vendredi 30 mai 2014

Ecrire un mémoire (1) : trouver un sujet et attaquer le mémoire.



J'inaugure aujourd'hui une série d'articles sur la méthode du mémoire. Les conseils que je vais donner concernent essentiellement mon expérience, mise en rapport avec celle de quelques uns de mes camarades ; ils n'ont pas valeur de lois universelles, évidemment. 


La première étape, c'est bien sûr de trouver un sujet.
Le premier conseil que j'aurais à donner, c'est de commencer la recherche du sujet tôt. J'ai des amis qui n'avaient toujours pas vraiment de sujet en octobre, ce qui implique une prise de retard considérable sur les autres, pas tant au niveau de l'avancement du travail (soyons objectif : en octobre/novembre, on est tous occupés par autre chose que le mémoire) qu'à celui de la maturation du sujet. Si vous êtes en khûbe, il faut commencer à y pensez dès la fin des écrits. Et quand je dis "y penser", je veux dire activement, pas juste dans un coin de la tête. Cette année, un jour où je n'en pouvais plus de la folie et que je vomissais Victor Hugo (oui, les craquages quand on y passe des jours, c'est une réalité), j'ai passé un après-midi à voguer sur Fabula, à consulter les pages d'études sur les auteurs que j'aime bien, à faire des liste des sujets qui m'intéressaient, tout ça pour enfin trouver un sujet de mémoire pour mon master 2. A la fin de l'après-midi, j'avais tout une liste de sujets envisageables, et j'ai pu contacter différentes personnes pour amorcer le travail du M2. Avoir un sujet en tête tôt, voir plusieurs, ça permet de se projeter, et de donner un aspect concret au sujet donné.

Le mémoire est un travail que vous allez vous coltiner pendant un, voire deux ans ; il est crucial d'y réfléchir à deux fois, de bien se demander si on est capable de s'enfiler de la critique et des oeuvres sur un même thème et/ou d'un même auteur pendant une année entière. D'où l'importance de chercher différents sujets, histoire d'ouvrir un maximum de possibilités tant que rien n'est fixé. 

La deuxième étape, c'est de définir le sujet.
Alors là, je n'ai pas de méthode propre. Personnellement, je me suis forcée à ne rien faire du tout pendant les vacances d'été qui ont suivi la khûbe, histoire de savourer des vacances que je n'avais pas eues depuis trois ans. Mais en vrai (c'est ce que je vais faire cette année) il vaut mieux attaquer pendant l'été, en lisant les oeuvres qui peuvent finir en corpus et des oeuvres critiques portant sur la notion du mémoire ; il s'agit de trouver le bon cadre de références avant d'attaquer les choses sérieuses.

Un point sur le matériel
Dans la brochure de conseils pour le mémoire, on nous disait d'utiliser un classeur pour organiser nos idées directement, mais je n'ai jamais trouvé ça pratique : franchement rien ne vaut un petit carnet de notes, voire un petit cahier, où vous pourrez répertorier les entretiens, les notes de lecture, les pistes de réflexion, etc. L'intérêt, c'est de pouvoir le trimbaler partout quoi qu'il se passe, parce que l'inspiration est loin de venir quand on a prévu de passer la matinée à la BU... C'est plus quand on est dans les transports bondés, sous la douche ou sur le point de s'endormir, étonnamment ! Alors, ok, le carnet n'aide pas plus que le classeur quand tu as de l'inspi sous la douche, mais au moins il tient dans une poche et il n'ajoute pas 20kg à ton sac de cours. Outre le carnet, il faut évidemment avoir un bon traitement de texte, mais je ne vais pas m'étendre là-dessus tellement ça semble évident à tout le monde.

Calendrier indicatif
Avril-Juin : chercher un sujet et un directeur.
Juillet : valider du sujet/directeur et inscriptions.
Aout-Octobre : délimiter le sujet, son cadre de référence et sa bibliographie.
Novembre : mois off, profitez-en pour bosser les partiels et pour rendre des mini-mémoires cohérents.
Décembre : établir un premier plan.
Janvier : rédiger une première version de l'introduction.
Février : dernières lectures, le plan est définitif.
Mars : mois off, pour s'occuper du mini-mémoire de second semestre.
Avril-Mai (voire Juin) : rédiger le mémoire.
Juin, Juillet ou Septembre : soutenance du mémoire.



