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dimanche 15 juin 2014

Ecrire un mémoire (3) : Les consignes de rédaction du mémoire.


Voilà, le plan est fait, peaufiné, et j'ai bien vérifié tous les petits détails possibles et imaginables pour ne pas commencer à rédiger. Et puis, un jour, il faut s'y mettre. Alors bon, quelques conseils bouts par bouts.

Conseils généraux :

  • Le mémoire se rédige en police 12, souvent Arial ou Times New Roman, interligne 1,5. Chaque paragraphe commence par un alinéa, mais celui qui suit et explique une citation n'en comporte pas forcément.
  • Les citations sont en police 10, interligne 1, et détachées de 2 cm par rapport au texte normal. Exemple :
                              

  • Les notes de bas de pages sont en police 10, interligne 1, et se constituent de la façon suivante : NOM + prénom de l'auteur, Nom du bouquin, "article cité", Lieu d'impression, Maison d'édition, coll. "Machin", date de parution, page de référence. 
  • Les notes de bas de pages doivent recommencer à 1 au début de chaque partie.


Remerciements
Je n'ai pas beaucoup de conseils à vous donner de ce côté, vu que je n'en ai pas fait, mais il paraît qu'il faut toujours remercier son directeur de mémoire. Voilà, mieux vaut le savoir.


Introduction
  • Faire un plan de rédac' de l'intro : Accroche, cadre de référence, justification du thème abordé, de l'auteur, du corpus, puis présentation des axes d'études, de la problématique et du plan.
  • L'intro comporte environ 4-5 pages pour un mémoire de 45-55 pages. La mienne en faisait 6 pour 63 pages.

Références aux ouvrages
  • Ibid. : même référence que celle qui vient d'être citée.
  • Op. Cit. : l'oeuvre a déjà été entièrement citée en entier une première fois, cette notation renvoie à la bibliographie ou à la première occurrence. 
  • Si le corpus est petit, il est possible de donner les éditions utilisées au début du mémoire, avant l'introduction. 

Bibliographie
  • Elle se compose comme les notes de bas de pages : NOM + prénom de l'auteur (ou l'inverse), Nom du bouquin, "article cité", Lieu d'impression (pas obligé), Maison d'édition, coll. "Machin", date de parution, page de référence.
  • Il faut classer sa biblio. Par exemple 
    • 1) Théorie critique 
      • Thème abordé n°1
      • Thème abordé n°2
      • Critique concernant l'auteur
    • 2) Corpus du mémoire 
      • Livre 1
      • Livre 2
      • etc.
    • 3) Ouvrages généraux
      • Dictionnaires, précis de grammaire, de traduction, etc. 
  • Elle doit aussi être classée par ordre alphabétique d'auteurs.
C'est tout ce qui me vient à l'esprit maintenant ; si vous avez des questions, n'hésitez pas !


mardi 3 juin 2014

Ecrire un mémoire (2) : gérer son temps en master.


Ma plus grosse surprise, à mon arrivée à la fac, ça a été les emplois du temps. C'est sûr qu'après trois ans à tourner à quarante heures de cours/DS par semaine, se retrouver avec à peine 10h de boulot, ça fait tout drôle ! Mais j'ai été loin de me tourner les pouces cette année, et il me semble réellement qu'apprendre à s'organiser dans ces conditions est une étape essentielle à la réussite du M1.

C'est clair qu'avoir du temps pour soi après autant d'heures passées à bosser non stop et à rêver du moment où on pourra enfin lire tout ce qu'on veut ("la vocation de la classe préparatoire est de vous doter d'une liste de lectures qui vous accompagnera jusqu'à votre mort"), ça fait du bien. Mais le repos ne doit durer qu'un temps, parce que l'emploi du temps de master est beaucoup plus traitre et exigent qu'on peut le croire au premier abord.



