mardi 14 août 2018
Hé, salut !
Bon, donc deux ans après avoir annoncé mon bonheur d'être admissible à un concours prestigieux pour la première fois de ma vie, je repasse par ici. J'ai relu quelques articles, visité tous les liens de mes anciens comparses de prépa (d'ailleurs, comment allez vous ? Envoyez moi des mails, donnez donc des nouvelles :) ), et décidé que ce serait pas mal de faire un point sur ce que je suis devenue.
En gros, spoiler, je suis devenue bibliothécaire. "Waouh, en fait la meuf elle a fait prépa tout ça pour lire toute la journée !?". Non. Chut. (Oui, je suis bibliothécaire et parfois je dis "chut", mais en fait ce n'est pas non plus le coeur de mon métier). "Mais alors tu fais quoi exactement ?". La réponse classe ce serait "j'aide les gens" ou "j'offre un des derniers services culturels gratuits de la société, en toute décontraction". Pour être plus claire : j'éduque à l'information, à reconnaître des fake news, j'aide à s'organiser pour mieux réussir ses études, j'accompagne les étudiants dans leurs recherches, et je guide tous ce.lles.eux que je peux dans le labyrinthe de la classification décimale universelle (c'est plus dur qu'il n'y paraît). Je travaille dans un département axé sur les services aux publics, et mon travail c'est d'en inventer de nouveaux, et de fluidifier ceux qui existent. Et franchement, je kiffe.
Petit retour sur la façon dont j'ai occupé ces deux dernières années : j'ai raté le concours de conservateur une fois (de quelques points), puis je l'ai retenté et je suis arrivée sur la liste complémentaire. J'étais dégoutée et je n'ai pas été appelée. J'avais beau me dire que c'est normal de rater dans un concours avec 900 candidats pour 14 places, j'ai eu du mal à digérer. Cette année j'en ai tenté deux (bibliothécaire et conservateur), et ce coup-ci je les ai eu (assez brillamment, je dois bien l'avouer malgré tout mon syndrome de l'imposteur). En parallèle, j'ai travaillé deux ans en bibliothèque universitaire, d'abord comme chargée des formations des usagers et ensuite à la direction du département. Ca m'a conforté dans l'idée que ce boulot était fait pour moi et j'ai commencé à me sentir à l'aise.
Et maintenant ? Et bien mon aventure de titulaire se prépare ; je vais partir à l'ENS (et oui !) SIB (pour "sciences de l'information et des bibliothèques") pour ma formation post-concours d'un an et demi. J'ai hâte d'y être, d'apprendre et de rencontrer ma future promo ! Et évidemment de prendre mon poste en juillet 2020.
Et vous, ça va ?
lundi 13 juin 2016
La suite.
Je vous ai laissé il y a neuf mois avec l'annonce de ma réorientation professionnelle : j'abandonne l'enseignement pour me rediriger vers les métiers du livres. C'est dingue à quel point écrire ça fait du bien, même après autant de temps ! Donc oui, six ans après le bac, trois ans après la fin de ma prépa, je suis en plein dans la vie active... Ou presque !
Faisons les choses dans l'ordre. Cette année, j'ai fait un DUT en année spéciale, ce qui veut dire que j'ai bouclé les deux ans de ce diplome pro en 8 mois. J'ai énormément appris pendant cette période, et j'ai testé des petits boulots qui m'ont beaucoup plu. Je pense par exemple aux deux salons du livre de cette année, pour lesquels j'ai travaillé ; malgré la fatigue (en gros 60-70h de boulot par semaine + révisions de partiels), ça a été des expériences très enrichissantes. Maintenant et depuis avril, je suis en stage dans une BU d'université, et ça me plait ENORMEMENT ! C'est fou d'avoir trouvé sa voie, et d'être enfin en phase de réaliser un projet pro !
Parce que oui, la vraie,grande, bonne nouvelle de ce début de mois, c'est que je suis admissible au concours de conservateur d'Etat des bibliothèques. Je passe les oraux dans deux semaines... Un premier en anglais le 23, un en culture générale et un autre en allemand le 29 (bon anniversaire !) et enfin l'oral professionnel le 30. Croisez les doigts pour moi ! Au niveau des épreuves, c'est beaucoup en mode prépa : préparation d'une ou d'une demie heure pour un passage en trente minutes, analyse et questions comprises.
Je passe par des milliers de phases. Entre l'excitation du début d'être parmis les 39 admissibles sur les 500 inscrits à l'effroi le plus total quand j'ai constaté que je ne suis pas au niveau pour plein de trucs. La fatigue, à force de ne plus pouvoir dormir sans somnifère, et maintenant, la résolution. Je passe bien à l'oral et, c'est vrai, je ne sais pas tout. Du tout. Je ne suis pas hyper au point sur l'actu, même si je le bosse, je n'ai pas parlé allemand depuis 5 ans, même si je m'y remets. Mais j'ai un projet pro construit, mais je suis bonne en anglais, mais j'aime les concours. Et pour la première fois depuis longtemps, je crois en moi, et dans cette réussite. J'ai hâte de me présenter devant eux, et de leur montrer que je suis une bonne professionnelle. Je suis enthousiaste et motivée.
Pour me remonter le moral quand j'ai un coup de mou, je calcule. J'avais à peine plus d'1% de chance de réussir le concours quand je m'y suis inscrite. Quand je suis allée aux écrits, il y a tellement d'absentéisme que je suis passée à 4% de chances. En étant admissible, je fais partie des 10% des meilleurs candidats. Il y a 14 places pour 39 admissibles, donc sans compter ceux qui ne viendront pas (les admis à d'autres concours par exemple), je grimpe à 35% de chances de réussir. Une chancce sur 2,7.
Voilà, c'est bête, mais j'y crois à fond. Et je suis extrêmement persuadée que ça joue.
Je passe par des milliers de phases. Entre l'excitation du début d'être parmis les 39 admissibles sur les 500 inscrits à l'effroi le plus total quand j'ai constaté que je ne suis pas au niveau pour plein de trucs. La fatigue, à force de ne plus pouvoir dormir sans somnifère, et maintenant, la résolution. Je passe bien à l'oral et, c'est vrai, je ne sais pas tout. Du tout. Je ne suis pas hyper au point sur l'actu, même si je le bosse, je n'ai pas parlé allemand depuis 5 ans, même si je m'y remets. Mais j'ai un projet pro construit, mais je suis bonne en anglais, mais j'aime les concours. Et pour la première fois depuis longtemps, je crois en moi, et dans cette réussite. J'ai hâte de me présenter devant eux, et de leur montrer que je suis une bonne professionnelle. Je suis enthousiaste et motivée.
