vendredi 30 août 2013

Tourte au poulet



Cette recette, en impro totale qui s'est avérée être un réel succès, est née d'une envie de cinéma. Un de mes passe-temps favori est de manger, et de bien manger. Du coup, n'importe quoi peut devenir prétexte à me donner envie de manger ci ou ça, et de tester de nouvelles recettes. En l'occurrence, il s'agissait de Chicken Run, et j'ai eu envie de faire de la tourte au poulet. J'en profite pour renouer avec les recettes que je publiais sur mon ancien blog, et que j'avais un poil abandonnées depuis neuf mois.


Ci-contre une demie tourte.


Mais ça prend combien de temps ton truc ? Préparation : 15 min, Cuisson : environ 30 minutes.

C'est bon pour... Faire un repas complet d'un seul coup. Et utiliser son four (et ouais, désolée les gars).

Ca va très bien avec... Des gens pour la manger. Ca a tout du plat convivial à partager entre amis !

Ok, mais il faut quoi ?
- 2 pâtes brisées,
-  300 g de la préparation patates douces/carottes jaunes/panais de chez Picard,
- 9 aiguillettes de poulet au citron,
-  quelques pommes de terre,
- 1 petit bol de lait,
- 1 c. à soupe de maïzena,
- un peu de crème fraiche,
- du gruyère rapé.


Oui, mais on fait comment ?


On pique la première pâte brisée, et on la met au fond d'un moule (moi j'ai pris un moule à manqué tout bête) beurré. On coupe les pommes de terre en cubes, et on les fait précuire avec la préparation patates douces, carottes jaunes et panais, qui décongèle doucement du même coup. Au micro-onde, on fait aussi décongeler les aiguillettes de poulet, ou si on a choisi de la vraie viande même pas congelée et pré-cuite, on la fait pré-cuire. Juste un peu, pour ne pas que ce soit trop sec, quand même. Une fois fait, on coupe la viande en dés, et on met les légumes et la viande dans le plat, sur la première pâte brisée. 

Reste la sauce, qui est un genre de béchamel, finalement. On mélange tous les ingrédients dans une casserole qu'on met sur un feu moyen/doux. Et puis on attend que ça épaississe en battant au fouet. C'est le moment d'assaisonner selon son goût : sel, poivre, muscade (chez moi c'est les trois). 

De là : on ajoute la sauce, on met la deuxième pâte brisée (piquée) dessus, on colle bien, on badigeonne de jaune d'oeuf, et on enfourne pendant environ 30 min à 200°C. Et c'est bon !

Notez que l'éclairage dégueulasse n'est pas de mon fait, j'ai improvisé ces photos à 21h avant qu'elle ne soit engloutie... J'essayerai d'en refaire !
Variantes :

  • Il n'est pas obligé de prendre des produits Picard. Perso, c'est simplement ce que j'ai trouvé de plus économique et de plus pratique pour manger des légumes. Evidemment, ça implique d'avoir un congélateur, ce qui n'est pas donné à tout le monde... Faites votre farce, ça n'en sera que meilleur !
  • Evidemment, les variations sont infinies : des pommes au poulet, on met n'importe quoi dans une tourte ! Je vous laisse associer ce que vous aimez pour faire les meilleures. Et si vous n'avez pas d'idée, il y a toujours Marmiton !

dimanche 25 août 2013

Comment tu décrirais la fin de tes vacances ?

"Calme".

Depuis un mois que je suis rentrée de Guernesey, j'ai commencé la liste des choses à faire après la prépa. A savoir principalement lire tout ce dont j'ai envie au moment où j'en ai envie, et commencer à voir les gens que je n'ai que très peu vu en trois ans à cause de mes 60 heures de boulot hebdomadaire.

Je cuisine, aussi. Peu à cause de mes moyens réduits, évidemment, mais quand même ! Ca me fait à nouveau plaisir de prévoir ce que je vais manger à midi, et je fais plein d'efforts pour manger équilibré. Je teste des recettes, je regarde les différents produits que je pourrai utiliser prochainement, et j'imagine ce que seront mes produits quotidien quand il faudra que je me fasse à manger tous les jours.
Portrait de moi, réalisé par Claire.

