académique, littéraire... J'aime être passionnée.

4. Qu'est-ce qui te maintient en vie (à interpréter personnellement)?
La curiosité. Je suis vraiment intéressée par ce qui peut m'arriver, ce que je peux devenir, et devant les multiples possibilités qu'offre le futur.

5. Quelle est la chanson qui représente beaucoup pour toi? 
Régulièrement, je pense à J'ai déjà donné, de Debout sur le Zinc.


Sinon, certains morceaux de classique me touchent pas mal, mais sinon c'est vraiment par phases et par humeurs.

6. Un truc fou, que tu as fait mais que tu ne regrettes absolument pas? 
J'aime me surprendre moi-même et dépasser mes limites, et notamment ma timidité. En décembre, il y a deux ans, je suis allée au cinéma avec une copine, et on y a trouvé un ouvreur qui m'a beaucoup plu. Sur le coup, je n'ai rien osé faire, et je m'en suis voulue de ne pas avoir tenté quoi que ce soit. Je suis retournée au cinéma, pour donner mon numéro au garçon. Il m'a appelée, on s'est revus, et même si ça n'a pas débouché sur quelque chose de sérieux, je ne regrette pas du tout ce geste romanesque un peu fou.

 7. Crois-tu au destin?
Non. Je pense que tout est une surprise, dans la vie. Je ne crois pas, s'il y a quelque chose au dessus de nos têtes, qu'elle prenne le temps de s'occuper de chacune de nos petites vies. Certainement pas au point d'en fixer le cours.

 8. Si tu étais un super-héros, quel serait ton super-pouvoir?
Contrôler le temps, je crois que j'en ai toujours rêvé. Et devenir accro à Doctor Who ne m'a pas aidée !

 9. À quoi penses-tu en ce moment? 
Il faut que je me dépêche de terminer cet article pour aller prendre une douche avant le Grand Départ à Nantes.

10. Ta plus grande peur?
Manquer d'air. J'ai peur de mourir étouffée (dans dans un feu, noyée, gazée, enterrée vivante, etc). C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime pas la chaleur : elle me fait suffoquer et j'ai l'impression de mourir. C'est une véritable angoisse, qui peut déboucher sur de l'agoraphobie et de la claustrophobie à l'occasion.



Je crois que la tradition est de taguer d'autres personnes, donc c'est parti : Claire, Nicolas, Lyv', et Esméralda. Et les autres n'ont pas besoin de ma permission pour le faire ^^.

jeudi 4 juillet 2013

Tant que la veine est bleue, il y coule du vin.


Comme je l'ai déjà signifié dans mon blog sur la prépa, je passe en master et une nouvelle année commence. La fin de ma prépa étant une réelle déception, j'ai voulu passer à autre chose. 

Lecteur, te voici donc plongé dans cette nouvelle page qui se tourne dans ma vie. Le précédent blog avait pour but de renseigner les futurs hypo sur la vie en prépa littéraire, et j'espère bien que ça a marché. J'aborde aujourd'hui une question différente, et toute aussi angoissante :

"Ok, j'ai fini ma prépa, j'en ai chié deux (voire trois) ans... Maintenant je fais quoi ?"

C'est LA grande question, bien sûr. Parce qu'à la base, pour la plupart d'entre nous, en entre en hypo pour se donner le temps de réfléchir, de tester les matières, et souvent avec pas grand chose comme projet concret. Et puis comme on galère à rendre nos devoirs à temps, on repousse, on repousse... Et un jour, la prépa est finie, et on ne sait toujours pas. Voilà, ce blog, ce sera donc ma réaction personnelle (évidemment) face à ce problème essentiel. Pour vous (et j'avoue, un peu pour ma pomme), je vais me confronter à cette maxime qui nous a tous été répétée pendant un, deux voire trois ans : 

"Oui, c'est vrai, la prépa c'est dur, et tu es épuisé(e). Mais qu'est-ce qu'un (deux, trois, rayer la mention inutile) an(s)  de souffrance quand on sait qu'après toutes les portes te seront ouvertes !".

Phrase des proches bien intentionnés, parfois livrée avec son alternative "oui, mais bon après tu vas te balader en fac !", qui tape rapidement sur les nerfs. Parce que toi, tu en as vu des potes qui t'ont quitté après l'HK, qui avaient cette sacro-sainte Méthode acquise grâce à leur travail d'esclave pendant un an, et qui se sont quand même retrouvés aux rattrapages de la L2. 

Pour résumer, parce que cette présentation commence à être longuette, ce blog parlera de ma confrontation avec l'Université (ce monstre), aux clichés qui s'y rapportent, et à ma vie post-prépa. N'hésitez-pas à interagir, en m'envoyant des mails (hypo.sarah@yahoo.fr) ou des commentaires, que ce soit sur la prépa ou ce qui suit ; je répondrai avec plaisir !

Live long and prosper.