Pour me remonter le moral quand j'ai un coup de mou, je calcule. J'avais à peine plus d'1% de chance de réussir le concours quand je m'y suis inscrite. Quand je suis allée aux écrits, il y a tellement d'absentéisme que je suis passée à 4% de chances. En étant admissible, je fais partie des 10% des meilleurs candidats. Il y a 14 places pour 39 admissibles, donc sans compter ceux qui ne viendront pas (les admis à d'autres concours par exemple), je grimpe à 35% de chances de réussir. Une chancce sur 2,7.
Voilà, c'est bête, mais j'y crois à fond. Et je suis extrêmement persuadée que ça joue.
samedi 5 septembre 2015
The next stage
Waouh. Sixième rentrée depuis mon hypokhâgne. Qu'il est loin le temps des inquiétudes des biblios non finies (ni mêmes entamées) ! Et pourtant. Pourtant je me retrouve à flipper comme il y a six ans devant tout ce nouveau programme que je ne connais pas. Nouvelles matières, nouveau lieux, nouveaux collègues... Et tout ça ne fait que commencer.
J'ai l'impression d'être à un tournant de ma vie. Mes études théoriques sont derrières moi, mais je ne suis pas encore pleinement dans la vie active ; il me reste cette année de transition. Encore un an à galérer pour mes bourses, bûcher sur des DM et à attendre les vacances en gémissant. C'est assez drôle de constater combien cette dernière année scolaire est similaire à l'hypokhâgne ; j'ai l'impression de clore quelque chose.
J'ai donc été prise en DUT Métiers du livre, en année spéciale, c'est-à-dire dans une formation en un an au lieu de deux ; du coup on burine comme des malade pendant 6-7 mois et puis on part en stage. 35h/semaine, plein de matières dont je comprends à peine les titres, vraiment cette rentrée a un air de déjà vu ! Pourtant, même si je stresse, je me rends compte de tout le chemin que j'ai pu parcourir depuis que j'ai passé pour la première fois le seuil de ma classe d'hypo. Je suis perdue, et une fois de plus stressée, mais je sais qui je suis, et où je vais.
Et je vais où, alors ? Parce que, en vrai, après la prépa, y a quoi ? Bon, cette phrase a un peu la classe, mais je ne vais pas m'amuser à détailler toutes les choses qu'on peut faire en sortant de khâgne A/L. Je vais me contenter de ce que j'ai choisi. Et en gros, j'ai choisi de m'ouvrir : en sortant de khâgne, mon avenir était tracé. Mémoire-Erasmus-Agreg, un grand classique pour une spé lettres. Et puis... Non. Je n'ai pas envie d'enseigner. Ou plus précisément, je ne veux pas faire carrière dans l'enseignement. Je pense toujours que je serais une bonne prof (oui, j'aime m'autocongratuler, il faut bien que quelqu'un se dévoue pour le faire !), mais je ne compte pas faire du français pendant 10 ans. La vérité, c'est que j'ai envie de faire plein de choses. Mais vraiment plein. Et que je veux me laisser la liberté de changer d'avis, de bouger, et d'avoir le choix.
Alors j'ai validé mon master recherche avec mention très bien, et j'ai adoré travailler sur les liens entre comique et argent au XIXe siècle. A tel point que quand mes directeurs m'ont proposé de continuer le sujet en thèse avec eux, j'ai dit oui (avec un grand sourire). Mon premier projet sera donc la thèse, si possible financée. Oui, j'aime croire en mes rêves ! Et là, vous allez me dire "Euh, oui, ok ? Donc là tu t'engages dans une formation de métiers du livre, et en fait c'est pas ce que tu comptes faire ?". Bin non, pas que. J'ai envie de bosser en bibliothèque, et c'est là qu'arrive le projet n°2 : passer les concours de fonctionnaires pour avoir un job l'an prochain, dans l'idéal comme fonctionnaire d'Etat. Oui, j'aime croire en mes rêves. Comme ça, si ma thèse n'est pas financée, au moins je pourrais travailler dans ma BU et manger. Et justement, j'aime bien manger. Et puis au cas où je n'ai aucun concours, j'aurais toujours le diplôme pro qui me donnera une légitimité sur le marché du travail, le temps de retomber sur mes pattes. Tout va donc bien se jouer cette année :)
En dehors de tout ça, il y a le troisième projet qui chante comme le vent des grêves, fantôme vagissant d'on ne sait d'où venu, qui carresse l'oreille et cependant l'effraye (si tu as reconnu la citation cachée dans cette phrase, et qui ne cause pas du tout de rupture stylistique, bravo, tu es cultivé. Non, c'est tout, tu n'as rien gagné). Ce projet, c'est le Danemark. Partir y vivre. J'ai conçu plein d'étapes pour tester ma motivation quant à ce départ, les premières étant ingurgiter la langue, et aller faire une première visite là-bas. Ca contribue à m'ouvrir des portes, puisqu'une fois le danois appris (oui, j'aime bien me projeter), j'aurais plein de nouvelles opportunités de boulot.
![]() |
| En l'occurrence il s'agit de Honfleur, mais avec le port et les maisons colorées... Well, close enough ! |
Voilà, je ne sais toujours pas trop ce que je vais faire de ce blog, mais il semble que je retrouve le plaisir d'écrire de temps en temps. On verra bien si l'habitude se réinstalle.
mardi 3 février 2015
Bonus
Mon master se passe toujours très bien, je valide mon 1e semestre avec 17 de moyenne (je me croirais presque au lycée) et surtout... Je ne passe plus l'agreg'. Plus envie, voilà tout.
Nouveau pas dans l'orientation, j'ai décidé de bosser en bibliothèque, donc à moi les concours d'ici un an ! Je suis enfin motivée, et assez contente d'avoir trouvé un projet d'avenir qui me convienne pleinement.
Je reviens donc vers vous, ô lecteurs qui traînez encore dans le coin : si jamais certains parmis vous sont dans des formations de biblio, préparent ces concours, ou quoi que ce soit d'autre en lien avec ça, s'il vous plait contactez-moi par mail. Ca me fera hyper plaisir :)
Mon mail de blog reste le même : hypo.sarah@yahoo.fr (malgré le fait que l'hypo commence à être sacrément loin !)