D'ailleurs, cette période approche sérieusement : je déménage le week-end prochain à Paris. Une autre de mes activités prépondérante, c'est donc de faire le tri dans mes affaires. Bouquins, chaussures, fringues, babioles, et même nourriture, tout y passe... Enfin dans ma tête, pour l'instant, parce que j'ai rarement autant eu la flemme de me préparer... Je n'ai pas touché à mes cours que je devais trier, ma cuisine est en bordel depuis au moins trois semaines, etc etc. FLEMME. PROCRASTINATION. Et moi qui pensait que ça irait mieux après la prépa !

Un dernier aspect de ma fin de vie préparationnaire, c'est aussi le calme de la glande. Pendant trois ans j'ai habité dans ma famille, et j'en ai profité. Maintenant, je dois payer un loyer : je passe de bons bouts de journées à prospecter sur internet pour avoir des petits boulots bientôt. Je me prends à réactualiser ma boîte mail 12 fois par jour pour être sûre de ne pas avoir de réponse (oui, même un dimanche). 

Voilà voilà ! Et pour vous, comment se passent ces derniers jours pré-rentrée ? 

jeudi 8 août 2013

De la lecture (facile) et des Hunger Games.



J'avoue que ni le film, qui a déclenché mon envie de lecture, ni cette série n'étaient à mon programme. Je comptais gentiment m'enfiler  Les Annales du Disque-Monde, entrecoupé de Proust, de Hugo, et de tout ce qui me passerait par la tête. Et bien cette série m'est passée par la tête. J'ai hésité à en parler ici, parce que ça n'a pas été un coup de coeur absolu, comme a pu l'être L'Homme qui savait la langue des serpents, par exemple. Alors pourquoi j'en parle ?

D'abord, parce que j'ai lu l'intégralité des bouquins en trois jours. Or, ces derniers temps, notamment avec Proust, j'ai l'habitude de rester squotchée des semaines au même bouquin ; bref, j'ai aimé cette sensation de ne pas pouvoir lâcher le livre, et de ne plus me rendre compte que je commençais un nouveau chapitre alors que je venais de me promettre d'arrêter à la fin du précédent. Ca faisait vraiment longtemps que je n'avais plus eu cette envie dévorante de continuer ma lecture, ce plaisir ayant été repris depuis la prépa par les séries TV. Je ne suis pas en train de dire que ça fait trois ans que ça m'ennuie de lire, et que je dois batailler pour finir une page de Chateaubriand ; mais la lecture de Littérature (oui, avec une majuscule, c'est la vie les amis) apporte un autre plaisir, plus subtil, plus fin, et intellectuellement ravissant... Moins passionnel, néanmoins. S'il m'est arrivé, heureusement à plusieurs reprises, d'être réellement passionnée par de la littérature (notamment Les Misérables qui m'a aidé à supporter mes concours blancs de la 1e khâgne), je ne crois pas avoir eu le même envol qu'en me plongeant pendant une semaine dans Les Piliers de la Terre, ou dans Hunger Games (puisque c'est de ça dont je suis censée parler). Je crois que mon esprit à besoin de ce genre de plaisirs faciles, rapides, et passionnants. N'en déplaise à l'Accadémie.

Si j'ai décidé de faire une chronique entière sur cette série, c'est aussi parce que c'est une lecture bête intelligente. Oui, j'aime lire des livres qui ne sont pas considérés comme de la Grande Littérature, par moments, pour me détendre. Mais je ne lis pas n'importe quoi (je ne vais pas lire Twilight pour le "plaisir" de lire quelque chose de facile...) : je garde certaines exigences, surtout depuis ma prépa. Lorsque j'ai relu la série Eragon, je lui ai allègrement craché à la gueule pour son manque de style et de cohérence interne, par exemple. Ici, il s'agit d'une série intelligente, et plutôt bien écrite, malgré le style un peu saccadé qui manque parfois d'articulation. J'ai eu la chance que ma bibliothèque dispose des volumes en anglais et en français, ce qui m'a permis de les dévorer en français, tout en faisant un comparatif dès que possible quand la traduction m'intriguait. Bon, le style n'est pas extraordinaire, ça ne vaut pas un bon Balzac à ce point de vu, mais il existe, et pour cette catégorie de série à succès, c'est déjà quelque chose qui mérite de s'y attarder. 


