jeudi 19 décembre 2013

Cher Père Noël...


(Attention : cet article ne vous apportera rien d'autres que des précisions sur mes goûts).

Cher Père Noël, 

Cette année, j'ai été très sage : j'ai bien fini ma prépa, j'ai vaincu les épreuves de l'inscriptions en fac, je n'ai pas trop séché et j'ai bien payé mon loyer. Je t'ai demandé plein de choses ces dernières années : un cerveau, la santé, du temps... Et tu ne m'as pas du tout écoutée. Cette année, je me tourne donc vers du purement matériel, en espérant que tu exauceras mes voeux de pieuse fille sage.

Soyons clair : j'aimerais des livres. Ca fait peur à tout le monde dans ma famille depuis que je suis en prépa, alors je me tourne vers toi en désespoir de cause :

  • La Nuit des Mis Bémol de Manuela Draeger, Ilia Mouromietz et le rossignol brigand de Elli Kronauer, et Le Port intérieur, d'Antoine Volodine. Parce que ces auteurs sont une seule et même personne, et qu'il paraît que ça fiche une claque.
  • Laissons parler le vent, de Louis Carlos Onetti. Parce qu'on a eu la visite de Jean-Didier Wagneur, directeur de Gallica, et que cet homme m'a émerveillée, profondément touchée, et m'a donné envie de dévorer de grands auteurs contemporains. 
  • Une histoire de la Révolution française, d'Eric Hazan. Pour ne pas oublier combien j'aime l'histoire.  
  • Mourir autrefois : Attitudes collectives devant la mort aux XVIIe et XVIIIe siècles de Michel Vovel. Parce que la mort me fascine autant que la folie.
  • L'Affaire du chien des Baskerville et Qui a tué Roger Ackroyd de Pierre Bayard. Parce que le polar théorique, je trouve que c'est une idée chouette.
  • Les premiers tomes des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. Parce qu'il est grand temps que je me remette à la SF. 
  • The Curious Case of Clockwork man de Mark Hodder. Parce que le premier tome est une belle découverte, et que la suite ne sera pas traduite en français de si tôt.
  • L'Atelier du Hamburger de Big Fernand. Parce que manger, c'est cool. 

Voilà cher Père Noël. En ces temps délicats où j'alterne 3h de cours, un doliprane, 4h de vente et trois shots de sirop pour la toux par jour, j'ai décidé de prendre un peu de temps pour rêver à tout ce que je pourrais bien lire. A la fac, je pensais avoir droit, enfin, aux lectures qui me plaisaient, mais ce n'est toujours pas le cas. Pourtant, j'ai désespérément envie de ce temps de pause et de découverte ; j'ai très envie de m'offrir ça. 

J'ai été sage cette année, Père Noël. Vraiment. Je ne m'attends pas à trouver tous ces livres sous mon sapin le 24 (surtout pas le 24, à vrai dire), mais j'avais envie de fixer ma curiosité et mon désir d'apprendre, en ce 19 décembre, quelques minutes avant de repartir à la boutique. Tous ces livres que j'aimerais passer mon temps à dévorer, mais que je ne peux pour le moment pas m'offrir, ça te donnera peut-être aussi envie de lire. Parce que c'est ça l'important, non ? L'envie. La curiosité. Avec un peu de chance, cher Père Noël, Amazon livre jusqu'en Laponie.

A l'année prochaine, 

Sarah.

lundi 9 décembre 2013










Malade la veille de mon premier jour de boulot à la boutique.
Funny, isn't it ? 





En plus ma logeuse me saoule en me mettant la pression pour que je fasse le ménage alors que je galère déjà pour me lever. Et j'ai rendez-vous avec ma directrice de mémoire demain midi. Et j'ai peur qu'elle me dise que j'ai travaillé n'importe comment et que je ne vais dans le mur. Je n'ai aucun nouveau résultat, et ça ne me stresse pas du tout, mais attendre sans cesse des dossiers/devoirs que j'ai rendu il y a un mois m'énerve. J'ai l'impression que ces deux semaines de vente avant Noël vont être épuisantes ; j'espère y arriver. 