Plein de bisous !
vendredi 3 octobre 2014
En passant...
J'avoue que le besoin d'écrire se fait rare. Juste un petit résumé de ces derniers mois, en passant. Mais peut être que ce sera le dernier :
- Je suis partie en Allemagne, c'était super cool, j'ai mangé plein de currywurst (mais pas que) et découvert plein d'infos chouettes.
- Je suis entrée en M2, où mon emploi du temps se divise en trois parties : 1) les cours du master 2 recherche 2) les cours de préparation au CAPES/Agreg' 3) le sport.
- Je suis vraiment très nulle en latin. J'imagine qu'à la fin du semestre j'aurai à peu près regagné un niveau correct, mais en attendant, je galère. Les versions me prennent cent ans (je n'ose imaginer quand je devrai les faire en temps limité), je suis sensée ingurgiter une feuille de grammaire/conjugaison/vocabulaire (ne rayez pas la mention inutile, visiblement il n'y en a pas) pour être à la page. Ca devient une angoisse terrible de me dire que j'ai 3 ans à galérer comme ça, juste pour espérer un 8 ou 9 en version latine à l'agreg'.
- Contre toute attente, j'aime bien la grammaire et la stylistique. Je trouve ça intéressant, exigent, mais contrairement au latin, pas insurmontable.
- Mes séminaires sont très intéressants, et j'ai déjà pleins d'idées pour mes mini-mémoires.
- Comme cours d'anglais, je n'ai pas eu le choix... Et pourtant, mon cours est incroyable : on bosse sur le processus d'addiction dans les séries TV.
- Pour le sport, c'est dur de tenir le choc vu tout ce que j'ai à côté, mais ça m'aide vraiment à décompresser et à me couper de mon bureau.
Je pense avoir fait le tour.
Sur ce, je retourne à ma version. Yeeeepeee.
samedi 9 août 2014
J'écris moins. Comme pas mal d'entre ceux qui sont passés de la prépa à la fac, le besoin de partager mes angoisses et mes joies intellectuelles se fait bien moins pressant. Alors, où j'en suis, pendant ce congé entre M1 et M2 ?
J'ai passé tout le mois de juin, et les dix premiers jours de juillet à Tours, pour le travail. Ensuite, j'ai mis une bonne semaine à m'en remettre, et j'ai enchainé sur trois semaines d'alternance sport/détente. Et puis, mon copain a fini le boulot, donc le sport est un peu passé à la trape. J'ai quitté Paris il y a deux jours pour me requinquer en Bretagne. Au programme : grandes balades (une heure de marche par jour minimum), visites culturelles (plusieurs expo, Dinan, Saint Malo), mais aussi détente (déambulations au marché, plage, et peut etre meme un poil de spa... Merci les chèques vacances). La journée, c'est balade, lectures et explorations des coins, et le soir on se cale devant un bon film ou une bonne série (Masters of sex <3). Bref, un rythme de petits vieux qui m'enchante particulièrement après cette année à courir dans tous les sens. Enfin un peu de temps pour prendre soin de moi, faire du sport, et tout.
Bon, en vrai, le travail n'est pas si loin. Si je n'ai pas encore abordé sérieusement ma biblio de mémoire 2 (elle est à peine effleurée), je commence à me concentrer sur les prépa concours qui m'attendent. Ce mois-ci, je mets particulièrement l'accent sur le latin. J'ai repris mon bouquin du CNED, et je suis en plein apprentissage de déclinaisons et de vocabulaire. J'imagine que la maturité est au moins un peu passée par là, parce que je trouve ça bien moins dur qu'en 5e ou qu'en hypo. Espérons que je réussisse à faire de vrais progrès d'ici l'an prochain... Heureusement, mon amoureux est là pour m'obliger à travailler tous les jours.
L'autre préoccupation, c'est le permis, que je n'ai toujours pas. Je reprends donc le livre de code, et je travaille comme je peux, en espérant qu'un jour, j'aurai les moyens de le passer...
Voilà pour les quelques nouvelles. Elles sont peu palpitantes, du coup j'écris moins. J'imagine aussi que vous etes moins passionnés par mes vacances que par mes dépressions pré-rendu de commentaires ˆˆ
L'autre préoccupation, c'est le permis, que je n'ai toujours pas. Je reprends donc le livre de code, et je travaille comme je peux, en espérant qu'un jour, j'aurai les moyens de le passer...
Voilà pour les quelques nouvelles. Elles sont peu palpitantes, du coup j'écris moins. J'imagine aussi que vous etes moins passionnés par mes vacances que par mes dépressions pré-rendu de commentaires ˆˆ
vendredi 4 juillet 2014
Trois p'tits Tours et puis s'en vont
Je voulais revenir un instant sur mon passage à Tours, maintenant que ma mission s'achève et que je n'aurais bientôt plus qu'à attendre mon salaire en savourant mes vacances.
Je suis à Tours pour les oraux du CAPES externe de Lettres Modernes, qui se déroulent en juin, chaque année. Je ne passe bien entendu pas (encore) le concours, mais j'y suis apparitrice. Alors bon, c'est quoi comme job ? Ca consiste en un encadrement constant des candidats : on les accueille la veille de leurs épreuves pour leur donner leurs horaires, on les conduit de la cour aux salles de préparation, puis des salles de prépa aux salles de passages, on les réconforte entre deux passages, on surveille leurs affaires, on leur indique la sortie. Ca c'est pour la présence physique près des candidats ; après il y a l'aspect "envers du décors" qui est très instructif : la veille des passages, on vérifie les sujets envoyés par les profs, et le lendemain on entre les notes dans la base info. D'un point de vue boulot, ce sont des missions simples, mais abrutissantes quand elles sont faites consécutivement pendant un mois entier.