Je ne ferai pas de résumé de la série, Wikipédia fait ça mieux que moi. En plus, je ne veux pas spoiler l'intrigue à ceux qui préfèreraient la découvrir à travers les films, qui, si on se réfère au premier opus, sont très respectueux des livres (c'est assez rare pour être souligné). Je vais simplement dire que l'action y est bien menée, sans incohérences majeures, le rythme est captivant, et laisse la place à un développement des personnages plutôt subtil. J'ai été très surprise de la narration à la première personne, parce que le film que j'ai vu en premier, nous faisait très peu ressentir les émotions de Katniss (l'héroïne, donc). Mais ça fonctionne bien. Le développement de l'univers est travaillé, et n'arrive jamais comme un cheveu sur la soupe, en mode "bon, maintenant petit lecteur, on va tout t'expliquer d'un coup comme ça tu seras bien préparé à un retournement qui arrive gros comme une maison vu qu'on met un demi-chapitre à t'exposer tout le fonctionnement du bousin".

 Je pense que le maître mot est la subtilité. Malgré le monde dystopique que Suzanne Collins met en place, on est jamais dans l'overdose de bons sentiments ou de pathos. Cet équilibre se fait grâce à la narration à la 1e personne, justement, car l'intériorité de Katniss, très dure, permet d'éviter l'écueil du surplus de sentiments. Il en va de même pour le risque d'excès de violence. Je ne pense pas spoiler qui que ce soit en disant que les Hunger Games sont des combats à mort, et qui pourraient donc justifier une débauche de trash, dont le public, notamment adolescent, est très demandeur. Suzanne Collins évite à la fois la pudibonderie qui ne scierait vraiment pas au sujet, en excluant par exemple toutes les scènes d'exécution, et le porn trash qui aurait pu avoir lieu. 

Enfin, comme dans toutes les dystopies (une majorité en tout cas), il y a un message politique. Même si celui-ci frôle le manichéisme, il reste intéressant, et porteur. On se retrouve dans les événements et les indices laissés par Suzanne Collins, et quelque part, c'est également une leçon d'histoire, et une chambre d'échos. Un de ceux qui, je pense, n'a pas été voulu, mais que j'ai pris en pleine face, est le fait que les Hunger Games sont filmés, et doivent être considérés comme un divertissement pour les populations (notamment de la capitale). Il y a eu un lien direct qui s'est tissé en moi, entre ces Hunger Games, et Acide Sulfurique d'Amélie Notomb, où les autorités créent une téléréalité à partir d'un camp de concentration réél. Il y a une vraie réflexion sur les médias, l'information et son détournement, qui est assez intéressante. 



Je vous laisse donc découvrir cette série, si, comme moi, vous avez envie d'une lecture bête-intelligente. 

vendredi 2 août 2013

Il faut une première fois à tout.


Je crois bien que je n'ai jamais fait de tag, mais celui-ci me plaisait bien, alors j'ai décidé d'y répondre, pour voir :

1. À quel moment de la journée es-tu le plus heureuse? Pourquoi?
Le matin, quand j'ai le temps. Mon plaisir, c'est de rester en pyjama, les cheveux en bataille, enroulée dans mon plaid Tardis (si c'est l'hiver), et de boire un bon thé, en bouquinant ou en glandant sur internet C'est le moment où je me sens vraiment bien, et vraiment moi.

2. Un commentaire négatif que l'on t'a fait, mais qui t'a aidé à avancer? 
Je devais avoir 13-14 ans, je revoyais un ami de l'époque qui habitait loin. Je lui racontais mes soucis du moment. Il m'a bien secouée, en me disant d'arrêter de me morfondre, ce qui était, c'est vrai, ma tendance de l'époque. Je me suis ressaisie et c'est allé vraiment mieux par la suite. Depuis, j'essaye d'être plus efficace et combative face à un problème : je suis plus pragmatique et je cherche directement les solutions.

3. Quelle est ta passion?
C'est dur d'en choisir une : étant curieuse par nature, je vis de passions. Pour simplifier, je dirai que ma passion, c'est la culture. Musicale, culinaire, académique, littéraire... J'aime être passionnée.

4. Qu'est-ce qui te maintient en vie (à interpréter personnellement)?
La curiosité. Je suis vraiment intéressée par ce qui peut m'arriver, ce que je peux devenir, et devant les multiples possibilités qu'offre le futur.