En gros, j'ai repéré deux risques majeurs ; le premier étant de se laisser avoir par le temps libre. Un certain nombre de potes ont été pris au piège par cet emploi du temps qui ressemble à des vacances longue durée, et qui se sont retrouvés à rédiger trois mini-mémoire dans la même nuit pour ne pas être ajournés. Pour palier à ce problème, j'ai très vite défini des mois où je me concentrerais uniquement sur mes dossiers de séminaire, histoire de ne pas les bacler et de rendre quelque chose dont je sois fière. Au second semestre, quand j'ai rendu mon dossier en mars, tout le monde a halluciné : le prof s'attendait à ce que le mini-mémoire soit rendu à l'arrache au dernier moment, et possiblement au milieu de supplications pour un délais supplémentaire. Mes camarades, eux (sauf une), ont mis un moment avant de comprendre ce qu'il se passait, et que je ne rendais pas un devoir supplémentaire... Parce qu'en mars, ils étaient au début de leurs mémoires, voire en train de glandouiller, bref très très loin d'envisager la possibilité de rendre le mini-mémoire semestriel. J'en profite pour évoquer une anecdote un peu dingue sur l'organisation en master. Début mai, alors qu'il me restait environ 5 pages à rédiger, une fille a posté un message sur le mur du groupe facebook de la promo : "Dites, y  en a qui n'ont pas commencé à rédiger leur mémoire ? Aidez-moi à déculpabiliser !". Plein d'étudiants ont répondu qu'ils n'avaient pas ou peu commencé. J'en suis restée comme deux ronds de flans (d'où peut bien venir cette mystérieuse expression ?), mais j'ai réalisé combien ça pouvait être chaud pour certains, la gestion du temps. Donc faites gaffe, et vous pouvez vous référer au planning indicatif que j'ai donné dans le premier post sur le mémoire, si vous vous sentez paumé.


Ceux qui suivent, et qui aiment chipoter, me diront que j'ai évoqué deux risques. Oui, bin j'y viens, deux secondes. Donc, vous aurez compris que je suis plutôt du type organisé et travailleur, niveau mode de fonctionnement, et que gérer un emploi du temps léger ne m'a pas trop gênée. En fait, à plusieurs reprises je suis tombée dans l'excès inverse, qui n'est pas moins dangereux. Avec un planning aussi léger, c'est difficile de faire une différence claire entre les semaines de cours et les temps de vacances. Du coup, pour moi, le rythme était constant, et j'ai eu beaucoup de mal à m'imposer des temps de pauses. Les vacances n'étaient plus des périodes de relachement, mais l'occasion de donner un bon coup de collier... Avant de repartir sur une période de cours où je passais de toute façon 4 jours sur 7 à avancer le mémoire. Bref, c'est fou de voir qu'on attend des vacances tranquilles pendants deux à trois ans de prépa, et que finalement on continue de bosser à fond quand on y est enfin ^^'. Ce qui m'a le plus pesé, cette année, ça a été cette quasi impossibilité du changement de rythme. Pour pouvoir me couper du travail, il fallait vraiment que je parte de chez moi, et comme je passe ma vie à être fauchée, ça n'a pas toujours été possible. Donc quitte à faire un laïus sur l'importance de s'organiser, je préviens aussi sur l'excès inverse, tant qu'à faire.


Voilà pour la gestion du temps, un des éléments vraiment casse-gueule, si ce n'est pas le plus casse-gueule de la première année de master (ça doit être chaud aussi en M2, mais au moins tu as l'expérience).



vendredi 30 mai 2014

Ecrire un mémoire (1) : trouver un sujet et attaquer le mémoire.



J'inaugure aujourd'hui une série d'articles sur la méthode du mémoire. Les conseils que je vais donner concernent essentiellement mon expérience, mise en rapport avec celle de quelques uns de mes camarades ; ils n'ont pas valeur de lois universelles, évidemment. 