Je pense que j'ai fait le tour de cette première étape. N'hésitez pas à partager votre propre expérience du mémoire, me dire comment vous vous êtes organisés et comment vous l'avez vécu. Dans les prochains épisodes : 

mercredi 28 mai 2014

Hé ! Les gars !



Aujourd'hui, je soutiens mon mémoire.




Des bisous.



Edit : La prof a été horrible (bien bien pire qu'une colleuse hargneuse, mais vraiment). Elle m'a descendue pendant une heure et demie, pour finir par me dire que j'avais le niveau ni pour l'agreg ni pour la recherche. Voilà, j'ai eu 13, alors qu'objectivement (pas de mon avis, de celui d'autres spécialistes), mon travail valait entre 14,5 et 17. J'avoue, j'ai un peu les boules. 

lundi 19 mai 2014

Going through the motions

Encore un message en coup de vent pour dire que là, j'ai pas le temps pour les posts élaborés, mais que je reviens un de ces quatre, juré.

Je suis en train de finir mon mémoire (et je veux dire en temps réel, il me reste un paragraphe). Donc je serai bientôt libre de batifoler dans les champs ensoleillés. Enfin, si on me laisse une seconde avant ma soutenance, que je passe le 28 (à 18h, paye le stress accumulé de la journée passée à attendre). Sinon : 
  • Je commence à penser à mon déménagement : je commence à trier les machins, à superviser mon méga ménage de départ, à plier mon linge et à voir ce que j'emporte ou pas. Et je fais plein de plans pour imaginer comment je vais caser mes affaires dans le nouvel appart'.
  • Je fais plein de listes pour Tours. De fringues, de trucs à emmener... Il y a une demie heure, j'ai commencé à faire une liste de séries (si vous en avez à suggérer, c'est le moment) à me mater le soir ; il va falloir que j'envisage la même pour les bouquins, qui vont représenter au moins la moitié du poids de ma valise. 
  • Je pense à plein de trucs "à faire" pour cet été. Après juin, après Tours. Quand je serai chez moi, et qu'il me restera un mois bien tassé à meubler. En vrac, je pense à piscine, potes, sport. 
Bon voilà, rien de palpitant niveau nouvelles, juste un petit coucou pour dire que je ne suis pas morte, que je suis au bout de mon mémoire et que tout ça devrait finir par finir. 

Bisous.

dimanche 11 mai 2014

Le saviez-vous ?





Les semaines passent et ne se ressemblent pas. 

Enfin quand ma semaine peut être résumée par deux jours de panique en attendant de me faire pourrir par ma directrice, des fiches d'ancien français, un four à gaz qui s'en prend à mes cheveux, des heures d'attente angoissée, un orgelet et une insomnie, franchement je préfère qu'elles ne se ressemblent pas.

Je tiens le bon bout : j'imprime d'ici une semaine et demie grand max, je soutiens fin mai, et j'aurai fini mes partiels dans 72h. En attendant, je me remets, et plus que tout, je m'y remets.

La suite un jour meilleur.


(À suivre : Proust, imprimer son mémoire, la soutenance, mon sujet de M2, le bilan de l'année, déménagement, lectures et départ à Tours).

lundi 28 avril 2014

Il faut se faire fou ; c'est encore le plus sage




Je sais, je sais, j'ai promis des articles qui ne viennent pas. J'avoue que ces temps-ci c'est un peu le branle-bas de combat : je suis toujours en plein dans mon mémoire. Ma première partie s'est passée sans souci... Enfin je pense, même si ma directrice ne donne aucun signe de vie depuis que je lui ai envoyé mon travail, accompagné de centaines de questions. La seconde est bien plus difficile à gérer, pour plein de raisons techniques. En plus, je commence à préparer mon déménagement, qui aura lieux dans trois semaines (en gros) et mon départ pour Tours, dans un gros mois. Autant dire que la pression est au rendez-vous...

Bref, je reviens bientôt j'imagine, mais il est clair que mes billets sont de moins en moins réguliers. J'ai pourtant plein de choses à dire sur mon rapport à la fac, mes lectures et l'avancement de différents projets. Ce sera pour plus tard, quand j'aurai un peu plus le temps de souffler. 

Portez-vous bien.

mercredi 2 avril 2014

Et bin Proust attendra !



Comme prévu, je suis en pleine rédaction de mon mémoire, puisqu'il me reste environ un mois et demi avant de passer à la casserole de la soutenance. En attendant, je suis plongée dans mon grand un, et je dompte peu à peu la panique qui m'a envahie ces derniers jours. 