5. Quelle est la chanson qui représente beaucoup pour toi? 
Régulièrement, je pense à J'ai déjà donné, de Debout sur le Zinc.


Sinon, certains morceaux de classique me touchent pas mal, mais sinon c'est vraiment par phases et par humeurs.

6. Un truc fou, que tu as fait mais que tu ne regrettes absolument pas? 
J'aime me surprendre moi-même et dépasser mes limites, et notamment ma timidité. En décembre, il y a deux ans, je suis allée au cinéma avec une copine, et on y a trouvé un ouvreur qui m'a beaucoup plu. Sur le coup, je n'ai rien osé faire, et je m'en suis voulue de ne pas avoir tenté quoi que ce soit. Je suis retournée au cinéma, pour donner mon numéro au garçon. Il m'a appelée, on s'est revus, et même si ça n'a pas débouché sur quelque chose de sérieux, je ne regrette pas du tout ce geste romanesque un peu fou.

 7. Crois-tu au destin?
Non. Je pense que tout est une surprise, dans la vie. Je ne crois pas, s'il y a quelque chose au dessus de nos têtes, qu'elle prenne le temps de s'occuper de chacune de nos petites vies. Certainement pas au point d'en fixer le cours.

 8. Si tu étais un super-héros, quel serait ton super-pouvoir?
Contrôler le temps, je crois que j'en ai toujours rêvé. Et devenir accro à Doctor Who ne m'a pas aidée !

 9. À quoi penses-tu en ce moment? 
Il faut que je me dépêche de terminer cet article pour aller prendre une douche avant le Grand Départ à Nantes.

10. Ta plus grande peur?
Manquer d'air. J'ai peur de mourir étouffée (dans dans un feu, noyée, gazée, enterrée vivante, etc). C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime pas la chaleur : elle me fait suffoquer et j'ai l'impression de mourir. C'est une véritable angoisse, qui peut déboucher sur de l'agoraphobie et de la claustrophobie à l'occasion.



Je crois que la tradition est de taguer d'autres personnes, donc c'est parti : Claire, Nicolas, Lyv', et Esméralda. Et les autres n'ont pas besoin de ma permission pour le faire ^^.

jeudi 1 août 2013

Un p'tit tour et puis s'en vont.



Je suis partie un dimanche midi où il faisait beaucoup trop chaud. Je ne suis pas partie seule, heureusement ! Mon copain était avec moi et m'a beaucoup beaucoup aidée : d'abord à supporter mon invasion de puces, et puis à porter ma valise toute pourrie qui a décidé d'un coup de ne plus bien marcher, et de peser deux tonnes et demies. On a fini par atterrir dans un train, puis une gare surchauffés. Le premier bonheur de ces vacances prometteuse a été la pluie, en arrivant en Bretagne. J'étais presque euphorique de voir des nuages, après les quelques jours à suer sous les 36°C parisiens. Après une nuit en Bretagne, nous avons pris le ferry à Saint-Malo : le bateau pour Guernesey.



La traversée et l'arrivée ont été magiques : le vent sur le ferry, la découverte de Saint Peter Port, le passage (épuisé) devant la maison de Victor Hugo... Et la chambre, enfin. Un joli B&B en haut d'une grande colline, où nous étions en demie pension. Ca a d'ailleurs été la deuxième (et certainement pas seconde) bonne surprise du séjour, juste après la découverte de la ville : la qualité de cuisine du B&B. Chaque soir, je me faisais une joie de me mettre à table. En fait, j'étais tout le temps heureuse de me mettre à table, tellement la nourriture a été un plaisir constant. Et puis le thé... Je crois que je mourrais si le thé n'existait pas. En l'occurrence, ce thé au lait typiquement anglais a eu sur moi un effet très madeleine-proustien, puisque c'est la boisson que ma mère buvait tout le temps, et que je n'avais pas touchée depuis 9 ans. Un plaisir délicieux et renouvelé à chaque occasion. Ce qui était facile d'ailleurs, puisqu'on avait même une bouilloire dans la chambre :