Parce que oui, le gros point noir du CAPES, c'est l'emploi du temps : on bosse tous les jours. Même le samedi. Même le dimanche. Même le matin, à 5h45. En plus de ça, les missions tournent, pour qu'on ne se retrouve pas toujours à faire les mêmes postes relous. Ca a l'avantage de permettre à ceux qui sont du matin de finir tôt et à ceux qui sont de l'aprem de dormir jusqu'à midi, mais ça a le désavantage de ne pas laisser le corps trouver un rythme au niveau énergie/sommeil. Perso, j'ai mis une bonne semaine avant de me sentir autrement qu'épuisée, et après la 2e semaine qui s'est plutôt mieux passée, celles qui restent sont forcément épuisantes, parce que la fatigue de n'avoir aucun jour de repos en un mois s'accumule, et tout le monde est fatigué. Je suis actuellement dans cette dernière phase. Il reste une bonne semaine de concours, et je fais ma mémé quand les autres me proposent de sortir boire un verre : "haaaaaaaaaan. J'aimerais bien mais je suis vraiment crevée". Voilà, avec un rythme pareil, tu finis au lit à 21h, couchée avant le soleil d'été. L'autre désavantage lié à l'emploi du temps, c'est de ne voir personne de ta vie quotidienne pendant un mois entier : pas de jour de repos = pas de jour pour rentrer chez toi. Du coup, t'as intérêt à ce que ça se passe bien sur ton lieu de travail, parce que sinon c'est la mort.
Rester un mois dans une ville, ça veut donc dire trouver un logement pour un mois. Je devais rester chez une amie de mon père, avec qui ça s'est très mal passé, donc j'ai personnellement fini en résidence étudiante (première fois de ma vie). C'était difficile à envisager pour une asociale comme moi tant que je ne connaissais personne, mais je pense que la solution la plus intelligente est de se mettre en coloc (ce que je ferai l'an prochain si je suis reprise).
Voilà, je pense que j'ai fait le tours (haha) de mon expérience jusqu'à maintenant. Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Tendresse et chocolat.
mercredi 18 juin 2014
On voit mieux la lumière dans le noir.
Le mois de juin se prête volontiers aux bilans, et j'aime bien faire le point.
Juin, c'est le moment où je me souviens de comment c'était il y a quelques années.
Il y a quatre ans, j'étais ambitieuse. En plein dans le bac, je déménageais loin de chez mon père et je m'apprêtais, moi aussi, à connaître cette prépa qui me semble tellement loin maintenant.
Il y a trois ans, j'étais heureuse. Je me découvrais enfin ; je me sentais complète. Oh, et amoureuse, très amoureuse. Je passais mes journées post concours blanc à apprendre des poèmes, et mes nuits à me balader dans les rues et à discuter jusqu'à l'aube.
Il y a deux ans, j'étais libérée. Le concours était fini, la cube s'annonçait, et elle s'annonçait bien. J'avais passé une année difficile, et j'en voyais enfin le bout. Libérée des gens stupide, soulagée d'être enfin appréciée pour ce que j'étais, et pas pour ce qu'on voulait que je sois.
Il y a un an, j'étais déçue. Pas de sous-a. Mais pas seulement. J'avais peur de la suite, du mémoire, de mon déménagement sur Paris, de ma vie à deux qui commençait à être sérieuse... Je me sentais spectatrice de tous ces changements étranges qui se faisaient sans mon approbation. Je me sentais heureuse, mais stressée : tout allait bien, mais mes périodes de stabilité n'ont jamais été très longues. Et puis tant de changement voulait forcément dire quelques taules !
Cette année, je valide mon master 1, et donc l'achèvement de ma quatrième année d'études. Je me suis pris quelques taules, tant il est vrai que la prépa ne prépare pas à la fac. Ma stabilité dure au point que je me suis installée avec mon copain. Que ce soit dans mon travail, dans ma vie affective et familiale ou dans mes loisirs, je me sens épanouie. Je me sens heureuse et surtout en équilibre sur tous les plans de ma vie actuelle. Même ce qui s'apprête à me poser problème (CAPES/Agreg', les premières années de professorat, la thèse) m'apparaît comme surmontable. Bref, ça va. Je pense que si la moi de 2010 avait pu contempler ce que je suis devenue dans le supérieur, elle aurait déjà eu un peu plus confiance en elle.
Si je suis honnête, je ne peux pas qualifier mon mois de juin 2014 d'"épanouissant", même si ça reflète bien mon cheminement. Je vote pour "fatigant"(et comme mon corps n'est pas une démocratie, le résultat de l'élection se porte sur mon choix à 99,9% des voix). Le travail à Tours est intense, déséquilibré et irrégulier. Je ne trouve pas de rythme qui me convienne, donc je suis toujours fatiguée, mais l'ambiance est chouette, et j'ai internet dans ma chambre. J'attends ma pause des 25 et 26 juin avec impatience, même si ce que je fais ici me plaît.
(Et j'espère que mes amis penseront à moi pour mon anniversaire, malgré le fait que je sois loinloinloin).
dimanche 15 juin 2014
Ecrire un mémoire (3) : Les consignes de rédaction du mémoire.
Voilà, le plan est fait, peaufiné, et j'ai bien vérifié tous les petits détails possibles et imaginables pour ne pas commencer à rédiger. Et puis, un jour, il faut s'y mettre. Alors bon, quelques conseils bouts par bouts.
Conseils généraux :
- Le mémoire se rédige en police 12, souvent Arial ou Times New Roman, interligne 1,5. Chaque paragraphe commence par un alinéa, mais celui qui suit et explique une citation n'en comporte pas forcément.
- Les citations sont en police 10, interligne 1, et détachées de 2 cm par rapport au texte normal. Exemple :

- Les notes de bas de pages sont en police 10, interligne 1, et se constituent de la façon suivante : NOM + prénom de l'auteur, Nom du bouquin, "article cité", Lieu d'impression, Maison d'édition, coll. "Machin", date de parution, page de référence.
- Les notes de bas de pages doivent recommencer à 1 au début de chaque partie.
Remerciements
Je n'ai pas beaucoup de conseils à vous donner de ce côté, vu que je n'en ai pas fait, mais il paraît qu'il faut toujours remercier son directeur de mémoire. Voilà, mieux vaut le savoir.
Introduction
- Faire un plan de rédac' de l'intro : Accroche, cadre de référence, justification du thème abordé, de l'auteur, du corpus, puis présentation des axes d'études, de la problématique et du plan.
- L'intro comporte environ 4-5 pages pour un mémoire de 45-55 pages. La mienne en faisait 6 pour 63 pages.
Références aux ouvrages
- Ibid. : même référence que celle qui vient d'être citée.
- Op. Cit. : l'oeuvre a déjà été entièrement citée en entier une première fois, cette notation renvoie à la bibliographie ou à la première occurrence.