C'est drôle, il aura fallu que je me retrouve nez à nez avec mon traitement de texte vide pour comprendre mon mécanisme d'écriture. Même si je l'avais présenti avant, c'est toujours assez agréable de mettre le doigt sur un des noeuds qui me construisent. Donc voilà, avant un gros gros boulot, ou un travail inédit et exigeant, je suis paralysée. Je reste quelques heures, voire quelques jours à fuir ma responsabilité, à refuser d'ouvrir mon document ou de poser les premiers mots de ma dissertation. Pire qu'une boule au ventre, je me sens complètement bloquée, comme si j'étais au bord d'un gouffre et que mon tortionnaire me laissait dix longues minutes pour voir l'abîme dans lequel il va me précipiter. J'ai le temps de voir combien c'est profond, et d'envisager tout le temps que je vais passer à avoir peur avant de commencer à être morte. Là, c'est pareil. J'ai l'impression de le regarder, ce petit document vide où j'ai à peine copié/collé mon plan, et je fixe son néant. J'analyse les parties pleines de points d'interrogations, que j'ai laissées telles quelles en me disant que je serai sûrement plus intelligente quand j'entamerai la rédac', et que ces sous-parties mystérieuses se rempliraient toutes seules (haha !). J'ai le temps d'envisager toutes les minutes de migraines où il faudra que je continue d'écrire, toutes les soirées à ne pas m'endormir parce que je continue de penser à mon paragraphe en cours, toutes ces possibilités de formulations nulles et de remarques inintéressantes... Je vois ma directrice me dire que "oulala, ça va pas du tout, tout ça. J'ai peut-être fait une erreur en vous confiant un sujet aussi large".
Je sens tout ça ; j'Angoisse avec un A bien plus grand qu'une majuscule.

Et puis j'y vais. Une impulsion, comme ça, d'un coup. L'envie que ça commence, histoire que ça se termine, sans doute. Un paragraphe correct, et d'un coup je respire. Ca fait maintenant plus d'une journée que j'ai commencé ; ça m'a trotté dans la tête pendant tout le temps que j'ai passé à la fac aujourd'hui. Demain j'y consacre aussi une journée pleine, en espérant avancer vite, plus vite, et surtout bien. En comptant la table des matières et la page de présentation, j'en suis à seize pages ; seize pages dont je suis fière, et dont je n'attends que des volontaires pour m'assurer que je ne trouve pas ça bien uniquement parce que j'ai passé des heures et des heures dessus, et que mon abrutissement me protège simplement de la déception d'avoir passé tant de temps à pondre un travail minable. J'ai envie de retours, mais j'en ai peur, bien sûr, parce qu'il y a toujours la possibilité que ce ne soit pas bon, et que dans ce cas il faudra bien y faire face ; puis réécrire. 

Le mémoire peut être un calvaire, je pense. Dans mon cas, c'est une émulation épuisante qui me rappelle un peu le masochisme de la prépa. Avoir mal, mais être fier d'en arriver là après tant de souffrances (non non, je n'exagère pas !) 

Bon... bin j'y retourne alors !

lundi 31 mars 2014

Pssst !







Je me remets d'une luxation de la cheville,
et je reviens pour vous sur ma lecture de Proust.
Tendresse et chocolat.



mardi 18 mars 2014

Où l'on évoque le labeur, le boulot, et aussi le taf.




Bon. Il est clair que j'entame une période difficile, et stressante. Youpi-tralala-boumboum. Bienvenue dans ce moment merveilleux de la rédaction du mémoire. Et ouais. Tu vis heureux, épanouis et enchanté des premiers rayons du soleil qui illuminent ton visage fatigué, et BAM, on te rappelle plus ou moins gentiment que t'es plus si en avance que ça dans ton mémoire, que rendre une intro et la corriger, c'est cool, mais que tu as deux parties et une conclu à rédiger, aussi, en fait. Oh, et puis un mini-mémoire à rendre, tiens. Et une demie-douzaine de bouquins à lire pour les cours. Ah, et n'oublies pas que tu déménages dans deux mois aussi, alors bouge un peu pour avancer ton tas de paperasse. Enfin bon, avant tout, le mini-mémoire, histoire d'avoir la satisfaction d'avoir fini un truc et que ça traine plus dans tes pattes pendant que tu penses à ton mémoire.

Go ! Go ! Go !

dimanche 9 mars 2014

"Le baby sitting, c'était vraiment important dans la vie de Freud".