La première étape, c'est bien sûr de trouver un sujet.
Le premier conseil que j'aurais à donner, c'est de commencer la recherche du sujet tôt. J'ai des amis qui n'avaient toujours pas vraiment de sujet en octobre, ce qui implique une prise de retard considérable sur les autres, pas tant au niveau de l'avancement du travail (soyons objectif : en octobre/novembre, on est tous occupés par autre chose que le mémoire) qu'à celui de la maturation du sujet. Si vous êtes en khûbe, il faut commencer à y pensez dès la fin des écrits. Et quand je dis "y penser", je veux dire activement, pas juste dans un coin de la tête. Cette année, un jour où je n'en pouvais plus de la folie et que je vomissais Victor Hugo (oui, les craquages quand on y passe des jours, c'est une réalité), j'ai passé un après-midi à voguer sur Fabula, à consulter les pages d'études sur les auteurs que j'aime bien, à faire des liste des sujets qui m'intéressaient, tout ça pour enfin trouver un sujet de mémoire pour mon master 2. A la fin de l'après-midi, j'avais tout une liste de sujets envisageables, et j'ai pu contacter différentes personnes pour amorcer le travail du M2. Avoir un sujet en tête tôt, voir plusieurs, ça permet de se projeter, et de donner un aspect concret au sujet donné.

Le mémoire est un travail que vous allez vous coltiner pendant un, voire deux ans ; il est crucial d'y réfléchir à deux fois, de bien se demander si on est capable de s'enfiler de la critique et des oeuvres sur un même thème et/ou d'un même auteur pendant une année entière. D'où l'importance de chercher différents sujets, histoire d'ouvrir un maximum de possibilités tant que rien n'est fixé. 

La deuxième étape, c'est de définir le sujet.
Alors là, je n'ai pas de méthode propre. Personnellement, je me suis forcée à ne rien faire du tout pendant les vacances d'été qui ont suivi la khûbe, histoire de savourer des vacances que je n'avais pas eues depuis trois ans. Mais en vrai (c'est ce que je vais faire cette année) il vaut mieux attaquer pendant l'été, en lisant les oeuvres qui peuvent finir en corpus et des oeuvres critiques portant sur la notion du mémoire ; il s'agit de trouver le bon cadre de références avant d'attaquer les choses sérieuses.

Un point sur le matériel
Dans la brochure de conseils pour le mémoire, on nous disait d'utiliser un classeur pour organiser nos idées directement, mais je n'ai jamais trouvé ça pratique : franchement rien ne vaut un petit carnet de notes, voire un petit cahier, où vous pourrez répertorier les entretiens, les notes de lecture, les pistes de réflexion, etc. L'intérêt, c'est de pouvoir le trimbaler partout quoi qu'il se passe, parce que l'inspiration est loin de venir quand on a prévu de passer la matinée à la BU... C'est plus quand on est dans les transports bondés, sous la douche ou sur le point de s'endormir, étonnamment ! Alors, ok, le carnet n'aide pas plus que le classeur quand tu as de l'inspi sous la douche, mais au moins il tient dans une poche et il n'ajoute pas 20kg à ton sac de cours. Outre le carnet, il faut évidemment avoir un bon traitement de texte, mais je ne vais pas m'étendre là-dessus tellement ça semble évident à tout le monde.

Calendrier indicatif
Avril-Juin : chercher un sujet et un directeur.
Juillet : valider du sujet/directeur et inscriptions.
Aout-Octobre : délimiter le sujet, son cadre de référence et sa bibliographie.
Novembre : mois off, profitez-en pour bosser les partiels et pour rendre des mini-mémoires cohérents.
Décembre : établir un premier plan.
Janvier : rédiger une première version de l'introduction.
Février : dernières lectures, le plan est définitif.
Mars : mois off, pour s'occuper du mini-mémoire de second semestre.
Avril-Mai (voire Juin) : rédiger le mémoire.
Juin, Juillet ou Septembre : soutenance du mémoire.



Je pense que j'ai fait le tour de cette première étape. N'hésitez pas à partager votre propre expérience du mémoire, me dire comment vous vous êtes organisés et comment vous l'avez vécu. Dans les prochains épisodes :