- Si le corpus est petit, il est possible de donner les éditions utilisées au début du mémoire, avant l'introduction.
Bibliographie
- Elle se compose comme les notes de bas de pages : NOM + prénom de l'auteur (ou l'inverse), Nom du bouquin, "article cité", Lieu d'impression (pas obligé), Maison d'édition, coll. "Machin", date de parution, page de référence.
- Il faut classer sa biblio. Par exemple
- 1) Théorie critique
- Thème abordé n°1
- Thème abordé n°2
- Critique concernant l'auteur
- 2) Corpus du mémoire
- Livre 1
- Livre 2
- etc.
- 3) Ouvrages généraux
- Dictionnaires, précis de grammaire, de traduction, etc.
- Elle doit aussi être classée par ordre alphabétique d'auteurs.
C'est tout ce qui me vient à l'esprit maintenant ; si vous avez des questions, n'hésitez pas !
dimanche 8 juin 2014
Interlude
1)
Malgré la mauvaise surprise de ma soutenance,
je valide mon M1 avec 14 de moyenne et donc une mention Bien.
J'eusse espéré mieux, m'enfin je ne peux décemment pas me plaindre.
2)
Mon nouveau directeur de mémoire et vraiment adorable,
et surtout très encourageant. Contrairement avec mon dernier directeur, il a l'air bienveillant,
et ouvert aux idées nouvelles/interprétations qui sortent des sentiers battus.
Une très bonne nouvelle, donc !
3)
Je pars demain midi pour Tours, pendant un mois.
Je stresse.
Je présens le manque ; j'ai peur de ne pas avoir un seul jour de repos en un mois.
En plus je déteste faire mes valises.
En plus je déteste faire mes valises.
mardi 3 juin 2014
Ecrire un mémoire (2) : gérer son temps en master.
Ma plus grosse surprise, à mon arrivée à la fac, ça a été les emplois du temps. C'est sûr qu'après trois ans à tourner à quarante heures de cours/DS par semaine, se retrouver avec à peine 10h de boulot, ça fait tout drôle ! Mais j'ai été loin de me tourner les pouces cette année, et il me semble réellement qu'apprendre à s'organiser dans ces conditions est une étape essentielle à la réussite du M1.
C'est clair qu'avoir du temps pour soi après autant d'heures passées à bosser non stop et à rêver du moment où on pourra enfin lire tout ce qu'on veut ("la vocation de la classe préparatoire est de vous doter d'une liste de lectures qui vous accompagnera jusqu'à votre mort"), ça fait du bien. Mais le repos ne doit durer qu'un temps, parce que l'emploi du temps de master est beaucoup plus traitre et exigent qu'on peut le croire au premier abord.
En gros, j'ai repéré deux risques majeurs ; le premier étant de se laisser avoir par le temps libre. Un certain nombre de potes ont été pris au piège par cet emploi du temps qui ressemble à des vacances longue durée, et qui se sont retrouvés à rédiger trois mini-mémoire dans la même nuit pour ne pas être ajournés. Pour palier à ce problème, j'ai très vite défini des mois où je me concentrerais uniquement sur mes dossiers de séminaire, histoire de ne pas les bacler et de rendre quelque chose dont je sois fière. Au second semestre, quand j'ai rendu mon dossier en mars, tout le monde a halluciné : le prof s'attendait à ce que le mini-mémoire soit rendu à l'arrache au dernier moment, et possiblement au milieu de supplications pour un délais supplémentaire. Mes camarades, eux (sauf une), ont mis un moment avant de comprendre ce qu'il se passait, et que je ne rendais pas un devoir supplémentaire... Parce qu'en mars, ils étaient au début de leurs mémoires, voire en train de glandouiller, bref très très loin d'envisager la possibilité de rendre le mini-mémoire semestriel. J'en profite pour évoquer une anecdote un peu dingue sur l'organisation en master. Début mai, alors qu'il me restait environ 5 pages à rédiger, une fille a posté un message sur le mur du groupe facebook de la promo : "Dites, y en a qui n'ont pas commencé à rédiger leur mémoire ? Aidez-moi à déculpabiliser !". Plein d'étudiants ont répondu qu'ils n'avaient pas ou peu commencé. J'en suis restée comme deux ronds de flans (d'où peut bien venir cette mystérieuse expression ?), mais j'ai réalisé combien ça pouvait être chaud pour certains, la gestion du temps. Donc faites gaffe, et vous pouvez vous référer au planning indicatif que j'ai donné dans le premier post sur le mémoire, si vous vous sentez paumé.
Ceux qui suivent, et qui aiment chipoter, me diront que j'ai évoqué deux risques. Oui, bin j'y viens, deux secondes. Donc, vous aurez compris que je suis plutôt du type organisé et travailleur, niveau mode de fonctionnement, et que gérer un emploi du temps léger ne m'a pas trop gênée. En fait, à plusieurs reprises je suis tombée dans l'excès inverse, qui n'est pas moins dangereux. Avec un planning aussi léger, c'est difficile de faire une différence claire entre les semaines de cours et les temps de vacances. Du coup, pour moi, le rythme était constant, et j'ai eu beaucoup de mal à m'imposer des temps de pauses. Les vacances n'étaient plus des périodes de relachement, mais l'occasion de donner un bon coup de collier... Avant de repartir sur une période de cours où je passais de toute façon 4 jours sur 7 à avancer le mémoire. Bref, c'est fou de voir qu'on attend des vacances tranquilles pendants deux à trois ans de prépa, et que finalement on continue de bosser à fond quand on y est enfin ^^'. Ce qui m'a le plus pesé, cette année, ça a été cette quasi impossibilité du changement de rythme. Pour pouvoir me couper du travail, il fallait vraiment que je parte de chez moi, et comme je passe ma vie à être fauchée, ça n'a pas toujours été possible. Donc quitte à faire un laïus sur l'importance de s'organiser, je préviens aussi sur l'excès inverse, tant qu'à faire.
Voilà pour la gestion du temps, un des éléments vraiment casse-gueule, si ce n'est pas le plus casse-gueule de la première année de master (ça doit être chaud aussi en M2, mais au moins tu as l'expérience).