L'année continue, et il me manque toujours des notes du premier semestre. Je viens d'apprendre que j'ai eu 16 à mon suivi de mémoire, ce qui est à la fois encourageant, et super angoissant vu la tonne de corrections que ma directrice me demande de faire. Je prépare aussi mon dossier de séminaire. Je voulais le faire sur L'Homme qui rit, mais le prof ne veut pas de dossier qui excède huit pages, donc j'ai changé (pour ça et un peu à cause de ma saturation progressive de l'oeuvre de Victor). Je repars sur Queneau pour mon séminaire sur eros et catharsis comique, du coup, et cette décision a considérablement allégé ma semaine. 

J'en viens à un autre sujet qui me travaille : je n'ai pas vraiment d'idée de comment ça se passe après. Alors bien sûr, il y a après le master, et là ça va à peu près : agreg, capes, boulot, thèse, tout ce bordel là. Mais entre les deux, j'ai une deuxième année de master à valider, et plus important encore, un deuxième mémoire à rendre. Glups, un peu. Ce matin, je me suis donc réveillée avec l'idée de trouver au moins deux/trois pistes à soumettre à mes amis, voire à des profs, histoire d'avancer un peu. Ca peut paraître complètement abusé d'y penser déjà alors qu'on n'est qu'en mars, alors je vais revenir une seconde sur mon calendrier. En mars, je conçois/rédige mon dossier de séminaire. En avril et mai, je rédige mes deux parties de mémoire, et en juin je pars à Tours pour m'occuper des oraux du CAPES. Or, il faut qu'à mon retour, en juillet, j'ai trouvé mon nouveau directeur de mémoire, qu'il ait validé mon nouveau sujet, et que je parte direct sur ma biblio. Parce que ouais, la fac c'est tranquillou, mais bon, en M2 on doit rendre 40 pages écrites dès décembre, donc faudra se bouger. Après une bonne heure de recherches et de notes, j'ai fini par ressortir une liste, que je vais essayer d'expliciter ici.

  • La piste "vas-y reste sur le XIXe, c'est cool quand même !" : en vrac : la prostitution, les fous voyageurs, la fuite.
  • La piste "je ne veux pas être cantonnée à la littérature" : un sujet sur littérature et histoire, sans aucune autre idée. Voilà voilà. A la limite, combo des deux premières pistes sur une histoire culturelle du XIXe, mais sur quoi, auuuucune idée. 
  • La piste "hé ! Si je travaillais sur des auteurs rigolo ?" : Pratchett ou Gaiman, parce que c'est cool. La question serait alors : est-ce que je travaille avec une spécialiste d'auteurs jeunesse alors que ni l'un ni l'autre ne se restreignent à un public jeunesse, mais comme ce ne sont pas des auteurs canoniques, les ranger dans la case "jeunesse" permet de les étudier quand même, ou est-ce que je m'adresse au spécialiste du rire, qui travaille essentiellement sur Molière et Feydeau et qui va être un peu paumé si je lui propose un sujet pareil ? 
  • La piste : "La liste des bouquins géniaux que ma famille m'a mise entre les mains et qui mériteraient bien d'être analysés !" : L'Homme qui savait la langue des serpents, Une trop bruyante solitude. Sans aucune idée précise de sujet, mais ça déchirerait sa mère. Et ça me ferait bien plaisir. 

Voilà, en vérité je ne sais pas à qui adresser cette liste. Si j'en parle à ma directrice elle m'orientera forcément vers le XIXe, et je ne sais pas vraiment à qui d'autre je peux en parler. Les universitaires me détourneront sans doute des idées plus fantaisistes sur la jeunesse, et je n'ai pas vraiment assez d'idées  précises pour m'adresser à qui que ce soit concernant les auteurs familiaux ou littérature et histoire. Un coin de ma tête et paumé, quoi. Le reste pense "AAAAAAH. REDIGEEEEE !", ou se projette dans des vacances encore vraiment trop lointaines. Si jamais vous avez des avis, n'hésitez pas à m'en faire part, ça m'aiderait bien. 

Pierre et Gilles. L'eros, c'est fun

lundi 17 février 2014

Volume 2. Les méandres sournois du second semestre.

Le premier semestre est une vraie découverte ; pour moi, qui débarque de prépa, mais aussi pour ceux qui ont été en licence : le rythme est différent en master, on est bien moins coachés, et les directeurs nous oublient un peu. Niveau mémoire, c'est la panique : personne ne sait trop comment travailler, et les exigences sont très évasives. S'ajoute à ça les séminaires, pour lesquels il faut lire, et surtout écrire un mini-mémoire de 10 pages (minimum). Plus les cours, mais ça on connait tous, donc bon.