Navrée pour le caractère purement informatif de ce post. Je me sens fatiguée de l'hypothalamus jusqu'à mon orteil de pied droit, donc j'ai du mal à rédiger quelque chose de palpitant, je l'avoue. 

Bonne semaine !

vendredi 29 novembre 2013

Cakes


En tant qu'étudiante, je suis souvent fauchée. Du coup, je prends ce qu'il y a de moins cher, constamment, et vient un moment où j'en ai marre d'enchaîner les sandwichs. Alors, je fais des cakes. Ce sera sans doute la seule recette où les variantes seront plus nombreuses que la recette de base !


Mais ça prend combien de temps ton truc ? Préparation : 10 min, Cuisson : 45 minutes.

C'est bon pour... Changer de d'habitude, manger pour pas cher.

Ca va très bien avec... Tout et n'importe quoi, selon les parfums.

Ok, mais il faut quoi ?
- 3 oeufs
- 200g de farine
-1 sachet de levure
- 1 petit verre d'huile
- 1 petit verre de lait ou 7 cl de crème légère
- 100g de fromage rapé si le cake est salé
- 100g de sucre si le cake est sucré

Oui, mais on fait comment ?
On préchauffe le four à 200°C, on mélange tout, on met dans un moule à cake, et on enfourne 45 min, et c'est prêt ! Il faut que ce ce soit croustillant à l'extérieur et plutôt moelleux à l'intérieur.


Idées salées :
  •  Jambon (120g) et noisettes (80g)
  • Lardons (100g), bleu (2 grosse cuillères à soupe) et noix de pécan (la moitié du paquet, émietté). 
  • feta (150g en dés), tomates cerises (100g) et herbes (thym)

Idées sucrées :
  • Marbré chocolat (100g) et noisettes (50g, en poudre). Séparer la pâte de base en deux, ajouter les noisettes dans l'une, et le chocolat dans l'autre.
  • Noisettes (125g) et pralin (50g).
  • Pommes (1 grosse ou deux petites).

Photos à venir !

samedi 23 novembre 2013

De la prépa à l'université.


Je sais que j'écris peu, ces temps-ci. Le rythme de la fac est bien moins soutenu qu'en prépa, évidemment, et comme je n'ai que peu de cours par semaine, je n'ai pas d'anecdotes super fun. En fait, c'est surtout parce que les profs ne s'investissent pas énormément, et ne s'intéressent pas assez à nous pour penser à nous faire rire. Il y a quelques exceptions : le prof d'anglais, toujours perché et qui n'a pas plus envie que ça de nous faire progresser en version, donc qui nous balance des textes comico-érotiques et qui fait des blagues graveleuse. Il y a aussi le prof de méthodo, qui se demande vraiment ce qu'il fout dans un amphi le lundi de 18h à 20h, saute sur une pause-clope dès que quelqu'un touche son sac comme s'il allait prendre un paquet de cigarettes, et qui digresse sans penser à nous donner des indications précises sur ce qu'on doit faire... Il y a, enfin, les petites blagues qui sortent, comme par inadvertance :

- Donc, la position d'auteur est synonyme de... ?
- Pouvoir ?
- Hahaha ! Mais vous rêvez mademoiselle !

A part en prépa où on nous disais bien que "Pfff, la fac ? Vous allez vous balader !", tous ceux qui y avaient déjà mis un pied m'ont avertie : ce n'est pas comme en prépa, tu es exercée pour pas mal de travaux, mais ce ne sont pas ceux demandés à la fac, donc ne te repose pas sur tes lauriers. Ma directrice de mémoire m'a carrément dit qu'en novembre (maintenant quoi), je serai complètement paniquée à cause du manque de suivi, du peu de stimulation intellectuelle directe, etc. Bon, on a passé la mi-novembre, et j'ai des nuances à apporter aux deux positions.