Tu sais que tu es dans un pays anglais quand ton panier de bienvenue est un kit pour faire du thé.
Outre la nourriture (soyons sérieux, nous n'avons pas fait QUE bouffer pendant une semaine), on a aussi fait quelques tours sur l'île. On s'est d'ailleurs bien paumés sur les lignes de bus : toutes les lignes ont été revues il y a un mois, donc ne sont pas indiquées sur les cartes. Et pour rigoler un peu, histoire que ce ne soit pas trop facile, il y a, entre les arrêts "officiels", des petits arrêts, sans panneau pour indiquer l'endroit, ni l'heure où le bus passe. Pour résumer, un bus s'arrête environ 4 fois entre chaque arrêt noté sur la carte (qui n'est pas à jour) ; pour trouver l'endroit où s'arrêter, c'est un vrai bordel. Dès le 2e jour, nous avons donc décidé de profiter de la gentillesse des Anglais : on montait dans le bus, expliquait au chauffeur où on voulait aller, et on lui demandait de nous faire signe quand on devait descendre. J'en profite pour souligner combien ces gens sont adorables, serviables et aimables : c'est un plaisir constant de discuter avec eux, et aucun n'a été désagréable quand j'ai demandé mon chemin (cas qui s'est présenté au moins mille fois pendant le séjour).

Saint Peter Port


En bonne citadine, j'ai adoré déambuler sur Saint Peter Port, même si certaines parties de l'île se sont révélées être très jolies. Je reste fan de ces rues qui montent, de ces magasins qui proposent partout des cream teas, de ces effluves iodées si près des musées.





Quelques clichés des escapades loin de la capitale, quand même : la mer (qu'on voit danser) prise d'un fort sur la côte sud-ouest.







De ce côté-ci, c'est la fameuse "table des pions" (ou fairy ring) où les écuyers avaient le droit de galocher toutes les paysannes qu'ils croisaient (un genre de droit de cuissage soft, et pour les pauvres).











Et puis, le dernier jour, on est allés visiter la maison de Victor Hugo, qui a été un véritable plaisir pour nous. Dans sa maison d'exil, Victor se la joue décorateur d'intérieur, et franchement ça claque : des tapisseries au plafond, des portes faites avec des bouts de coffres ; du recyclage partout, et surtout un cabinet de travail qui me fait baver.


Bonjour ! Je suis un auteur stylé, et j'écris face à la France !


En résumé : si jamais vous passez à Guernsey, visitez la maison de Victor Hugo, prenez la ligne de bus, n'ayez pas peur de vous adressez aux gens, pillez, comme moi, les librairies, et s'il y a une adresse à retenir pour bien manger, c'est celle du Mora Restaurant.

Je reviens avec un milliard de bouquins et surtout l'envie de repartir. J'adorerais retourner à Guernsey cet hiver, en mode cocooning, même si ça restera sans doute à l'état de rêve. Parler anglais m'a aussi redonné envie de partir à Londres et en Irlande, histoire de continuer un peu. Le départ de l'île a été très triste, et je souffre encore un peu du contre-coup. Malgré tout, je vous souhaite d'avoir eu des vacances (ou d'en préparer) aussi chouettes que les miennes !

dimanche 28 juillet 2013


Je pensais vraiment faire mes prochains articles sur mon (super) voyage à Guernsey, et un article récapitulatif sur H2G2. Il se trouve qu'en cette fin de troisième tome, je m'essouffle un peu, mais j'y reviendrai dans mon prochain article. Bref, j'ai décidé de vous parler d'un déclic qui a surgit pendant cette semaine de vacances anglaise : je me suis remise à lire en anglais.

En prépa, je n'ai jamais réellement eu le temps de me replonger dans un bouquin en anglais, comme je pouvais le faire pendant mon lycée (où est né mon amour pour les pièces d'Oscar Wilde). Finalement, pendant mes deux khagnes, j'ai surtout lu des extraits, étudiés dans le cadre du concours, et ces derniers mois, dans un espoir un peu vain des oraux, beaucoup d'articles de presse. Mon approche de l'anglais se résume donc, depuis quelque temps, à des séries, à la BBC et à quelques journaux anglais et américains. Bon, c'est déjà pas mal, me direz-vous. Et je vous répondrai "oui", sans hésiter. Mais la joie de mordre dans de l'humour anglais et de dévorer des classiques dans la langue (ce que je ne suis pas prete de faire pour Dostoievski, malheureusement) me manquait vraiment. J'avoue qu'après tout ce temps sans m'y plonger, j'avais peur de ne pas tenir ; de ne pas réussir à lire des livres de plus de 100 pages en anglais. J'ai appris à faire de la micro-analyse sur un texte court, mais garder l'attention éveillée sur des dizaines et des dizaines de pages, c'est autre choses...