Ceux qui suivent, et qui aiment chipoter, me diront que j'ai évoqué deux risques. Oui, bin j'y viens, deux secondes. Donc, vous aurez compris que je suis plutôt du type organisé et travailleur, niveau mode de fonctionnement, et que gérer un emploi du temps léger ne m'a pas trop gênée. En fait, à plusieurs reprises je suis tombée dans l'excès inverse, qui n'est pas moins dangereux. Avec un planning aussi léger, c'est difficile de faire une différence claire entre les semaines de cours et les temps de vacances. Du coup, pour moi, le rythme était constant, et j'ai eu beaucoup de mal à m'imposer des temps de pauses. Les vacances n'étaient plus des périodes de relachement, mais l'occasion de donner un bon coup de collier... Avant de repartir sur une période de cours où je passais de toute façon 4 jours sur 7 à avancer le mémoire. Bref, c'est fou de voir qu'on attend des vacances tranquilles pendants deux à trois ans de prépa, et que finalement on continue de bosser à fond quand on y est enfin ^^'. Ce qui m'a le plus pesé, cette année, ça a été cette quasi impossibilité du changement de rythme. Pour pouvoir me couper du travail, il fallait vraiment que je parte de chez moi, et comme je passe ma vie à être fauchée, ça n'a pas toujours été possible. Donc quitte à faire un laïus sur l'importance de s'organiser, je préviens aussi sur l'excès inverse, tant qu'à faire.
Voilà pour la gestion du temps, un des éléments vraiment casse-gueule, si ce n'est pas le plus casse-gueule de la première année de master (ça doit être chaud aussi en M2, mais au moins tu as l'expérience).
vendredi 30 mai 2014
Ecrire un mémoire (1) : trouver un sujet et attaquer le mémoire.
J'inaugure aujourd'hui une série d'articles sur la méthode du mémoire. Les conseils que je vais donner concernent essentiellement mon expérience, mise en rapport avec celle de quelques uns de mes camarades ; ils n'ont pas valeur de lois universelles, évidemment.
La première étape, c'est bien sûr de trouver un sujet.
Le premier conseil que j'aurais à donner, c'est de commencer la recherche du sujet tôt. J'ai des amis qui n'avaient toujours pas vraiment de sujet en octobre, ce qui implique une prise de retard considérable sur les autres, pas tant au niveau de l'avancement du travail (soyons objectif : en octobre/novembre, on est tous occupés par autre chose que le mémoire) qu'à celui de la maturation du sujet. Si vous êtes en khûbe, il faut commencer à y pensez dès la fin des écrits. Et quand je dis "y penser", je veux dire activement, pas juste dans un coin de la tête. Cette année, un jour où je n'en pouvais plus de la folie et que je vomissais Victor Hugo (oui, les craquages quand on y passe des jours, c'est une réalité), j'ai passé un après-midi à voguer sur Fabula, à consulter les pages d'études sur les auteurs que j'aime bien, à faire des liste des sujets qui m'intéressaient, tout ça pour enfin trouver un sujet de mémoire pour mon master 2. A la fin de l'après-midi, j'avais tout une liste de sujets envisageables, et j'ai pu contacter différentes personnes pour amorcer le travail du M2. Avoir un sujet en tête tôt, voir plusieurs, ça permet de se projeter, et de donner un aspect concret au sujet donné.
Le mémoire est un travail que vous allez vous coltiner pendant un, voire deux ans ; il est crucial d'y réfléchir à deux fois, de bien se demander si on est capable de s'enfiler de la critique et des oeuvres sur un même thème et/ou d'un même auteur pendant une année entière. D'où l'importance de chercher différents sujets, histoire d'ouvrir un maximum de possibilités tant que rien n'est fixé.
La deuxième étape, c'est de définir le sujet.
Alors là, je n'ai pas de méthode propre. Personnellement, je me suis forcée à ne rien faire du tout pendant les vacances d'été qui ont suivi la khûbe, histoire de savourer des vacances que je n'avais pas eues depuis trois ans. Mais en vrai (c'est ce que je vais faire cette année) il vaut mieux attaquer pendant l'été, en lisant les oeuvres qui peuvent finir en corpus et des oeuvres critiques portant sur la notion du mémoire ; il s'agit de trouver le bon cadre de références avant d'attaquer les choses sérieuses.
Un point sur le matériel
Dans la brochure de conseils pour le mémoire, on nous disait d'utiliser un classeur pour organiser nos idées directement, mais je n'ai jamais trouvé ça pratique : franchement rien ne vaut un petit carnet de notes, voire un petit cahier, où vous pourrez répertorier les entretiens, les notes de lecture, les pistes de réflexion, etc. L'intérêt, c'est de pouvoir le trimbaler partout quoi qu'il se passe, parce que l'inspiration est loin de venir quand on a prévu de passer la matinée à la BU... C'est plus quand on est dans les transports bondés, sous la douche ou sur le point de s'endormir, étonnamment ! Alors, ok, le carnet n'aide pas plus que le classeur quand tu as de l'inspi sous la douche, mais au moins il tient dans une poche et il n'ajoute pas 20kg à ton sac de cours. Outre le carnet, il faut évidemment avoir un bon traitement de texte, mais je ne vais pas m'étendre là-dessus tellement ça semble évident à tout le monde.
Calendrier indicatif
Avril-Juin : chercher un sujet et un directeur.
Juillet : valider du sujet/directeur et inscriptions.
Aout-Octobre : délimiter le sujet, son cadre de référence et sa bibliographie.
Novembre : mois off, profitez-en pour bosser les partiels et pour rendre des mini-mémoires cohérents.
Décembre : établir un premier plan.
Janvier : rédiger une première version de l'introduction.
Février : dernières lectures, le plan est définitif.
Mars : mois off, pour s'occuper du mini-mémoire de second semestre.
Avril-Mai (voire Juin) : rédiger le mémoire.
Juin, Juillet ou Septembre : soutenance du mémoire.
Je pense que j'ai fait le tour de cette première étape. N'hésitez pas à partager votre propre expérience du mémoire, me dire comment vous vous êtes organisés et comment vous l'avez vécu. Dans les prochains épisodes :
- La gestion du temps en master
- Les consignes de rédaction du mémoire
- Préparer et passer sa soutenance
- D'autres trucs si ça me vient entre temps
mercredi 28 mai 2014
Hé ! Les gars !
Aujourd'hui, je soutiens mon mémoire.
Des bisous.