A la fac, on ne se "balade" pas, après une prépa. On commence par être bien paumés, tant au niveau des rapports humains que des exigences. Les rapports qu'on entretient avec les autres étudiants sont particuliers, beaucoup plus distants qu'en prépa où on se lie contre l'adversité. Là, non seulement on n'est plus une classe, ce qui implique que tout le monde se promène d'un cours à l'autre, mais comme les emplois du temps sont plus légers, ils créent un rapport différent au gens. Je vais prendre un exemple extrême : je me sens à la fac comme dans le métro, niveau humain : on y vient pour atteindre un but, et on ne cherche pas particulièrement à créer des liens. Parfois, on crée des connexions avec le voisin, qui devient un camarade : quelqu'un avec qui faire le voyage jusqu'à la fin du semestre. C'est tout. Les seules personnes de la fac avec qui je me suis liée viennent de mon cours de rock, où on crée une communauté plus soudée. Niveau exigences... Bon, à vrai dire j'ai rendu peu de travaux, donc je ne me rends pas bien compte, et c'est un peu ça le truc auquel on est pas préparés : très peu de notes, donc il est difficile de s'évaluer, et il ne faut pas se rater sur les quelques exams. L'adaptation peut être complexe : en master, on a beaucoup, beaucoup de temps ; il faut apprendre à ne pas trop sortir, à ne pas trop glander, ne pas prendre un boulot prenant tout de suite, bref : à ne pas oublier qu'il y a un mémoire à rendre et que c'est un travail constant.

Par contre, on est en novembre et je ne panique pas. J'ai rendu mon mini-mémoire semestriel, il me reste que mes deux partiels en janvier et ma version mi-décembre. J'avance doucement mais surement mes lectures de mémoire. Je ne dis pas que je gère tout et que j'ai 18 de moyenne (il faudrait avoir plus d'une note pour avoir une moyenne, haha), mais je me sens bien, et surtout je trouve mon équilibre. Je me dis que même si les fakheux depuis des années sont plus habitués que moi à travailler seuls, on est tous dans le même pétrin : il y a un gouffre entre les exigences de la licence et celles du master. L'autonomie est encore différente ; les exercices aussi. La prépa ne prépare pas au master, mais elle nous apprend à chercher et réfléchir par nous même, ce qui a tendance à bloquer mes camarades. Et évidemment, elle prépare aux différents concours, et ça, j'espère réellement que ça m'aidera.

Voilà mon bilan de fin novembre sur ce passage prépa/fac ; c'était comment pour vous ?

Merry Who's Day !
(Fan girl instant off)

jeudi 14 novembre 2013

Quelques petits conseils alors que je devrais complètement être en train de bosser.


Je viens de lire l'article de Khâroline, "On nous aurait menti ?", et j'ai eu envie de compléter et réagir à ce qu'elle disait sur les promesses de la prépa, et plus précisément de la khûbe.

Je suis tout à fait d'accord avec l'aspect cachotier des profs et de l'administration en prépa : on nous fait miroiter la double-licence après la khûbe, en nous disant presque que c'est finger in the nose quand on est déjà en troisième année de prépa. Evidemment c'est faux, mais on est naïfs, et on y croit. Et comme le souligne justement Khâroline, on se retrouve finalement avec pas de licence du tout. Il faut en avoir conscience quand on commence une khûbe : plus de 95% des candidats finissent à la fac : ce n'est pas qu'une statistique, donc on ne peut pas se contenter d'espérances au concours. Il faut avoir un projet sérieux, et s'y prendre le plus tôt possible, sinon c'est le possible retour en L3, et c'est franchement dommage d'en avoir autant chié pendant un an, pour finalement avoir un an de retard. J'ai personnellement envoyé mes dossiers d'admission en M1 dès les résultats de l'ENS (début juin), avec un projet concret, un peu fouilli mais avec de l'idée, et j'ai pris contact avec des directeurs de recherche. 