Finalement, lorsque nous sommes arrivés à Guernsey, nous avons très vite fini dans une librairie. Résultat, je suis resortie avec une demie-valise de livre (j'exagère à peine), et la réelle envie d'en avaler le plus possible. En voici la liste, qui sera bientot ajoutée aux "liste de livres à lire" et "liste de livres lus" :


  • A little Princess, Frances Hodgson Burnett (un livre que j'avais beaucoup aimé étant plus jeune)
  • Mrs Dalloway, Virgina Woolf (qu'il me tarde de commencer)
  • Hamlet, As you like it et The Merchant of Venice, de Shakespeare
  • Dubliners, James Joyce
  • The Silent stars go by, Dan Abnett
  • Un GF corpus sur Victor Hugo.



Si jamais un de ces livres vous intéresse, n'hésitez pas à m'en faire part : j'en ferai une chronique avec plaisir pour vous donner mes impressions à son sujet !

samedi 20 juillet 2013

Un p'tit air de vacances.



Mes inscriptions étant bouclées ; je passe à la préparation de ma valise. Car oui, je fuis ce temps trop lourd, mon invasion de puces et ma wifi pour aller me balader sur les rives venteuses d'un p'tit bout d'Angleterre. 

Et s'il n'en reste qu'un je serai celui-là. 
Je vais voir la terre d'exil de Victor Hugo, ses mégalithes et ses restaurants. Ses circuits de balade, ses criques, son absence de taxes. Son vent, ses fruits de mer, et ses p'tits dej' à l'anglaise.
Bref, je vais bien m'amuser.



jeudi 18 juillet 2013

Je m'baladais sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui !

Lundi matin, je me suis levée (tôt), parce que j'avais un rendez-vous. Quelque chose d'assez important, que j'attendais depuis longtemps. Malgré la chaleur, je me suis bien pomponnée : cheveux relevés, maquillage simple mais classe... Bref. Ce matin, j'avais rendez-vous avec ma fac.

Après une nuit vraiment courte, je me suis donc lancée, bien accompagnée, à la poursuite d'un RER A, de la ligne 14, et enfin d'un des nombreux bâtiments de la fac, histoire de trouver celui où mon destin allait être scellé. Après dix bonnes minutes de recherches assidues, on a fini par tomber dessus (PAF). A côté du bâtiment spécial LMDE/SMEREP (choisis ton camp), il y avait donc le hall des inscriptions. Je me suis retrouvée à faire la queue avec mon dossier, coincée entre une future L1-sciences-de-l'ingénieur et une maman qui venait faire valider le dossier pour son fils (L3-socio-politique-option-j'ai-la-flemme-de-me-lever-un-lundi-matin-de-vacances). Une dame m'a donné un sac "Paris-Diderot". Elle devait avoir peur que j'oublie que j'avais fait une heure de trajet pour y venir, et que je n'allais donc pas oublier tout de suite que j'y étais.

Le sac étant donné, j'ai pu passer à l'étape suivante : l'examen du dossier. Franchement, je redoutais beaucoup cette étape. Ceux qui ont un peu suivi mes périgrinations savent que j'ai galéré, mais eu mes équivalences à Paris-Sorbonne. Il se trouve que je devais fournir l'attestation de réussite de mon année pour pouvoir passer en master à Paris-Diderot, et que cette attestation était signée par Paris IV. Long story short, on pouvait me demander de faire un dossier de transfert, ce qui aurait vraiment compliqué mes histoires. Et comme vous êtes des pros de la conjugaison, vous avez vu que j'utilise le conditionnel (je dirais même "conditionnel passé", même si je suis moyennement sûre de moi) : ils n'en avaient heureusement rien à carrer, et j'ai pu passer par la case "inscriptions administratives" après un bout raisonnable de queue. Je suis donc ressortie avec 12 brochures et 18 papiers différents, attestants que j'étais bien à la fac, désormais. Enfin.

Mais il restait la phase "soins", bref, la bataille idéologique du bâtiment d'à côté : la validation de la mutuelle et de la sécu. On a commencé par se faire aborder par une blonde qui nous indiquait le stand, en disant "Vous n'êtes PAS obligés de prendre une mutuelle ! Ils essayent d'embrigader n'importe qui !". J'avais l'impression qu'elle nous mettait dans la confidence d'un complot franc-maçon... Je suis finalement sortie avec une bonne mutuelle, et surtout mon inscription bouclée pour l'année !