Edit : La prof a été horrible (bien bien pire qu'une colleuse hargneuse, mais vraiment). Elle m'a descendue pendant une heure et demie, pour finir par me dire que j'avais le niveau ni pour l'agreg ni pour la recherche. Voilà, j'ai eu 13, alors qu'objectivement (pas de mon avis, de celui d'autres spécialistes), mon travail valait entre 14,5 et 17. J'avoue, j'ai un peu les boules.
lundi 19 mai 2014
Going through the motions
Encore un message en coup de vent pour dire que là, j'ai pas le temps pour les posts élaborés, mais que je reviens un de ces quatre, juré.
Je suis en train de finir mon mémoire (et je veux dire en temps réel, il me reste un paragraphe). Donc je serai bientôt libre de batifoler dans les champs ensoleillés. Enfin, si on me laisse une seconde avant ma soutenance, que je passe le 28 (à 18h, paye le stress accumulé de la journée passée à attendre). Sinon :
- Je commence à penser à mon déménagement : je commence à trier les machins, à superviser mon méga ménage de départ, à plier mon linge et à voir ce que j'emporte ou pas. Et je fais plein de plans pour imaginer comment je vais caser mes affaires dans le nouvel appart'.
- Je fais plein de listes pour Tours. De fringues, de trucs à emmener... Il y a une demie heure, j'ai commencé à faire une liste de séries (si vous en avez à suggérer, c'est le moment) à me mater le soir ; il va falloir que j'envisage la même pour les bouquins, qui vont représenter au moins la moitié du poids de ma valise.
- Je pense à plein de trucs "à faire" pour cet été. Après juin, après Tours. Quand je serai chez moi, et qu'il me restera un mois bien tassé à meubler. En vrac, je pense à piscine, potes, sport.
Bon voilà, rien de palpitant niveau nouvelles, juste un petit coucou pour dire que je ne suis pas morte, que je suis au bout de mon mémoire et que tout ça devrait finir par finir.
Bisous.
dimanche 11 mai 2014
Le saviez-vous ?
Les semaines passent et ne se ressemblent pas.
Enfin quand ma semaine peut être résumée par deux jours de panique en attendant de me faire pourrir par ma directrice, des fiches d'ancien français, un four à gaz qui s'en prend à mes cheveux, des heures d'attente angoissée, un orgelet et une insomnie, franchement je préfère qu'elles ne se ressemblent pas.
Je tiens le bon bout : j'imprime d'ici une semaine et demie grand max, je soutiens fin mai, et j'aurai fini mes partiels dans 72h. En attendant, je me remets, et plus que tout, je m'y remets.
La suite un jour meilleur.
(À suivre : Proust, imprimer son mémoire, la soutenance, mon sujet de M2, le bilan de l'année, déménagement, lectures et départ à Tours).
lundi 28 avril 2014
Il faut se faire fou ; c'est encore le plus sage
Je sais, je sais, j'ai promis des articles qui ne viennent pas. J'avoue que ces temps-ci c'est un peu le branle-bas de combat : je suis toujours en plein dans mon mémoire. Ma première partie s'est passée sans souci... Enfin je pense, même si ma directrice ne donne aucun signe de vie depuis que je lui ai envoyé mon travail, accompagné de centaines de questions. La seconde est bien plus difficile à gérer, pour plein de raisons techniques. En plus, je commence à préparer mon déménagement, qui aura lieux dans trois semaines (en gros) et mon départ pour Tours, dans un gros mois. Autant dire que la pression est au rendez-vous...
Bref, je reviens bientôt j'imagine, mais il est clair que mes billets sont de moins en moins réguliers. J'ai pourtant plein de choses à dire sur mon rapport à la fac, mes lectures et l'avancement de différents projets. Ce sera pour plus tard, quand j'aurai un peu plus le temps de souffler.
Portez-vous bien.
mercredi 2 avril 2014
Et bin Proust attendra !
Comme prévu, je suis en pleine rédaction de mon mémoire, puisqu'il me reste environ un mois et demi avant de passer à la casserole de la soutenance. En attendant, je suis plongée dans mon grand un, et je dompte peu à peu la panique qui m'a envahie ces derniers jours.
C'est drôle, il aura fallu que je me retrouve nez à nez avec mon traitement de texte vide pour comprendre mon mécanisme d'écriture. Même si je l'avais présenti avant, c'est toujours assez agréable de mettre le doigt sur un des noeuds qui me construisent. Donc voilà, avant un gros gros boulot, ou un travail inédit et exigeant, je suis paralysée. Je reste quelques heures, voire quelques jours à fuir ma responsabilité, à refuser d'ouvrir mon document ou de poser les premiers mots de ma dissertation. Pire qu'une boule au ventre, je me sens complètement bloquée, comme si j'étais au bord d'un gouffre et que mon tortionnaire me laissait dix longues minutes pour voir l'abîme dans lequel il va me précipiter. J'ai le temps de voir combien c'est profond, et d'envisager tout le temps que je vais passer à avoir peur avant de commencer à être morte. Là, c'est pareil. J'ai l'impression de le regarder, ce petit document vide où j'ai à peine copié/collé mon plan, et je fixe son néant. J'analyse les parties pleines de points d'interrogations, que j'ai laissées telles quelles en me disant que je serai sûrement plus intelligente quand j'entamerai la rédac', et que ces sous-parties mystérieuses se rempliraient toutes seules (haha !). J'ai le temps d'envisager toutes les minutes de migraines où il faudra que je continue d'écrire, toutes les soirées à ne pas m'endormir parce que je continue de penser à mon paragraphe en cours, toutes ces possibilités de formulations nulles et de remarques inintéressantes... Je vois ma directrice me dire que "oulala, ça va pas du tout, tout ça. J'ai peut-être fait une erreur en vous confiant un sujet aussi large".
Je sens tout ça ; j'Angoisse avec un A bien plus grand qu'une majuscule.
Je sens tout ça ; j'Angoisse avec un A bien plus grand qu'une majuscule.