Il se trouve que les résultats ont été une déception pour moi : j'ai loupé la sous-a de peu, et je suis donc logiquement censée avoir eu encore plus de mal que Khâroline à avoir mon entrée en master. Pourtant pas du tout. Dès que j'ai vu mes résultats, j'ai demandé des lettres de recommandation, histoire d'appuyer mon dossier et accréditer mon travail, et mon dossier a été accepté directement dans le master que je voulais. J'avais préparé des dossiers de back-up au cas où : il ne faut jamais être trop sûr de soi quand on envoie un dossier à la fac. Après je n'ai eu aucun souci. Moralité : un dossier bien construit ouvre bien des portes, et il ne faut pas hésiter à profiter du soutien de professeurs qui vous connaissent personnellement depuis trois ans. 

Il y a un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec Khâroline : il s'agit du handicap de ne pas avoir de licence. Personnellement, je n'ai eu aucun problème à ce niveau, et si jamais ça angoisse certains d'entre vous, il faut savoir que quelques facs accordent le diplôme après trois ans de prépa (je pense notamment à Paris 10). En ce qui concerne le "trou dans le CV", j'ai simplement noté "équivalences de licence, validées à Paris-Sorbonne", ce qui est vrai. Quand on me demande si j'ai effectivement le diplôme, j'explique la situation, et ça passe. Le seul problème réel apparaît quand on demande en face quel est le dernier diplôme obtenu. Je suis en bac+4, et ça la fout toujours un peu mal de répondre "le baccalauréat". Ceci-dit, c'est pareil, trente secondes d'explications et le malentendu est dissipé. 


Les idées à retenir, c'est donc qu'effectivement, la prépa prépare très mal à "l'après", du point de vue informatif, et qu'il faut être sur ses gardes de façon à ne pas se retrouver sur le carreau après les concours ; qu'un dossier bien construit compte, quelque soit votre rang au concours, et que parfois il faut prendre ça comme un challenge : "Pas de licence ? J'aurai un master, de toute façon !".


mercredi 6 novembre 2013

Comme cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas parlés !


Je vis toujours. D'ailleurs, ça me fait rire de constater que j'ai continué à écrire coûte que coûte en prépa, et qu'après seulement un mois et demi de fac je vous abandonne pendant des jours et des jours, alors que je suis supposée avoir tout le temps du monde. Bien sûr, c'est faux. Je n'ai pas beaucoup plus de temps qu'avant, parce que je m'amuse à m'occuper. Je suis une petite bête qui supporte mal le désoeuvrement. 

Du coup, niveau boulot, j'en suis où ? Franchement, je me pose aussi la question. Je m'impose de lire plus, et surtout plus rapidement. Ca marche un peu, heureusement, mais j'ai encore du mal à m'y mettre : cette fameuse pause dans mes lectures que je devais m'accorder, je l'attends toujours. D'un point de vue très pragmatique, en ce milieu de semestre, je commence à me débrouiller pour avancer mes travaux. J'ai quelques pistes sérieuses pour mon mémoire, mon mini-mémoire prend forme, que j'ai décidé de le rendre d'ici deux à trois semaines ; je continue à suivre des cours en prépa et à faire les devoirs, histoire de conserver un niveau correct. J'ai aussi passé mon premier partiel :  une version plutôt simple (bien que moins que les exercices qu'on avait fait jusqu'ici), dont j'attends le résultat cette semaine. Je ne pense pas non plus avoir 18, je n'ai aucune idée de la notation ici, mais j'espère m'en être correctement tirée. Une bonne note en version, ça fait vraiment longtemps. 