J'ai passé une bonne partie de la journée à rêver des cours et de l'année prochaine en général : les activités, Paris, le mémoire, la recherche, ... J'avoue, j'ai hâte ! =)

jeudi 11 juillet 2013

Neil Gaiman.

Il faut avouer que niveau découvertes de lectures, cette année, j'ai pas mal fait dans la fantasy. J'entame donc une série de chroniques sur les auteurs qui m'ont particulièrement marquée cette année. Et tout d'abord, il y a ...



  1. Neil Gaiman

 Un jour, comme ça, j'étais dans un café, et j'ai croisé quelqu'un avec un livre à la main (oui, parfaitement, cet article commence par une anecdote personnelle). Quand quelqu'un lit un truc, c'est un réflexe maladif chez moi de chercher à savoir ce qu'il lit. En l'occurrence c'était Neverwhere de Neil Gaiman. J'ai donc abordé cette personne, et on a parlé Gaiman pendant une bonne heure. 
Le livre qui m'a fait basculer
J'étais plutôt hésitante face à l'idée de lire de la fantasy, à vrai dire. Je n'avais pas envie de dragons, d'elfes, et autres créatures déjà bien trop exploitées, et qui donne un pretexte aux écrivains contemporains pour se concentrer sur l'histoire sans développer leur style, alors même que l'histoire en soit est déjà bancale (Christopher Paolini, si jamais un jour tu passes par ici...) Quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis retrouvée à dévorer Neverwhere, à me jeter sur la série télé dont avait été tiré le livre, puis sur l'adaptation radio de la BBC (avec Cumberbatch et Nathalie Dormer, c'était proche de l'orgasme auditif). Pas de nains, pas monde médievalico-chevaleresque, pas de héros, mais un voyage cruel dans le Londres d'en bas, et un surnaturel qui apparaît même logique. Un dépaysement agréable, drôle, mais aussi triste voire terrifiant. Pour faire court, un livre passionnant et fascinant, qui m'a rapidement donné envie d'en dévorer d'autres.


Je me suis jetée sur American Gods, considéré comme LE chef-d'oeuvre de Gaiman et qui sera bientôt adapté par HBO. L'idée est simple : et si tous les dieux monthéistes existaient ? Et s'ils étaient de vraies personnes, plutôt que des images mythiques inaccessibles ? Gaiman part de la définition des Etats-Unis comme terre d'accueil, une terre où les immigrants ont apporté leur culture, bien sûr, mais aussi leurs dieux. Il choisit de compléter l'intrigue principale (un anti-héros embrigadé malgré-lui dans une guerre des anciens dieux contre les nouveaux) par une multitude de récits imbriqués qui racontent comment les dieux, oubliés par les hommes, survivent en se fondant dans la société. Ca donne au roman un aspect presque sociologique que j'ai vraiment apprécié ; c'est par ce genre de procédés qu'on ressent le plaisir de raconter, et le livre renoue ainsi avec l'idée d'oralité liée aux mythes des dieux. 
Ce que qui m'a touchée, c'est aussi l'aspect particulièrement humain de ces dieux, qui rejoint quelque part la définition des dieux chez les Anciens : un dieu n'est pas un être idéal, parfait et sans péché, comme dans les religions monothéistes. Ici, comme pour les Grecs et les Romains, le dieu est un enfoiré. Il ne pense qu'à son plaisir, et agit globalement comme un ado. Enfin, un ado calculateur et rusé, pour être juste ; et je pense que c'est aussi cet aspect de non-idéalisation qui a plu à HBO. 


Le livre qui vous fera presque aimer les araignées.

 Après American Gods, Anansi Boys semble logique. On y retrouve des éléments qu'on a croisé auparavant, puisqu'Anansi est le dieu-araignée, ce que découvrent ses deux fils après sa mort. Ce roman est moins connu, et à mon sens moins juste émotionnellement et psychologiquement, par rapport au(x) choc(s) qu'avaient produit sur moi les deux romans précédents. Ca reste une belle découverte, à cause du style (étonnamment bien traduit d'ailleurs) de Gaiman qui rend le récit très vivant, et toujours drôle. 