Et puis j'y vais. Une impulsion, comme ça, d'un coup. L'envie que ça commence, histoire que ça se termine, sans doute. Un paragraphe correct, et d'un coup je respire. Ca fait maintenant plus d'une journée que j'ai commencé ; ça m'a trotté dans la tête pendant tout le temps que j'ai passé à la fac aujourd'hui. Demain j'y consacre aussi une journée pleine, en espérant avancer vite, plus vite, et surtout bien. En comptant la table des matières et la page de présentation, j'en suis à seize pages ; seize pages dont je suis fière, et dont je n'attends que des volontaires pour m'assurer que je ne trouve pas ça bien uniquement parce que j'ai passé des heures et des heures dessus, et que mon abrutissement me protège simplement de la déception d'avoir passé tant de temps à pondre un travail minable. J'ai envie de retours, mais j'en ai peur, bien sûr, parce qu'il y a toujours la possibilité que ce ne soit pas bon, et que dans ce cas il faudra bien y faire face ; puis réécrire.
Le mémoire peut être un calvaire, je pense. Dans mon cas, c'est une émulation épuisante qui me rappelle un peu le masochisme de la prépa. Avoir mal, mais être fier d'en arriver là après tant de souffrances (non non, je n'exagère pas !)
Bon... bin j'y retourne alors !
lundi 31 mars 2014
Pssst !
Je me remets d'une luxation de la cheville,
et je reviens pour vous sur ma lecture de Proust.
et je reviens pour vous sur ma lecture de Proust.
Tendresse et chocolat.
mardi 18 mars 2014
Où l'on évoque le labeur, le boulot, et aussi le taf.
Bon. Il est clair que j'entame une période difficile, et stressante. Youpi-tralala-boumboum. Bienvenue dans ce moment merveilleux de la rédaction du mémoire. Et ouais. Tu vis heureux, épanouis et enchanté des premiers rayons du soleil qui illuminent ton visage fatigué, et BAM, on te rappelle plus ou moins gentiment que t'es plus si en avance que ça dans ton mémoire, que rendre une intro et la corriger, c'est cool, mais que tu as deux parties et une conclu à rédiger, aussi, en fait. Oh, et puis un mini-mémoire à rendre, tiens. Et une demie-douzaine de bouquins à lire pour les cours. Ah, et n'oublies pas que tu déménages dans deux mois aussi, alors bouge un peu pour avancer ton tas de paperasse. Enfin bon, avant tout, le mini-mémoire, histoire d'avoir la satisfaction d'avoir fini un truc et que ça traine plus dans tes pattes pendant que tu penses à ton mémoire.
Go ! Go ! Go !
dimanche 9 mars 2014
"Le baby sitting, c'était vraiment important dans la vie de Freud".
L'année continue, et il me manque toujours des notes du premier semestre. Je viens d'apprendre que j'ai eu 16 à mon suivi de mémoire, ce qui est à la fois encourageant, et super angoissant vu la tonne de corrections que ma directrice me demande de faire. Je prépare aussi mon dossier de séminaire. Je voulais le faire sur L'Homme qui rit, mais le prof ne veut pas de dossier qui excède huit pages, donc j'ai changé (pour ça et un peu à cause de ma saturation progressive de l'oeuvre de Victor). Je repars sur Queneau pour mon séminaire sur eros et catharsis comique, du coup, et cette décision a considérablement allégé ma semaine.
J'en viens à un autre sujet qui me travaille : je n'ai pas vraiment d'idée de comment ça se passe après. Alors bien sûr, il y a après le master, et là ça va à peu près : agreg, capes, boulot, thèse, tout ce bordel là. Mais entre les deux, j'ai une deuxième année de master à valider, et plus important encore, un deuxième mémoire à rendre. Glups, un peu. Ce matin, je me suis donc réveillée avec l'idée de trouver au moins deux/trois pistes à soumettre à mes amis, voire à des profs, histoire d'avancer un peu. Ca peut paraître complètement abusé d'y penser déjà alors qu'on n'est qu'en mars, alors je vais revenir une seconde sur mon calendrier. En mars, je conçois/rédige mon dossier de séminaire. En avril et mai, je rédige mes deux parties de mémoire, et en juin je pars à Tours pour m'occuper des oraux du CAPES. Or, il faut qu'à mon retour, en juillet, j'ai trouvé mon nouveau directeur de mémoire, qu'il ait validé mon nouveau sujet, et que je parte direct sur ma biblio. Parce que ouais, la fac c'est tranquillou, mais bon, en M2 on doit rendre 40 pages écrites dès décembre, donc faudra se bouger. Après une bonne heure de recherches et de notes, j'ai fini par ressortir une liste, que je vais essayer d'expliciter ici.
- La piste "vas-y reste sur le XIXe, c'est cool quand même !" : en vrac : la prostitution, les fous voyageurs, la fuite.
- La piste "je ne veux pas être cantonnée à la littérature" : un sujet sur littérature et histoire, sans aucune autre idée. Voilà voilà. A la limite, combo des deux premières pistes sur une histoire culturelle du XIXe, mais sur quoi, auuuucune idée.
- La piste "hé ! Si je travaillais sur des auteurs rigolo ?" : Pratchett ou Gaiman, parce que c'est cool. La question serait alors : est-ce que je travaille avec une spécialiste d'auteurs jeunesse alors que ni l'un ni l'autre ne se restreignent à un public jeunesse, mais comme ce ne sont pas des auteurs canoniques, les ranger dans la case "jeunesse" permet de les étudier quand même, ou est-ce que je m'adresse au spécialiste du rire, qui travaille essentiellement sur Molière et Feydeau et qui va être un peu paumé si je lui propose un sujet pareil ?
- La piste : "La liste des bouquins géniaux que ma famille m'a mise entre les mains et qui mériteraient bien d'être analysés !" : L'Homme qui savait la langue des serpents, Une trop bruyante solitude. Sans aucune idée précise de sujet, mais ça déchirerait sa mère. Et ça me ferait bien plaisir.
Voilà, en vérité je ne sais pas à qui adresser cette liste. Si j'en parle à ma directrice elle m'orientera forcément vers le XIXe, et je ne sais pas vraiment à qui d'autre je peux en parler. Les universitaires me détourneront sans doute des idées plus fantaisistes sur la jeunesse, et je n'ai pas vraiment assez d'idées précises pour m'adresser à qui que ce soit concernant les auteurs familiaux ou littérature et histoire. Un coin de ma tête et paumé, quoi. Le reste pense "AAAAAAH. REDIGEEEEE !", ou se projette dans des vacances encore vraiment trop lointaines. Si jamais vous avez des avis, n'hésitez pas à m'en faire part, ça m'aiderait bien.
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| Pierre et Gilles. L'eros, c'est fun. |
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