Du point de vue de l'autre travail, celui qui devrait payer mon loyer, j'avance aussi. Bien que j'ai signé un contrat avec une boite de cours particuliers, on ne m'a pas encore rappelée, je pense faute de clients. Ceci-dit, avec les exams de Noel qui approchent, je ne doute pas que les parents vont commencer à s'inquiéter pour leurs tetes blondes (et plus encore pour leurs résultats scolaires) ; bref : je ne perds pas espoir. Je reprends aussi mon job d'hiver de l'an dernier : vendeuse dans une boutique pour de Noël. Comme mes (deux, haha) partiels sont en janvier, c'est assez parfait, et ce sera beaucoup moins compliqué que de combiner ça avec mes concours blancs, comme l'an dernier. Il y a aussi un projet musical qui serait chouette s'il se réalisait, et qui pourrait me rapporter un peu. Enfin, j'ai postulé il y a peu pour un job qui serait cool : rédiger deux commentaires par mois, pour un site littéraire contre un salaire intéressant. Au moins avoir fait autant de commentaires en prépa me servira, si jamais je suis prise !

Et puis il y a la fuite en avant. J'ai l'impression que le temps file (lieu commun bonjouuur !) : mon cerveau s'obstine à croire que Noel est dans 15 jours à peine. Je me vois déjà en 2014 ; j'arrive à m'imaginer soutenir ce premier mémoire en juin, et je m'inquiète de mon sujet de M2. Et ça me fait super peur, parce que je ne me sens pas prête. Je vis pourtant semaine par semaine, en me demandant le dimanche soir comment je vais répartir mon travail pour la semaine suivante. C'est très étrange cette possibilité d'être sérieuse et d'avoir à la fois du temps libre pour voir des gens, boire un pot, aller manger chez une amie, cuisiner, regarder Buffy. Je crois que je commence à me faire au rythme, et que je suis en même temps aspirée dans un tourbillon qui me guide tout en me perdant.
Fou, non ? 

mardi 22 octobre 2013

Des méandres des appellations fakhardes.


Parmi les différences fac/prépa, il y en a une d'importance : la définition des vacances. Même si je travaille beaucoup (je suis actuellement enchaînée à mon bureau depuis une heure et demie pour réussir à pondre un plan de disserte qui tienne la route), je ne me sens pas épuisée, que ce soit mentalement ou physiquement. Fatiguée, oui. Stressée, quelques fois. Mais je ne suis pas dans un état de loque comme j'ai pu être à la même époque l'an dernier. Pourtant, je fais beaucoup de choses, cette année, et j'ai tendance à courir partout : entre les dissertes, ma biblio de mémoire à rendre, mon mini-mémoire à préparer, mes lectures à faire, les fiches pour les cours... Bref, je fais beaucoup de choses. Et je ne compte là que le boulot des cours, puisqu'à côté je fais quelques activités, et surtout que je cuisine pas mal, ce qui me prend du temps. Je fais mille choses, mais je n'ai pas besoin de mes vacances comme j'en ai eu besoin ces trois dernières années. 

C'est ma logeuse qui a lancé dans cette réflexion, lorsqu'épuisée d'avoir enseigné pendant six semaines, c'était enfin les vacances de la Toussaint, elle s'est plainte en continu du dur labeur qui est le sien et avait l'air véritablement heureuse de pouvoir se délasser pendant 15 jours. Quand j'ai fini par lui dire que je n'en avais pas, elle m'a lancé un regard désespéré, comme si j'étais damnée... Ce n'est pas un drame pour moi de ne pas avoir ces 15 jours, beaucoup moins que si on m'avait annoncé que je n'aurais pas de vacances de février en hypokhâgne (je me serai suicidée). En plus, apparemment on a une "semaine de lecture" entre le 28 octobre et le 3 novembre, qui, si j'ai tout suivi, correspond finalement à des vacances.