Exemple :


The bird turned, head tipped, suspiciously, on one side, and it stared at him with bright eyes.

"Say 'Nevermore,'" said Shadow.
"Fuck you," said the raven.” 


 (Traduction à l'arrache : "L'oiseau se tourna, la tête renversée d'un air suspicieux, sur un côté, et il le fixa de ses yeux brillants. 
"Dit 'Jamais plus', dit Ombre. 
- Va te faire foutre", répondit le corbeau.")




A un moment, wikipédia m'a informée que Gaiman écrivait aussi des livres pour enfants, et que c'était lui, l'auteur de Coraline, que j'avais découvert au cinéma, juste après mon oral de français de première. J'avais adoré, et ça reste un des films que je revois le plus souvent. C'est un livre pour enfant qui ne prend pas les enfants pour des cons, et je pense que tout l'intérêt (en plus du style extrêmement drôle et de l'histoire passionnante) est là. Preuve s'il en faut, le livre s'ouvre sur une citation de Chesterton : "Fairy tales are more than true : not because they tell us that dragons exist, but because they tell us that dragons can be beaten". (Trad : "Les contes de fées sont plus que vrais : pas parce qu'ils nous apprennent que les dragons existent, mais parce qu'ils nous enseignent que les dragons peuvent être battus").


Bien sûr, je ne parle pas de tout. Il y en a un certain nombre que je n'ai pas encore lus (notamment Fragile Things, un joli cadeau de Théo), et d'autres qui reprennent les caractéristiques principales que je viens de soulever (Stardust, par exemple, qui a été adapté en film il y a quelques années). 

A suivre, Terry Pratchett et Douglas Adams, dès que j'aurai approfondi un peu plus le sujet. 

dimanche 7 juillet 2013

Point.


Je m'appelle donc Sarah, j'ai 21 ans depuis une semaine, et je sors d'une prépa littéraire de la région parisienne, où j'ai été étudiante pendant trois ans. La région parisienne, c'est cool, parce que j'ai pu aller dans une prépa avec un bon niveau (on a toujours des admissibles), mais pas une ouf non plus (je n'ai pas voulu mourir à Henri IV). Tout ça pour en revenir à la fin : ayant cubé, je n'avais d'autres choix que de me construire un avenir à la fac. La prépa a été difficile, longue, et évidemment très enrichissante (je vous renvoie à mon blog précédent pour le constater) ; j'attends donc beaucoup de la fac, à partir de cette année.

 J'ai construit un projet autour de la folie, son développement et son histoire, parce que mon programme d'histoire de khâgne (1e année), "hygiène et santé", m'avait passionnée, et poussée à lire des livres d'aliénistes et des thèses traitant de la médicalisation de la folie. Il s'est avéré que, sans trop de surprise, mon sujet était trop large pour en faire un sujet de mémoire. J'ai donc cherché à restreindre à un genre, et puis finalement, à un auteur. J'ai donc été acceptée (sur principe jusqu'à mon inscription administrative) en master 1 LAPC à l'université Paris-Diderot pour l'année scolaire 2013-2014.

Concrètement, maintenant, je n'attends plus que le feu vert de Paris IV, avec qui j'étais inscrite en cumulatif, pour pouvoir être inscrite à Diderot de façon effective. J'avoue que toutes ces démarches me tapent un peu sur les nerfs, et que ça commence à faire un mois que je suis dedans. Grmblbl. J'ai hâte d'avoir ma carte étudiante, et n'avoir plus que mon pass Imagin'R à payer à la rentrée. Doux rêve !

La fac ne sera pas mon seul changement à la rentrée, puisque je m'installe seule à Paris, après avoir vécu pendant trois ans chez mes grands-parents, près de ma prépa. Début septembre, je déménage donc près du lycée où je vais donner des cours de soutien.

Je compte aussi profiter de mon temps libre pour reprendre une partie de ce que j'ai mis de côté pendant la prépa, donc en priorité le théâtre, le chant et le sport. Je suis encore en train de bosser là-dessus, à vrai dire, je ne sais pas vraiment comment m'y prendre, notamment pour le théâtre (si vous avez des idées, partagez-les, je vous en prie !).

Ce point sur mes activités s'achevant, je m'en vais dévorer la saison 6 de Mad Men !