Les premiers partiels arrivent, les premières notes, et c'est là que ça commence à coincer. Les partiels sont généralement en janvier, ce qui veut dire qu'on enchaîne directement partiels et reprise des cours. Pour moi, et de ce que j'ai vu chez les autres, c'est la même, ça a été chaud. Bon, on passera sur les lieux commun pourtant vrai du temps pourri qui plombe la motivation, et on s'attardera sur ce qui fait la vraie difficulté de cette transition : pas de pause. Ca m'a l'air d'être un phénomène propre à la fac, d'ailleurs : pas de barrières strictes. On enchaine 1e et 2nd semestre sans vraie rupture, donc ça permet peu de faire le point. On est mi-février, je suis déjà en train de me projeter dans ce que je vais rendre ce semestre, et pourtant il me manque encore plein de notes du premier semestre ! Techniquement, je ne sais pas si mon travail a réellement été efficace, s'il faut que je remette en question certains principes de travail... Je me sens perdue. Un exemple parmi d'autres, mais assez symptomatique : je suis en train de préparer ma rédaction de première partie de mémoire, après avoir envoyé mon plan détaillé puis mon intro rédigée à ma directrice, il y a deux semaines. Aucune nouvelle. Donc je me lance dans une rédaction importante sans savoir si j'ai fait de grosses bourdes de définitions, si ma mise en page est correcte, si mon style est lisible. Perdue, j'vous dit. 

Pour en revenir strictement au second semestre, je vais faire un topo rapide sur ce que j'ai commencé à en voir :

Le cours de théorie littéraire et esthétique, dont j'ai déjà parlé, est sur le personnage ce semestre. Le cours est franchement intéressant, c'est une surprise plutôt agréable. Surtout que les trois premiers cours (relou) étaient sur les analyses textuelles du personnage (= le personnage n'est qu'un être de papier sur lequel il ne faut rien plaquer, il doit être considéré selon ses actions dans le récit, et pas comme un être psychologique), et ils se sont fait défoncer par la nouvelle intervenante qui a passé le cours à expliquer pourquoi c'était n'importe quoi de dire ça. Bin ça fait du bien. 

Le cours de littérature et histoire est super cool aussi ; bien mieux qu'au premier semestre ! On parle de la notion de guerre civile. C'est vraiment captivant de voir comment la notion peut évoluer au cours des époques. 

Le séminaire que j'ai choisi est un peu particulier. J'hésitais entre celui-ci et "arts et histoires du mensonges", mais vu que la prof ne s'est jamais pointée au cours, j'ai fini par choisir "hystérie et histrionisme chez Molière et Feydeau", un angle parfait pour mon mémoire. Sauf que. En fait c'était le sujet du séminaire de l'année d'avant, et le prof avait zapé de changer l'intitulé. J'ai gardé le cours parce que ce prof est vraiment chouette et aussi parce que le nouveau sujet, c'est "l'implication de l'argent dans l'eros et le rire", ce qui reste super passionnant. Je commence à avoir un sujet en tête sur L'Homme qui rit. Oh, et je vais m'arrêter une seconde sur ce prof, quand même. Cette personnalité rafraîchissante qui commence à nous raconter une pièce de Feydeau, s'arrête, mort de rire, et nous lance "Oh ! non, je ne vous raconte pas ! Je l'apporte la prochaine fois et on le regarde ensemble !" ou qui ouvre la fenêtre en début de cours et dit "Bon, il paraît qu'il va neiger aujourd'hui. S'il neige on arrête le cours et on regarde la neige tomber ! C'est tellement poétique." Voilà, les figures de doux dingues sont assez apaisantes dans ce monde où les profs ne semblent pas avoir grand chose à faire des étudiants en face d'eux.

Enfin, une dernière bonne surprise, c'est mon cours d'anglais. Mon premier prof de version était un peu mou, et peu exigent, même s'il notait super dur (c'est encore plus énervant quand, à la correction, il  avoue qu'il n'a rien trouvé de mieux que ce que tu as proposé et qu'il t'a compté faux). Là, elle commence par nous parler (in English please !) de ses textes : de la grande littérature américaine ; des textes très durs, type ENS et agrégation. Et ça fait bougrement du bien !


Voilà pour le deuxième volume de mes aventures en master 1 !