Attention, je ne dis pas que les vacances ne servent à rien en fac : franchement, vu tout ce que j'ai à faire, je ne vais pas cracher sur une semaine sans cours/activités ! Par contre, ce n'est plus un besoin. Tout passe tellement vite que cette semaine apparait enfin comme un ralentissement. C'est salutaire, ça va faciliter les choses, mais ce n'est pas indispensable.

Et sur une note bien plus légère, cette période de repos me permet de revoir mes amis de prépa, et de faire un super repas pour rassembler mes proches. Et prendre toute une journée pour cuisiner, j'aurais pas pu le faire en temps de cours ˆˆ.


mercredi 16 octobre 2013

So hush little baby, don't you cry


On est mercredi, il est presque neuf heures et demies, et j'ai un coup de blues. Pas un coup de blues comme en prépa, qui allait avec le stress de n'avoir encore rien fini, ni même commencé ; là c'est quelque chose de vraiment gluant, probablement lié au ciel très gris, aux températures glaciales et à mon thé qui ne veut décidément pas me réchauffer.

J'ai passé toute la première partie de la semaine chez mes grands parents, à vivre des semies vacances : lundi, après trois heures de cours de litté en prépa toujours aussi passionnantes, je me suis baladée avec une amie. On a fini devant un chocolat liégeois et une crêpe, avant que je n'enquille sur La Vie d'Adèle. Mardi j'ai fait un aller retour Paris histoire de ramener les milliards de choses qui trainaient encore chez mes grand parents. Puis j'ai filé au cours d'anglais des kh. Et ça faisait tellement de bien d'entendre de l'anglais ! Mon cours de version passe, à la fac (bien que je doive être la plus reloue de la terre à contredire le prof tout le temps), mais il est en français. Bref, suite à ce chouette rappel (j'aimel'anglaisj'aimel'anglaisj'aimel'anglais), j'ai mentalement parlé la langue de Shakespeare toute la journée. Et puis il y a LA CONFERENCE (oui, elle mérite des majuscules). C'était sur la conception de l'homme grec par Jean Pierre Vernant, et c'était présenté par le prof le plus passionnant que j'aie jamais eu. Il y avait de mes anciens profs, notamment ma prof d'histoire d'hk, et plein d'anciens élèves : la soirée s'est achevée autour d'une bière, et tout ça était bien cool.


Alors pourquoi ? Pourquoi je me tape cet espèce de coup de mou qui fait que je n'ai même pas envie d'aller chanter au Gospel ce midi ? Que l'idée d'aller en cours ce soir me saoule au delà de ce que je pourrais dire alors même que c'est intéressant ? Que j'ai plus envie de me mettre aux fourneaux pour préparer ma pitance de ce soir et demain matin, ranger mon appart' et faire ma vaisselle que de me plonger dans Sally Mara ? C'est peut être simplement le contre coup de cette chouette semaine, et le fait que je réalise mal que les cours sont toujours d'actualité. Avant j'attendais le week end avec impatiente... Aujourd'hui, chaque jour en est un peu un. Même si je travaille bien, et que je n'ai pas le problème de ne pas voir venir les devoirs à rendre, ça reste pour une large part du temps libre. Les semaines s'enchaînent, articulées par les week ends passés auprès de mon copain, et je ne vois rien passer. Quelque part, j'ai déjà l'impression d'être en juin et de devoir rendre mon mémoire.

C'est peut être juste ce matin, c'est peut être juste comme ça. Le master me bascule dans tellement d'autres dynamiques de fonctionnement qu'il fallait bien que je flippe un peu à un moment où à un autre. C'est léger, plus quelque chose qui tient du malaise passager, mais je comprends peu à peu que ma future vie se met en branle. J'ai fait trois ans de prépa, je suis en master de littérature, je passerai l'agreg d'ici deux ans.  Waouh.

jeudi 10 octobre 2013

En direct de l'amphi 7C.

Pour une raison mystérieuse, blogger sur android refuse de faire passer les accents circonflexes et trémats, donc ce sera un article plein de fautes, tant pis.

Bon, puisque j'écris en direct de mon cours, c'est bien que je m'ennuie profondément. Enfin au moins un peu, mais là c'est plutôt profondément. C'est un des cours dont j'ai parlé, à vocation de combler les lacunes, et qui est bien bien bien relou. Très large, très bateau, pour qu'on comprenne la topique relative à l'exploitation de l'objet en littérature. Bon, soit. Franchement j'ai du mal à imaginer ce que ça peut donner en partiel... Quel genre de questions on pose avec des connaissances aussi vagues et des concepts si flous ? L'étymologie ? Trouver un exemple de description d'objet en littérature/art (oui, parce que c'est aussi un cours d'esthétique, ce qui concourt à expliquer pourquoi on se perd autant dans des considérations diverses et très très très variées) ?

Je reprends cet article deux jours plus tard, et plus du tout en direct de l'amphi 7C. Là, maintenant, je suis plutôt en direct de mon assiette de pommes de terre (du coup, j'ai un appart' qui pue la patate. Si vous saviez ce que j'ai ri en écrivant ça !). Les plus malins d'entre vous verrons que je poste à 18h, et que je ne devrais PAS être en train de bouffer. Ce qui m'amène à l'obsession du moment dans ma vie : j'ai FAIM. J'ai l'impression de passer ma vie à le penser, le dire et m'en plaindre. Je ne pense qu'à bouffer (et un peu à mon taff. Ah et il y a mon copain aussi, mais des fois ça va ensemble), et par conséquent, je mange beaucoup. Et pas que des légumes, bien évidemment, sinon c'est pas drôle. Ce problème s'accompagne donc de son corollaire : "AAAAAH-j'ai-pris-deux-kilos-depuis-juin-je-suis-énorme-je-vais-mourir-obèse". Evidemment, j'ai des amis et un copain qui passent (beaucoup) de temps (pardonpardon) à me dire que je ne suis pas grosse, que 2kg c'est rien et que je suis bonnasse comme ça. Maiiiiiiiiiiiiiiis. Je reste complètement une obsédée de mon poids, par mon apparence, et tout le reste de l'attirail de l'adolescente complexée.

Le seul contre argument que je peux opposer à ma culpabilité d'engloutir un chocolat viennois (1/4 de chocolat, 3/4 de chantilly, j'en rêve depuis), c'est "si ton corps demande, c'est qu'il en a besoin, alors arrête de faire l'idiote et va chercher un kebab" (c'est bon, je suis bien passée pour une goulue, là ?). C'est vrai que j'enchaîne sérieusement les journées chargées (cours-3h à la BU-recherches-sport), mais bon, ça n'excuse rien. Le premier qui me donne des conseils style ne pas manger devant un livre/ordi, ou encore de poser ma fourchette entre chaque bouchée peut avaler sa langue direct, tellement j'ai soupé de ce genre de bêtises. Si ça suffisait, on ne s'amuserait pas à faire 5h de sport par semaine, ou a manger des salades à longueur d'hivers. Je suis en pleine recherche d'équilibre, et pour l'instant je ne le trouve pas.

En parlant de recherche (transition de dingue), la partie de la journée qui n'est pas consacrée à manger l'est à travailler, et notamment sur mon mémoire (la folie chez Victor Hugo pour ceux qui dorment au fond) et mon mini-mémoire (l'écriture de l'idiotie dans Le Journal Intime de Sally Mara de Queneau). J'en profite aussi pour faire une disserte d'hk et pour lire un peu. 'Fin je vais pas revenir sur le fait que je suis toujours sur 30 000 choses à la fois, je pense que tout le monde a compris.

Voilà !

lundi 7 octobre 2013




« J'ai décidé de travailler sur la folie chez Victor Hugo.
- Ah ! C'est LA bonne question. » 



Bref, en ce moment, ça va.